22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 821
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, un ressortissant algérien, a finalement renoncé à sa demande d'annulation en attestant de son départ volontaire du territoire. Le tribunal a donc pris acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant algérien, qui contestait le rejet de sa demande de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relevant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour une délivrance de plein droit d'un titre de séjour salarié.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions concernant l'obligation de quitter le territoire et le pays de destination, ces mesures n'étant pas contenues dans l'arrêté attaqué. Concernant l'interdiction de retour, le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, estimant que la signature de l'arrêté était régulière en vertu d'une délégation de pouvoir. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal et a assorti cette injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : TOMAS
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal constate que le recours, enregistré le 20 mars 2026, est irrecevable car il a été introduit après l'expiration du délai d'un mois suivant la notification de l'arrêté, intervenue le 15 janvier 2026. La décision s'appuie sur les articles L. 911-1 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui fixent ce délai de recours et permettent le rejet pour irrecevabilité manifeste.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la requête de Mme A... qui demandait la suspension d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié que la sauvegarde d'une liberté fondamentale nécessitait une intervention dans un délai de quarante-huit heures. L'ordonnance est rendue selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la requête de Mme C... visant à enjoindre au préfet d'instruire sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une situation d'urgence nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures, condition essentielle de cette procédure. L'ordonnance de rejet a été rendue sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction urgente (article L. 521-2 du code de justice administrative) formulée par un ressortissant étranger pour obtenir la délivrance d’un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la privation de ressources et l’incapacité à subvenir aux besoins de sa famille, bien que regrettables, ne constituaient pas une situation d’urgence justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. Il a toutefois indiqué au requérant la possibilité de saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du même code pour contester la décision implicite de rejet de sa demande.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête d'un ressortissant congolais visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée, a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant et que la consultation de la commission du titre de séjour n'était pas requise, l'intéressé ne justifiant pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MBOUTOU ZEH
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de carte de séjour. Le juge estime que la requérante n'a pas justifié de l'urgence particulière, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision est rendue par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte alléguée à une liberté fondamentale.
Avocat : CHITORAGA ALISA
La SASU Antoniotti a saisi le Tribunal Administratif de Bastia d'un référé précontractuel pour contester son élimination d'une procédure de marché public de travaux, soutenant que l'irrégularité de son offre (une erreur dans le planning d'exécution) était régularisable. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la correction de cette erreur aurait substantiellement modifié l'offre, ce qui justifiait son élimination par la Collectivité de Corse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives à l'analyse des offres et au caractère substantiel des irrégularités.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'un contribuable contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités pour les années 2015 et 2016, relatives à des revenus réputés distribués de manière occulte par sa société. La juridiction a jugé que l'administration fiscale avait établi la réalité de ces revenus occultes (encaissements personnels de factures de la société et dépenses de la société à son bénéfice) et leur qualification en application des articles 109 et suivants du code général des impôts. La demande a été déclarée partiellement irrecevable pour 2017 et partiellement pour 2015 suite à des dégrèvements antérieurs.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Cabesos et fils visant à annuler le rejet de son offre pour un lot de travaux. Le juge estime que la société requérante n’établit pas que les manquements allégués dans la procédure de passation (notamment concernant la motivation du rejet et l’évaluation des offres) l’aient lésée ou aient avantagé un concurrent. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative relatifs aux manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence.
Avocat : SCP TERRITOIRES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SAS Isère Rénovation visant à obtenir la décharge de rappels d'impôts et de TVA. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant que le délai de forclusion pour contester les impositions, symétrique au délai de reprise de l'administration, avait expiré. Cette solution s'appuie sur les articles du livre des procédures fiscales relatifs aux délais de reprise et sur l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 concernant la suspension des délais pendant la période d'urgence sanitaire.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son transfert vers la Belgique au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la décision de la préfète de l'Essonne était régulière, notamment car la Belgique avait accepté la reprise en charge de la demande d'asile, conformément au règlement (UE) n° 604/2013. Les moyens invoqués, tels que le défaut de motivation ou la méconnaissance de la vie familiale, n'ont pas été retenus.
Avocat : CABINET FIDELE MARTOUX
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant kazakh. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que la préfète de l'Essonne avait méconnu les exigences de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne justifiant pas que l'éloignement du requérant constituait une perspective raisonnable. La décision a également relevé une erreur de droit dans le fondement juridique invoqué et un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, établie en France depuis dix ans.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante turque, qui contestait son transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la présence de sa famille en France ne constituait pas un motif suffisant pour faire obstacle au transfert, au regard des critères du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également estimé que ce transfert ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonction au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge constate que le désistement, intervenu après l'engagement de la procédure, rend sans objet la tenue d'une audience. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 600 euros au titre des frais exposés dans l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la situation personnelle du requérant, liée à la grossesse de son épouse, ne caractérisait pas l'urgence à 48 heures requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour sauvegarder une liberté fondamentale. L'ordonnance de rejet a été rendue selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande de Mme C... visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour et de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante disposait d'une attestation de prolongation d'instruction valable l'autorisant à séjourner et travailler légalement en France dans l'attente du renouvellement de son titre. La requête a donc été jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN