Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2620197

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2620197
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 juin 2026, M. A... B... demande au tribunal de le décharger de la taxe d’habitation à laquelle il a été assujetti au titre des années 2022 à 2023 à raison d’un appartement situé au 142, rue Ordener à Paris (75018).


Vu :
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales : « Le contribuable qui désire contester tout ou partie d'un impôt qui le concerne doit d'abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de l'administration des impôts ou de l'administration des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l'imposition (…). ». Aux termes de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales :« Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes, doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant, selon le cas : a. L'année de la mise en recouvrement du rôle »

3. M. B... a saisi le tribunal d’une requête dirigée contre la décision du
30 avril 2026, par laquelle le directeur régional des finances publiques d’Île-de-France et de Paris a rejeté sa réclamation concernant la taxe d’habitation émise à son encontre pour l’occupation d’un appartement parking situé au 142, rue Ordener à Paris (75018) au titre des années 2022 et 2023. Toutefois, les impositions ont été mises en recouvrement les 17 octobre 2022 et 26 octobre 2023. Or, la première réclamation de M. B... n’a été introduite que le 26 avril 2026, soit après l’expiration du délai de réclamation prévu à l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, qui expirait le 31 décembre de l'année suivant l'année de la mise en recouvrement du rôle, soit le 31 décembre de l’année 2023 pour la taxe d'habitation de 2022, le 31 décembre 2024 pour la taxe d'habitation de 2023. Les conclusions en décharge présentées par le requérant à la suite de cette réclamation tardive ne sauraient être régularisées et doivent donc être rejetées comme entachées d’une irrecevabilité manifeste.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée en toutes ses conclusions, sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Copie en sera adressée au directeur régional des finances publiques d'Île-de-France et du département de Paris.

Fait à Paris, le 1er septembre 2026.


La vice-présidente de la 1ère section,

Signé

M.-O. Le Roux



La République mande et ordonne au ministre chargé des comptes publics, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.