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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

270 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

270

Décisions totales

383 581

Ordonnances

254 868

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : TANGEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512695

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet du Nord du 20 décembre 2025 l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a d'abord admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), jugeant que l'éloignement de l'intéressé, démuni de documents d'identité, demeurait une perspective raisonnable. Le tribunal a également écarté le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant qu'il était inopérant à l'encontre d'une mesure d'assignation à résidence. En conséquence, la requête a été rejetée.

Avocat : METANGMO

23 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408708

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation de 30 810 euros pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État, malgré une décision de la commission de médiation la reconnaissant comme prioritaire en mai 2022. Le tribunal a examiné la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a jugé que, puisque la commission de médiation avait reconnu Mme A... prioritaire uniquement en raison d'un délai d'attente anormal, il lui incombait de démontrer que son logement de 17 m² pour trois personnes était inadapté, ce qui constituait une situation de suroccupation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais le raisonnement indique que la responsabilité de l'État peut être engagée si la suroccupation est établie, ouvrant droit à réparation pour les troubles dans les conditions d'existence.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ATANGANA KOUAMO

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600200

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône l'assignent à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que l'assignation à résidence était justifiée car l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, confirmée par un précédent jugement, demeurait une perspective raisonnable. La décision s'appuie sur les articles L. 732-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOUTANG

19 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310147

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le déféré du préfet des Bouches-du-Rhône demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Marseille à la SCI de la Corderie pour un pôle multi-activités. Le tribunal a jugé que le projet, dont la surface de vente est supérieure à 1 000 m² et qui s'insère dans un ensemble commercial plus vaste, était soumis à autorisation d'exploitation commerciale en application des articles L. 752-1 et L. 752-3 du code de commerce. Considérant que ce vice est susceptible d'être régularisé, le tribunal a sursis à statuer et accordé un délai de 8 mois pour permettre cette régularisation, conformément à l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme. La solution retenue est donc un sursis à statuer dans l'attente d'une éventuelle régularisation.

Avocat : SELARL LETANG AVOCATS

16 janvier 2026• 2ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313712

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation le 11 mai 2022, qui n'a reçu aucune proposition. La requérante demandait réparation des préjudices subis du fait de cette carence de l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à indemniser Mme B... pour la période à compter du 22 juin 2022, date d'expiration du délai de six semaines imparti au préfet pour proposer un hébergement.

Avocat : ATANGANA KOUAMO

22 décembre 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406287

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. B..., ressortissant marocain, qui sollicitait 1 500 000 euros en réparation des préjudices causés par un arrêté d'expulsion pris à son encontre en 1976. Le tribunal a estimé que l'abrogation implicite de cet arrêté en 2012 ne caractérisait pas une faute de l'État, et que le requérant n'établissait pas l'illégalité de la mesure initiale. Il a également jugé que le préjudice invoqué n'était ni grave ni spécial au sens de la responsabilité sans faute fondée sur la rupture d'égalité devant les charges publiques. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, sans application des textes relatifs à l'indemnisation.

Avocat : ATANGANA KOUAMO

18 décembre 2025• 11ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400270

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ancien militaire, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’indemnité temporaire de retraite pour la Polynésie française. Le tribunal a jugé que la condition de transfert du centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) n’était pas remplie à la date d’effet de sa pension, comme l’exige l’article 137 de la loi du 30 décembre 2008. La solution retenue confirme la décision du directeur régional des finances publiques de Bretagne et d’Ille-et-Vilaine, sans faire droit aux moyens d’erreur de droit ou d’appréciation soulevés par le requérant.

Avocat : SELARL VAIANA TANG & SOPHIE DUBAU

18 décembre 2025• MSS 6ème chambre M. LE BONNIEC
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406653

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 5 300 euros à Mme B... pour carence fautive dans son relogement, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 23 avril 2020. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, faute d’offre de relogement dans le délai légal. Le préjudice, incluant troubles d’existence et moral, a été évalué en tenant compte de la sur-occupation du logement et de la composition du foyer jusqu’au relogement le 21 décembre 2023. La somme allouée inclut les intérêts au taux légal capitalisés.

Avocat : TANGALAKIS

17 décembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304312

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... contestant la sanction disciplinaire de vingt jours de cellule prononcée par la commission de discipline du centre pénitentiaire des Baumettes. Le tribunal a rappelé que la décision implicite du directeur interrégional des services pénitentiaires (DISP) s'était substituée à la sanction initiale, rendant inopérants les moyens relatifs à la compétence de l'auteur de cette décision initiale ou à la base légale erronée. Il a également jugé que la décision implicite du DISP ne pouvait être entachée d'un vice d'incompétence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, notamment son article R. 234-43.

Avocat : BOUTANG

16 décembre 2025• 10eme Chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02638

Avocat : SELARL VAIANA TANG & SOPHIE DUBAU

10 décembre 2025• 2ème chambre
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01864

Avocat : LETANG AVOCATS

4 décembre 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500234

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française s'est déclaré incompétent pour connaître du litige opposant Mme G... à la Polynésie française concernant l'emprise irrégulière d'une route territoriale sur sa propriété à Raiatea. Le tribunal a relevé d'office que l'ouvrage routier, incorporé au domaine public, avait entraîné l'extinction définitive du droit de propriété de la requérante, rendant la juridiction judiciaire seule compétente pour statuer sur la réparation du préjudice, conformément à la jurisprudence du Tribunal des conflits. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : SELARL TANG & DUBAU

2 décembre 2025• 1ère Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514329

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours dans le Rhône. Le juge a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la retenue administrative comme inopérant et a jugé la décision suffisamment motivée. Il a estimé que l'éloignement de l'intéressé, sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français, constituait une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que la mesure n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Avocat : TANGI FAMA

2 décembre 2025• ELOIGNEMENT
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA02234

Avocat : BOUTANG

24 novembre 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501663

Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de Corse, a examiné la demande de suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Sotta pour une maison individuelle. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait l’article L. 122-5 du code de l’urbanisme (loi Montagne) en s’implantant hors continuité d’un espace urbanisé et dans un espace naturel, sylvicole et pastoral du PADDUC. Le juge a rejeté la requête, considérant que le projet s’insérait en continuité d’un hameau existant et que les dispositions du PADDUC n’étaient pas directement opposables en présence d’un PLU communal en vigueur. La solution retenue s’appuie sur l’interprétation de l’article L. 122-5 du code de l’urbanisme et des règles de constructibilité en zone de montagne.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LETANG

20 novembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309905

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour son absence de relogement. La commission de médiation l'avait reconnue prioritaire en 2019 au seul motif d'une attente prolongée d'un logement social. Le tribunal a jugé que, dans ce cas, la responsabilité de l'État n'est engagée que si le logement actuel est inadapté, ce que Mme A... n'a pas démontré. La solution est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : ATANGANA KOUAMO

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401706

Le Tribunal Administratif de Dijon a condamné la SELARL Etude Balincourt, en tant que liquidateur de la société Cabinet Sogefy, à verser à l’office public de l’habitat Domanys la somme de 48 526,97 euros pour des créances impayées non reversées. Le tribunal a également fixé les pénalités contractuelles à 40 000 euros, jugeant que le montant initialement réclamé (1 383 939,86 euros) était aberrant. La demande de dommages et intérêts pour résistance abusive a été rejetée. Cette solution s’appuie sur les principes du droit des contrats et les articles R. 612-6 et R. 611-7 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TANGUY SALAUN

12 novembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512973

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, contestant l'arrêté du 13 octobre 2025 par lequel la préfète de l'Ain l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de dix-huit mois et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux établis en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TANGI FAMA

6 novembre 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513023

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant afghan, qui contestait son transfert aux autorités autrichiennes (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et que la préfète du Rhône avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (clause discrétionnaire), estimant que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne retenant pas la demande d'asile en France. Par conséquent, l'illégalité de l'assignation à résidence, soulevée par voie d'exception, n'était pas fondée.

Avocat : TANGI FAMA

6 novembre 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513081

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du 10 octobre 2025 ordonnant sa remise aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a rappelé que la clause discrétionnaire de l'article 17 ne confère aucun droit au demandeur, la présence de sa sœur en France ne suffisant pas à en justifier l'application. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TANGI FAMA

6 novembre 2025• ELOIGNEMENT