Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2618520
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2618520 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | GALMOT |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 août 2026, Mme A... B... représentée par
Me Galmot, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de voyage pour réfugié dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil,
Me Galmot, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ou, à défaut, à lui verser directement.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l’urgence est remplie, dès lors que son père est décédé brutalement, un réacheminement du corps de ce dernier au Sénégal est prévu le 2 septembre 2026 pour qu’il puisse être enterré en Afrique et qu’elle est privée de sa liberté d’aller et venir depuis plus d’un an ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d’aller et venir et à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Marzoug, première vice-présidente, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Mme B..., ressortissante guinéenne née le 27 novembre 1998, s’est vu délivrer un titre de voyage pour réfugié valable jusqu’au 22 septembre 2024, dont elle a demandé le renouvellement, demande qui a été clôturée le 16 mai 2025. Ne parvenant pas à obtenir un nouveau titre de voyage pour réfugié, Mme B... demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de voyage pour réfugié dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la présente ordonnance.
Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». Aux termes de l’article L. 522-1 de ce code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».
Par une ordonnance n° 2618097 du 31 août 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision portant refus de délivrance d’un titre de voyage pour réfugié à Mme B... et enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de voyage pour réfugié valable jusqu’au jugement de sa requête en annulation dans un délai de vingt-quatre heures sous astreinte de
500 euros par jour de retard. Dans ces conditions, à la date de présente ordonnance, les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte de la requête n° 2618520 présentée
par Mme B... doivent être regardées comme ayant perdu leur objet en cours d’instance. Par suite, il n’y a pas lieu d’y statuer.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête présentées au titre des frais d’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte de la requête n° 2618520 présentée par Mme B....
Article 2 : Les conclusions de la requête de Mme B... présentées au titre des frais d’instance sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à Me Galmot.
Fait à Cergy, le 1er septembre 2026.
La juge des référés,
signé
S. Marzoug
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 28 août 2026, Mme A... B... représentée par
Me Galmot, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de voyage pour réfugié dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil,
Me Galmot, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ou, à défaut, à lui verser directement.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l’urgence est remplie, dès lors que son père est décédé brutalement, un réacheminement du corps de ce dernier au Sénégal est prévu le 2 septembre 2026 pour qu’il puisse être enterré en Afrique et qu’elle est privée de sa liberté d’aller et venir depuis plus d’un an ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d’aller et venir et à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Marzoug, première vice-présidente, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Mme B..., ressortissante guinéenne née le 27 novembre 1998, s’est vu délivrer un titre de voyage pour réfugié valable jusqu’au 22 septembre 2024, dont elle a demandé le renouvellement, demande qui a été clôturée le 16 mai 2025. Ne parvenant pas à obtenir un nouveau titre de voyage pour réfugié, Mme B... demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de voyage pour réfugié dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la présente ordonnance.
Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». Aux termes de l’article L. 522-1 de ce code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».
Par une ordonnance n° 2618097 du 31 août 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision portant refus de délivrance d’un titre de voyage pour réfugié à Mme B... et enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de voyage pour réfugié valable jusqu’au jugement de sa requête en annulation dans un délai de vingt-quatre heures sous astreinte de
500 euros par jour de retard. Dans ces conditions, à la date de présente ordonnance, les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte de la requête n° 2618520 présentée
par Mme B... doivent être regardées comme ayant perdu leur objet en cours d’instance. Par suite, il n’y a pas lieu d’y statuer.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête présentées au titre des frais d’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte de la requête n° 2618520 présentée par Mme B....
Article 2 : Les conclusions de la requête de Mme B... présentées au titre des frais d’instance sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à Me Galmot.
Fait à Cergy, le 1er septembre 2026.
La juge des référés,
signé
S. Marzoug
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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