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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

175 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

175

Décisions totales

383 581

Ordonnances

265 507

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : TANGEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406558

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de rejet par laquelle le préfet du Nord avait refusé la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" à une ressortissante congolaise au titre d'étranger malade. Le tribunal a constaté que l'administration, en ne produisant pas de mémoire en défense malgré une mise en demeure, était réputée avoir acquiescé aux faits allégués par la requérante. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, en appliquant notamment les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : METANGMO

31 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300808

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes d'une agente territoriale visant à annuler des arrêtés la plaçant en congé maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, et à obtenir la reconnaissance de l'imputabilité au service de ses arrêts de travail. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'état de santé de la requérante, consolidé en novembre 2017, ne justifiait plus un congé pour maladie imputable au service au-delà de cette date. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MAIRE TANGUY SVITOUXHKOFF HUVELIN GOURDIN NIVAULT

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405587

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Hôtel du Relais visant à annuler un permis de construire délivré à la SCI Shatzy. La juridiction a jugé que la requérante avait bien intérêt et qualité à agir, mais a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la méconnaissance du règlement du PLU (articles UT6, UT7, UT10, UT11) et les défauts du dossier, n'étaient pas fondés. Elle a également rejeté les conclusions des défenderesses fondées sur l'irrecevabilité et sur l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme (recours abusif).

Avocat : LETANG AVOCATS

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500335

Sujet principal : Demande d'indemnisation et d'annulation concernant le refus d'octroi du concours de la force publique pour l'exécution de jugements civils reconnaissant un droit de propriété sur un terrain en Polynésie française. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal a examiné les conclusions des requérants visant à obtenir la condamnation de l'État à indemniser un préjudice lié à la dépossession de leur propriété et à annuler le refus implicite de concours de la force publique. Il a également relevé d'office une question d'irrecevabilité concernant certains requérants. Textes appliqués : Référence aux articles L. 761-1, R. 611-7 et R. 613-1-1 du code de justice administrative concernant les frais de procédure, les moyens relevés d'office et la communication de pièces.

Avocat : SELARL TANG & DUBAU

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605088

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet de police à délivrer un récépissé à une ressortissante chinoise. Considérant que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressée pour cette délivrance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, celle-ci étant devenue sans objet. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés par la requérante.

Avocat : CABINET BOUTANG AVOCATS

10 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302207

Le Tribunal Administratif de Nice, saisi par M. B..., détenu à Marseille, d’une requête en excès de pouvoir contre une décision disciplinaire pénitentiaire, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence du requérant, soit le Tribunal Administratif de Marseille. Par ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.

Avocat : BOUTANG

25 février 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600760

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société NMC Data Protect. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution d'un accord-cadre relatif à des prestations d'analyse d'impact sur la protection des données (AIPD) par la commune de Rennes. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment les erreurs manifestes d'appréciation sur la notation des sous-critères de la valeur technique et la violation du principe d'égalité de traitement, n'étaient pas fondés. Il a considéré que la commune n'avait pas commis de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence, et a donc rejeté l'ensemble des demandes, y compris celles de communication de pièces et d'injonction.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MAIRE TANGUY SVITOUXHKOFF HUVELIN GOURDIN NIVAULT

23 février 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600497

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Kazuba. Celle-ci contestait la procédure de passation d’un marché public de travaux pour la démolition et la reconstruction de sanitaires, lancée par la ville de Rennes, en invoquant des manquements aux principes d’égalité de traitement et de transparence. Le tribunal a jugé que les prétendues insuffisances techniques du dossier de consultation ne constituaient pas un manquement aux règles de publicité et de mise en concurrence, et que la société requérante n’établissait pas que ces éléments auraient lésé ses intérêts. Il a également estimé que le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) laissait aux candidats une marge réelle de proposition, les marques citées n’étant qu’indicatives. La demande de la société Kazuba a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 3 000 euros à la ville de Rennes au titre des frais de justice.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MAIRE TANGUY SVITOUXHKOFF HUVELIN GOURDIN NIVAULT

20 février 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412346

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler un arrêté préfectoral de 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté n'était entaché ni d'incompétence, ni d'insuffisance de motivation, et que le moyen tiré d'un vice de procédure était trop imprécis. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé n'ayant pas présenté de demande de titre de séjour sur ce fondement.

