28 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
28
Décisions totales
383 581
Ordonnances
314 470
Avec résumé IA
Avocat : SCHWARZ
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante gabonaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait une difficulté technique sur le portail ANEF l'empêchant d'effectuer sa demande, ce qui constituerait selon elle une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment car l'administration avait proposé des solutions de substitution que l'intéressée n'avait pas utilisées, et que la situation ne nécessitait pas une mesure dans le délai de 48 heures prévu par cette procédure d'urgence. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête en référé liberté de Mme B..., ressortissante gabonaise, qui demandait d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, en l'absence de décision de rejet et malgré les difficultés techniques rencontrées sur la plateforme ANEF. La requérante a été invitée à saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code si elle s'y estimait fondée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. A... concernant sa requête en annulation d’un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension en référé, faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du même code, donne acte de ce désistement sans examiner le bien-fondé de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un mineur ivoirien se disant âgé de 17 ans, afin d’enjoindre à la ville de Paris de l’héberger et de le prendre en charge. Le juge a constaté que le requérant justifiait de sa minorité par des documents d’état civil et que la décision de la ville de refuser son évaluation, en se fondant sur un précédent refus du département du Morbihan, portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la protection de l’enfance. La condition d’urgence a été reconnue, le mineur étant sans hébergement stable et en situation de vulnérabilité. En conséquence, le tribunal a enjoint à la ville de Paris de procéder à l’hébergement et à la prise en charge du requérant dans un délai de 48 heures, sous astreinte, en application des articles L. 521-2 du code de justice administrative et des dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives aux mineurs non accompagnés.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de police à l'encontre de M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du placement en rétention, mais a considéré que l'arrêté ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il a relevé que M. B..., bien que père d'un enfant français, ne justifiait pas d'une résidence régulière de plus de vingt ans et avait été condamné pour des délits punis de trois ans ou plus d'emprisonnement, ce qui le rendait expulsable en application des articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. A..., un ressortissant étranger entré mineur en France et pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A., majeur et en situation irrégulière depuis son entrée en France, ne pouvait ignorer l'absence de droit à un titre de séjour, et que les conséquences invoquées (perte de la prise en charge ASE et du contrat d'apprentissage) ne constituaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate justifiant une suspension. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit dans l'application de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci demandait le maintien de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance (ASE) après que la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise y a mis fin. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, M. A ne démontrant pas que la perte de son hébergement ou de son emploi était imminente et certaine. Par ailleurs, il a considéré que la seule contestation de l'obligation de quitter le territoire français ne suspendait pas de plein droit la décision de l'ASE, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée. La requête a donc été rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, ressortissant sénégalais, qui sollicitait le maintien de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance (ASE) après la fin de son contrat jeune majeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision de la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise de mettre fin à cette prise en charge était fondée sur l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, qui exclut du dispositif les majeurs faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquée.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A.... Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de l’incompétence, du défaut de motivation et de l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a été saisi par M. B pour contester un arrêté du préfet de la Manche du 27 juin 2025 l'assignait à résidence pour 45 jours. Postérieurement à l'introduction du recours, le préfet a retiré l'arrêté litigieux le 11 juillet 2025. Le tribunal a donc constaté que les conclusions aux fins d'annulation étaient devenues sans objet et qu'il n'y avait plus lieu d'y statuer. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. B.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B D, M. A E et leur fille mineure pour contester le refus de délivrance de visas de long séjour « passeport talent » et « famille accompagnante » par l’autorité consulaire française à Tunis. En cours d’instance, les visas sollicités ont été délivrés le 30 janvier 2024, entraînant le retrait implicite des décisions attaquées. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser une somme globale de 500 euros aux requérants au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.