385 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
385
Décisions totales
383 581
Ordonnances
272 566
Avec résumé IA
Avocat : SMATI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... épouse C... contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 26 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. La décision a été rendue en formation de 1ère Chambre dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent la Convention européenne des droits de l'homme, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant bangladais, d'une demande de suspension de la décision du préfet de Maine-et-Loire du 28 octobre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins. Le juge des référés a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, mais a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure de consultation du collège de médecins de l'OFII et de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête aux fins de suspension a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 23 août 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A..., demandeuse d'asile guinéenne. La requérante soutenait que cette décision était intervenue avant l'expiration du délai de quinze jours qui lui était accordé pour présenter ses observations, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal constate que la lettre d'information a été notifiée le 19 août 2022, mais que la décision attaquée a été signée le 23 août 2022, soit avant l'expiration de ce délai, privant ainsi l'intéressée d'une garantie. En conséquence, le tribunal fait droit à la demande d'annulation et enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive dans un délai de sept jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi de deux recours en excès de pouvoir par M. B... et Mme D..., ressortissants géorgiens, contre des arrêtés du préfet de Maine-et-Loire du 4 novembre 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de douze mois. Les requérants contestaient la motivation des arrêtés et leur légalité au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), invoquant notamment des circonstances humanitaires. Le tribunal a rejeté leurs demandes, jugeant que les arrêtés étaient suffisamment motivés et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA relatives aux mesures d'éloignement et aux interdictions de retour.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante érythréenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens tirés de la méconnaissance des droits à l'information et à un entretien individuel, garantis par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, n'étaient pas fondés. Le tribunal a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... épouse A... contre l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 22 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La décision de refus de titre de séjour a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'illégalité des décisions subséquentes. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière et de l'absence de titre de séjour de l'intéressé. Il a également écarté les moyens tirés de l'illégalité des décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination, faute d'annulation de la mesure d'éloignement. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... A..., ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 22 août 2024 refusant de lui délivrer une attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus d'attestation était suffisamment motivée et que le requérant, ayant présenté une seconde demande de réexamen après le rejet définitif de sa première demande, ne pouvait se maintenir sur le territoire français en application de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Refus d'inscription sur la liste des demandeurs d'emploi – Tribunal Administratif de Nantes – Rejet de la requête – Code du travail (articles L. 5411-4, R. 5411-3, R. 5221-47). Le tribunal a rejeté la demande de M. A... tendant à l'annulation de la décision de Pôle emploi du 9 septembre 2022 confirmant le refus d'inscription, au motif qu'à la date de la demande, l'intéressé ne justifiait pas d'un titre de séjour l'autorisant à travailler, condition requise par les textes applicables. Le moyen tiré du défaut de motivation a été écarté comme inopérant, le juge exerçant un plein contentieux sur les droits.
Le Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) a examiné les recours de M. A..., ressortissant camerounais, contre le refus implicite puis exprès du préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était légale, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction. En conséquence, les conclusions relatives à l'obligation de quitter le territoire français et aux décisions subséquentes ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule l'arrêté du 24 juillet 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire avait retiré l'attestation de demande d'asile de M. A..., ressortissant somalien, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal estime que cette obligation méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour en France (neuf ans, dont huit en situation régulière) et de l'intégration professionnelle et privée du requérant. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation des stipulations conventionnelles.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 26 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante gabonaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens soulevés contre les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et du délai de départ volontaire, fondés sur l'illégalité du refus de séjour, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C..., ressortissant camerounais, contestant l'arrêté préfectoral du 25 septembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la décision finale annule ou rejette les conclusions de M. C... en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.