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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 408 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 408

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 217

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : TOEffacer tout
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2200412

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête des consorts C... qui demandaient la condamnation de l'État pour le décès de M. E... C..., survenu en 2000 des suites d'un cancer du poumon contracté lors de sa participation aux essais nucléaires en Polynésie française en 1972. Le tribunal a jugé que la créance indemnitaire était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir au plus tard en 2016, après le rejet définitif de leur première demande par le Conseil d'État. La décision du CIVEN en 2018, reconnaissant le caractère radio-induit du cancer, n'a pas interrompu la prescription, car elle concernait une action successorale distincte et non les préjudices personnels des requérants.

Avocat : SELARL TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301800

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... D... veuve B..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser de ses préjudices moral et économique consécutifs au décès de son époux, M. C... B..., survenu en 2010 des suites d'un cancer du foie qu'elle attribuait à son exposition aux essais nucléaires en Polynésie française. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Elle a jugé que la créance de Mme B..., relative à ses préjudices personnels, était prescrite faute d'avoir été présentée dans le délai de quatre ans suivant l'acquisition de ses droits, lequel avait commencé à courir au plus tard à la date du décès de son époux en 2010.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU

13 janvier 2026• 1ère chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 511054

Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET

12 janvier 2026ECLI:FR:CEORD:2026:511054.20260112• Juge des référés
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401532

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de l’institut médico technique de Neufchâteau et du réseau d’accompagnement public, qui demandaient l’exécution d’un marché public de travaux et la condamnation de la société OTIS pour inexécution contractuelle. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par les requérants n’étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans examen au fond.

Avocat : SELARL ORTOLLAND

12 janvier 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401993

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser des préjudices résultant du décès de son épouse, qu'il imputait à une contamination transfusionnelle par le virus de l'hépatite C survenue en 1983. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car présentée sans le ministère d'avocat, comme l'exige la procédure de plein contentieux. Par ailleurs, les moyens soulevés par M. B... ont été considérés comme infondés, faute pour lui d'avoir apporté la preuve de l'existence même de la transfusion sanguine en cause, condition préalable à l'application de la présomption légale d'imputabilité prévue à l'article 102 de la loi du 4 mars 2002.

Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

12 janvier 2026• 2ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521666

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique d’une demande d’expulsion sans délai de Mme B... et M. A..., occupants d’un logement géré par l’association Solidarité estuaire à Saint-Nazaire, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le préfet soutient que la famille, dont les demandes d’asile ont été définitivement rejetées par la CNDA en 2023, se maintient indûment dans les lieux, ce qui aggrave la saturation du dispositif d’accueil des demandeurs d’asile dans le département. Les défendeurs contestent la mesure, invoquant son caractère disproportionné, l’atteinte à l’intérêt supérieur de leurs enfants scolarisés et l’absence d’urgence démontrée. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni.

Avocat : ATSATITO KAMANOU

9 janvier 2026
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304029

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de MM. D... et E... F... qui demandaient la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices moraux et ceux de leur mère, consécutifs au décès de leur père, victime des essais nucléaires en Polynésie française. Le tribunal a jugé que leurs créances étaient prescrites en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter du décès de leur père en 1979 et n'ayant pas été interrompu par la procédure d'indemnisation engagée par leur mère en 2017, laquelle ne concernait que ses droits propres. La solution retenue est donc le rejet pour prescription, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de la responsabilité de l'État.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

9 janvier 2026• 3ème chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2523092

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au ministre de l'intérieur de convoquer son épouse pour l'enregistrement de sa demande de visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le juge estime que la demande est manifestement irrecevable, car le silence prolongé de l'autorité consulaire a fait naître une décision implicite de refus de convocation, à laquelle le juge des référés ne peut faire obstacle. En conséquence, le requérant aurait dû contester cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir, éventuellement assorti d'une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : QUENNEHEN - TOURBIER

8 janvier 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600083

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une demande d'hébergement d'urgence pour une personne paraplégique isolée, arrivée en France pour demander l'asile. En cours d'instance, le préfet de la Loire-Atlantique a proposé un hébergement à la requérante. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a par ailleurs admis la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 550 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : ATSATITO KAMANOU

8 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515365

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B..., ressortissante tunisienne, et de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante, titulaire d'une carte de séjour « étudiant » expirée, avait sollicité un changement de statut vers la mention « salarié » et justifiait d'une autorisation de travail. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en l'absence de contestation du préfet, et a assorti son injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, ainsi que d'une somme de 500 euros au titre des frais de justice. Les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été appliqués.