Avocat : BOUTANG

19 février 2026• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504494

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., un étudiant burkinabé, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et prononçant son obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé ne justifiait pas de la réalité et du sérieux de ses études, fondement légal du refus. La décision s'appuie sur les dispositions de la convention franco-burkinabée du 14 septembre 1992 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : METANGMO

10 février 2026• 2ème Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601508

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision municipale refusant la mainlevée d'un arrêté de mise en sécurité. Le juge estime que le requérant, une SCI, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas avoir fourni les éléments suffisants pour obtenir la mainlevée au sens de l'article L. 511-14 du code de la construction et de l'habitation. L'ordonnance est rendue sans instruction contradictoire sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : LETANG AVOCATS

5 février 2026
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600591

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un permis d’aménager délivré par le maire de Millau, présentée par la SCI les Cerisiers sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la société n’a pas joint la copie de sa requête en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. Le juge des référés, dispensé de l’obligation de régularisation en vertu de l’article R. 522-2, a donc rejeté l’affaire sans instruction ni audience, conformément à l’article L. 522-3.

Avocat : LETANG AVOCATS

28 janvier 2026
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500149

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. D... A... contestant le blâme qui lui a été infligé par le vice-recteur le 27 janvier 2025. Le requérant soutenait notamment l'insuffisance de motivation de la sanction, l'irrégularité de l'enquête administrative et l'absence de caractère fautif de ses propos. La juridiction a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision disciplinaire. Cette solution s'inscrit dans le cadre des dispositions du code général de la fonction publique et de la loi organique relative à la Polynésie française.

Avocat : SELARL TANG & DUBAU

27 janvier 2026• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512695

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet du Nord du 20 décembre 2025 l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a d'abord admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), jugeant que l'éloignement de l'intéressé, démuni de documents d'identité, demeurait une perspective raisonnable. Le tribunal a également écarté le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant qu'il était inopérant à l'encontre d'une mesure d'assignation à résidence. En conséquence, la requête a été rejetée.

Avocat : METANGMO

23 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600200

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône l'assignent à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que l'assignation à résidence était justifiée car l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, confirmée par un précédent jugement, demeurait une perspective raisonnable. La décision s'appuie sur les articles L. 732-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOUTANG

19 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310147

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le déféré du préfet des Bouches-du-Rhône demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Marseille à la SCI de la Corderie pour un pôle multi-activités. Le tribunal a jugé que le projet, dont la surface de vente est supérieure à 1 000 m² et qui s'insère dans un ensemble commercial plus vaste, était soumis à autorisation d'exploitation commerciale en application des articles L. 752-1 et L. 752-3 du code de commerce. Considérant que ce vice est susceptible d'être régularisé, le tribunal a sursis à statuer et accordé un délai de 8 mois pour permettre cette régularisation, conformément à l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme. La solution retenue est donc un sursis à statuer dans l'attente d'une éventuelle régularisation.

Avocat : SELARL LETANG AVOCATS

16 janvier 2026• 2ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406653

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 5 300 euros à Mme B... pour carence fautive dans son relogement, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 23 avril 2020. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, faute d’offre de relogement dans le délai légal. Le préjudice, incluant troubles d’existence et moral, a été évalué en tenant compte de la sur-occupation du logement et de la composition du foyer jusqu’au relogement le 21 décembre 2023. La somme allouée inclut les intérêts au taux légal capitalisés.

Avocat : TANGALAKIS

17 décembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304312

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... contestant la sanction disciplinaire de vingt jours de cellule prononcée par la commission de discipline du centre pénitentiaire des Baumettes. Le tribunal a rappelé que la décision implicite du directeur interrégional des services pénitentiaires (DISP) s'était substituée à la sanction initiale, rendant inopérants les moyens relatifs à la compétence de l'auteur de cette décision initiale ou à la base légale erronée. Il a également jugé que la décision implicite du DISP ne pouvait être entachée d'un vice d'incompétence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, notamment son article R. 234-43.

Avocat : BOUTANG

16 décembre 2025• 10eme Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514329

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours dans le Rhône. Le juge a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la retenue administrative comme inopérant et a jugé la décision suffisamment motivée. Il a estimé que l'éloignement de l'intéressé, sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français, constituait une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que la mesure n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Avocat : TANGI FAMA

2 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501663

Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de Corse, a examiné la demande de suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Sotta pour une maison individuelle. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait l’article L. 122-5 du code de l’urbanisme (loi Montagne) en s’implantant hors continuité d’un espace urbanisé et dans un espace naturel, sylvicole et pastoral du PADDUC. Le juge a rejeté la requête, considérant que le projet s’insérait en continuité d’un hameau existant et que les dispositions du PADDUC n’étaient pas directement opposables en présence d’un PLU communal en vigueur. La solution retenue s’appuie sur l’interprétation de l’article L. 122-5 du code de l’urbanisme et des règles de constructibilité en zone de montagne.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LETANG

20 novembre 2025