45 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
45
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 272
Avec résumé IA
Avocat : SCHAEFFER
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., qui contestait le refus implicite du garde des sceaux de reprendre son expérience dans le secteur privé pour le calcul de son ancienneté, sur le fondement de l'article 10 du décret du 14 avril 2006 modifié. La requête a été jugée irrecevable car tardive : la décision implicite de rejet est née deux mois après la demande, et le requérant a introduit son recours plus de deux mois après cette naissance, sans qu'une décision explicite ultérieure n'ait rouvert le délai. Le tribunal a appliqué les articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. C... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros pour absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation. Le juge constate que le requérant, de nationalité marocaine, n'a pas produit de titre de séjour en cours de validité, ne justifiant ainsi pas de sa résidence régulière sur le territoire français. En application de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, cette condition est nécessaire pour bénéficier du droit au logement opposable. Par conséquent, la carence de l'État n'ouvre pas droit à réparation et toutes les conclusions de M. C... sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C... épouse A... B.... Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de vérifier ses empreintes et de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge retient qu'une décision implicite de rejet est née du silence gardé pendant quatre mois sur sa demande, en application des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime que la requérante ne justifie pas d'une urgence à obtenir un rejet explicite et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 7 avril 2021. La carence fautive de l'État a été constatée à compter du 7 octobre 2021. Cependant, le tribunal a estimé que Mme C. n'établissait pas que son logement de 43,75 m², supérieur au seuil réglementaire, était inadapté et lui causait des troubles dans ses conditions d'existence. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 4 500 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation le 12 février 2020, en raison de la carence fautive du préfet à exécuter cette décision dans le délai imparti. La responsabilité de l’État est engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, la période de responsabilité courant à l’expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission, suspendu entre le 12 mars et le 23 juin 2020 en application de l’ordonnance du 25 mars 2020. Le tribunal a évalué les troubles dans les conditions d’existence subis par le foyer de quatre personnes, en tenant compte de la durée de la carence et des conditions de logement précaires.
Avocat : CABINET SCHAEFFER AVOCATS