Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2608679

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2608679
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCABINET GRINAL, KLUGMAN, AUMONT (AARPI)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Le préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris a transmis au tribunal administratif de Paris le 20 mars 2026 le courrier de M. B... A... par lequel celui-ci lui adressait « une réclamation formelle relative aux élections municipales 2026 dans le 16ème arrondissement de Paris ».

Par un mémoire, enregistré le 14 mai 2026, M. B... A... informe le tribunal de ce que sa lettre ne constituait pas une protestation électorale et de ce qu’il n’avait pas voulu saisir le tribunal administratif. Il demande au tribunal de bien vouloir considérer cette « requête » comme non avenue et indique que sa lettre ne constitue pas une lettre de désistement.


Vu :
les décisions de la Commission nationale des comptes de campagne relatives aux comptes de campagne des candidats à l’élection du conseil d’arrondissement du 16ème arrondissement de Paris transmises le 21 juillet 2026 ;
les autres pièces du dossier ;

Vu :
le code électoral ;
le code de justice administrative.

Par une ordonnance datée du 30 mars 2026, la dispense de l’instruction a été prononcée, conformément à l’article R. 611-8 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ; ».



2. M. B... A... a adressé au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris un courrier daté du 16 mars 2026, lui faisant part d’une réclamation quant à l’organisation des opérations électorales s’étant tenues le 15 mars 2026 en vue des élections municipales dans le 16ème arrondissement de Paris. Le préfet, s’estimant saisi d’une protestation électorale, a transmis ce courrier au tribunal le 20 mars 2026.

3. Il résulte des termes du courrier de M. A... que celui-ci n’a pas adressé au préfet une demande tendant à l’annulation des opérations électorales mais s’est borné à lui demander, d’une part, de consigner les griefs soulevés dans un registre officiel et, d’autre part, le cas échéant, de prendre toutes mesures utiles, notamment saisir le juge de l’élection. M. A... avait toutefois précisé, par une note de bas de page, que cette demande n’était adressée au préfet que pour le cas où la somme des griefs soulevés dont il avait connaissance était susceptible de remettre en cause les résultats de l’élection. M. A... confirme par un mémoire adressé au tribunal le 14 mai 2026 qu’il ne souhaitait pas saisir le juge de l’élection et indique que cette lettre datée du 16 mars 2026 qu’il avait adressée au préfet ne constituait pas une protestation électorale.

4. Il résulte de ce qui précède que la lettre de M. A..., transmise par le préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris ne constitue pas une protestation électorale. Il n’y a, par suite, pas lieu d’y statuer.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la lettre de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Copie en sera adressée au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, au président de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques et au maire de Paris.

Fait à Paris, le 1er septembre 2026.


La présidente de la 3ème section,





P. BAILLY

La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision