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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2602280

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2602280

lundi 30 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2602280
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantCHITORAGA ALISA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de carte de séjour. Le juge estime que la requérante n'a pas justifié de l'urgence particulière, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision est rendue par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte alléguée à une liberté fondamentale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 mars 2026, Mme A... B..., représentée par Me Chitoraga, demande au juge des référés :

sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé ce délai ;
sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros.

Elle soutient :

que la condition d’urgence est vérifiée dès lors que la carence de l’administration le risque de lui faire perdre son emploi ;

que la carence de l’administration porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au travail .


Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Soli, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Mme B... demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer sous astreinte un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

D’une part, aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ».

D’autre part, aux termes de l’article L. 522-3 du code de justice administrative : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».

En distinguant deux procédures prévues respectivement par les articles L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative, le législateur a entendu répondre à des situations différentes. Les conditions auxquelles est subordonnée l'application de ces dispositions ne sont pas les mêmes, non plus que les pouvoirs dont dispose le juge des référés. En particulier, l’usage par le juge des référés des pouvoirs qu’il tient des dispositions citées au point 2 de l’article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonné à la condition qu’une urgence particulière rende nécessaire l’intervention dans les quarante-huit heures d’une mesure destinée à la sauvegarde d’une liberté fondamentale. Il appartient ainsi au requérant de justifier dans tous les cas de l’urgence, laquelle ne saurait être regardée comme remplie en l’absence d’éléments concrets, propres à chaque espèce, de nature à établir l’urgence des mesures sollicitées dans le cadre de cette procédure particulière de référé qui implique l’intervention du juge dans des délais extrêmement brefs.

Mme B..., ressortissante marocaine née le 21 octobre 2000, soutient que la condition d’urgence au sens de l’article L.521-2 du code de justice administrative est vérifiée, dès lors que la carence de l’administration risque de lui faire perdre son emploi. Toutefois, elle ne justifie par aucun élément propre à l’espèce qu’il se trouverait dans une situation d’extrême urgence nécessitant l’intervention du juge des référés dans le délai de quarante-huit heures prévu par l’article L.521-2 du code de justice administrative.

Au demeurant, si une urgence, autre que celle nécessitant l’intervention du juge des référés dans un délai de quarante-huit heures, est avérée, il est loisible à Mme B... de saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative afin qu’il soit enjoint aux services préfectoraux de délivrer le récépissé sollicité.

Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition relative à l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale à l’exercice d’une liberté fondamentale, que la requête de Mme B... doit être rejetée dans toutes ses conclusions, par application de la procédure prévue par les dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Nice, le 30 mars 2026.

Le juge des référés,

signé

P. Soli


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,


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