3 606 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 606
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 917
Avec résumé IA
Avocat : ISAIA
Avocat : AARPI CAZALS MANZO PICHOT SAINT QUENTIN
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Bougue de dresser procès-verbal pour des infractions au code de l'urbanisme sur des parcelles voisines. La requérante invoquait la violation des articles L. 480-1 et L. 610-1 du code de l'urbanisme en raison de travaux et d'une activité de transport en zone naturelle. Le tribunal a considéré que l'infraction, liée à une activité exercée depuis 1990, était prescrite en application de l'article 8 du code de procédure pénale, et que le plan local d'urbanisme intercommunal, approuvé en 2019, ne pouvait s'appliquer rétroactivement. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : SAINT-LAURENT
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête d'un ressortissant étranger contestant un arrêté préfectoral l'assignent à résidence, assorti d'obligations de pointage, d'interdiction de sortie du département et de remise de passeport. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé la décision suffisamment motivée au regard des textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant écarté les autres moyens comme non fondés.
Avocat : SAIHI
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision implicite par laquelle le préfet de l’Essonne a rejeté la demande de passeport de Mme B... pour sa fille. Le tribunal retient que l’administration n’a pas répondu à la demande de communication des motifs de cette décision implicite, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Cette absence de motivation entraîne l’annulation de la décision, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : SAIDI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l’Essonne de convoquer M. B..., ressortissant tunisien, à un rendez-vous pour déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, dans un délai d’un mois. Le juge a retenu que l’urgence était caractérisée par l’expiration imminente du dossier dématérialisé déposé depuis août 2022, après plus de trois ans d’attente, exposant le requérant à devoir reformuler une nouvelle demande. La mesure a été jugée utile et ne faisant pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative, sans qu’il soit nécessaire d’assortir l’injonction d’une astreinte. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer M. A..., ressortissant tunisien, à un rendez-vous dans un délai d'un mois pour déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du délai anormalement long de plus de trois ans depuis le dépôt du dossier dématérialisé et de l'expiration imminente de ce dossier sur la plateforme « démarches simplifiées ». La solution retenue s'appuie sur l'obligation pour l'administration de traiter les demandes de séjour dans un délai raisonnable, sans que la mesure sollicitée ne fasse obstacle à l'exécution d'une décision administrative. Aucune astreinte n'a été prononcée à ce stade.
**Référé mesures utiles (article L. 521-3 CJA) – Absence de rendez-vous en préfecture – Demande de titre de séjour – Tribunal administratif de Versailles** Le tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la situation de précarité administrative invoquée par la requérante résultait avant tout de son maintien en situation irrégulière depuis l'obligation de quitter le territoire français dont elle avait fait l'objet en 2018, et non de l'absence de rendez-vous. La demande a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... épouse C... tendant à la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La juge a constaté que la requérante n'établissait pas avoir déposé une demande de renouvellement en qualité de conjointe de Français, et que le récépissé délivré par le préfet mentionnait une demande de titre "étudiant". En conséquence, les conclusions dirigées contre une décision de refus inexistante ont été déclarées irrecevables.
Avocat : SAID SOILIHI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait d’enjoindre à la préfète de l’Essonne de le convoquer pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, le requérant n’établissant pas de circonstances particulières justifiant une nécessité immédiate d’obtenir un rendez-vous, alors qu’il s’agit d’une première demande de titre de séjour et non d’un renouvellement. La simple expiration du dossier dématérialisé et la situation médicale de son enfant, invoquées par M. A..., n’ont pas été jugées suffisantes pour démontrer une urgence au sens de la procédure de référé. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.