Avocat : LEBRETON

8 janvier 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507066

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A..., ressortissante brésilienne, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'absence de ce document empêchait l'intéressée de justifier de la régularité de son séjour et avait entraîné la suspension de son contrat de travail. Cette solution s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantissent la délivrance d'un récépissé en cas de dépôt d'un dossier complet. L'État a également été condamné à verser 900 euros à Mme A. au titre des frais de justice.

Avocat : ANTOINE

8 janvier 2026
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504629

Le Tribunal administratif de Dijon, saisi d’une requête en plein contentieux par Mme A..., estime ne pas être compétent pour connaître du litige. La requérante demande la condamnation de l’État à réparer les préjudices subis du fait d’une sanction disciplinaire irrégulière. En application de l’article R. 312-12 du code de justice administrative, la compétence territoriale est déterminée par le lieu d’affectation de l’agent, qui était à Mougins (Alpes-Maritimes) à la date du rejet de sa réclamation. Par conséquent, le tribunal ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nice, seul compétent.

Avocat : BONFILS JEAN-CHRISTOPHE

7 janvier 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306283

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme C..., qui sollicitait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser des préjudices résultant d'une hystérectomie d'hémostase réalisée après un accouchement par césarienne, en raison d'hémorragies du post-partum. La requérante soutenait que ces dommages constituaient un accident médical non fautif ouvrant droit à réparation au titre de la solidarité nationale. L'ONIAM s'est opposé à cette demande, arguant que l'hémorragie était liée à une pathologie utérine et non à un acte de soins. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d'indemnisation prévues par le code de la santé publique n'étaient pas remplies.

Avocat : SELARL COUBRIS COURTOIS ET ASSOCIES

6 janvier 2026• 5ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431836

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 2 000 euros à M. C... A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 9 février 2023, en raison de la carence fautive de l’administration à lui proposer un relogement dans le délai de six mois. La responsabilité de l’État est engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, pour troubles dans les conditions d’existence et préjudice moral. Le tribunal a évalué le préjudice à 800 euros par personne et par année de carence, compte tenu de la situation persistante de M. C... A..., toujours sans logement.

Avocat : TOMAS

6 janvier 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516025

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur une demande d’expertise médicale présentée par les parents d’un enfant mineur, a ordonné une mesure d’expertise pour déterminer les préjudices subis lors de sa prise en charge à l’hôpital Robert Debré le 17 février 2025. La demande, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile dans la perspective d’une action en responsabilité. Le tribunal a désigné deux experts (pédopsychiatre et chirurgien maxillo-facial) mais a rejeté la demande d’imposer un pré-rapport, faute de base légale. Les demandes de l’AP-HP concernant la charge des frais d’expertise ont été réservées à une phase ultérieure.

Avocat : HEURTON

5 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512349

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme A..., propriétaire voisine, afin de faire suspendre l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire d'Hérin pour la réhabilitation et l'extension de l'école Gabriel Péri. La requérante invoquait l'urgence, caractérisée par le début imminent des travaux et des atteintes graves à la sécurité publique et à sa jouissance paisible de son bien, ainsi que des moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment l'absence d'étude d'impact sur la circulation et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme. La commune d'Hérin a opposé des fins de non-recevoir tirées du défaut de production de titre de propriété et du défaut d'intérêt à agir de Mme A... au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure a été instruite et les mémoires échangés.

Avocat : CATTOIR

5 janvier 2026
TA102Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500882

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête indemnitaire de Mme A... contre le centre hospitalier universitaire de la Martinique. La demande, qui visait à obtenir réparation des préjudices subis lors d'une hospitalisation, a été jugée prématurée et donc irrecevable. En effet, la requérante n'avait pas attendu la naissance d'une décision implicite de rejet de l'administration sur sa demande préalable, ni obtenu de décision explicite, ce qui n'avait pas permis de lier le contentieux. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.

Avocat : SELARL D'AVOCATS MOÏSE CARETO

5 janvier 2026
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 499044

Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON

31 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:499044.20251231• 10ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 504678

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

31 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:504678.20251231• 10ème chambre jugeant seule
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306717

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A..., victime d’un accident médical non fautif suite à une chirurgie bariatrique, afin d’obtenir réparation de l’aggravation de ses préjudices auprès de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). La décision rappelle que la réparation au titre de la solidarité nationale, prévue à l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, est subordonnée à la double condition que le dommage soit anormal au regard de l’état de santé du patient et qu’il présente un caractère de gravité, notamment un taux d’atteinte permanente à l’intégrité physique ou psychique supérieur à 24 %. Le tribunal a examiné si les conséquences de l’acte médical étaient notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé en l’absence de traitement, condition nécessaire pour caractériser l’anormalité du dommage.

Avocat : SELARL GF - DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

31 décembre 2025• 5e chambre