22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 168
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du préfet de l'Hérault du 20 décembre 2023 refusant la délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant algérien. La juridiction a retenu un défaut d'examen particulier de la situation familiale du requérant, le préfet n'ayant pas mentionné la présence en France de ses cinq enfants, dont quatre de nationalité française, pour apprécier leur capacité à le prendre en charge. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 850 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOUMI
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du préfet de l'Hérault du 20 décembre 2023 refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme A..., ressortissante algérienne. La juridiction a retenu un défaut d'examen particulier de la situation, le préfet ayant omis d'analyser la présence en France de ses enfants, dont quatre sont de nationalité française, pour apprécier sa capacité à être prise en charge. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 850 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : TOUMI
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Pérols refusant d’autoriser une déambulation de 200 participants dans le cadre d’un « Carnaval du Monde ». Le juge a estimé que le moyen tiré du caractère disproportionné du refus n’était pas propre à créer un doute sérieux sur sa légalité, compte tenu des moyens humains et matériels limités de la commune pour assurer la sécurité. La condition de l’urgence n’a pas été examinée, l’absence de doute sérieux suffisant à écarter la suspension. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 211-1 et L. 211-4 du code de la sécurité intérieure.
Avocat : TERRITOIRES AVOCATS
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet de Mayotte du 12 février 2026 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la mesure d'éloignement ayant déjà été exécutée le 13 février 2026, avant la saisine du juge des référés. En tout état de cause, l'absence de documents d'identité ne permettait pas à l'intéressée de démontrer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : ALI-MAGAMOOTOO
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 25 mars 2024 lui refusant un certificat de résidence pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure concernant l'avis du collège des médecins de l'OFII, estimant que les cases de l'avis étaient correctement renseignées. Il a ensuite examiné le moyen au fond sur le fondement de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui permet la délivrance d'un titre de séjour pour soins si le défaut de traitement peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que le traitement n'est pas disponible dans le pays d'origine. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement rejette la requête.
Avocat : TOUBOUL
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les requêtes de Mme B... contestant le refus de la commune de Saint-André-de-Roquelongue de prendre en charge les frais d'extension du réseau public d'électricité et le devis du SYADEN pour ce raccordement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que le motif de refus fondé sur la localisation du raccordement au nord de la parcelle était justifié par les plans initiaux du permis de construire. Il a également jugé que la suppression de l'alinéa 2 de l'article L. 342-11-1° du code de l'énergie par la loi du 10 mars 2023 était applicable, le permis de construire modificatif ayant été délivré après le 10 septembre 2023, date d'entrée en vigueur de la loi. En conséquence, les frais d'extension du réseau incombent au demandeur, et les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Avocat : TERRITOIRES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du 22 janvier 2026 du préfet d'Ille-et-Vilaine l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. Il a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation de l'intéressé et que les conditions de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient remplies. En conséquence, la décision d'assignation à résidence a été validée.
Avocat : TOUCHARD
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était légal, notamment car le signataire était compétent et la motivation suffisante, et que le refus ne méconnaissait ni l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du caractère récent de l'activité professionnelle du requérant. Les moyens tirés de l'incompétence, de l'insuffisance de motivation et de l'atteinte disproportionnée à la vie privée ont également été écartés.
Avocat : TOBIASS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale n'était soulevé, notamment au regard des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur le fait que le requérant n'avait pas répondu à une demande de pièces complémentaires de la préfecture, rendant son dossier incomplet.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... pour préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante. La juridiction a retenu l'exception de prescription, estimant que le délai de quatre ans prévu par la loi du 31 décembre 1968 était expiré, le préjudice étant considéré comme acquis et mesurable à la date de la prise de conscience du risque. Bien que l'État ait été reconnu en faute pour manquement à son obligation de sécurité envers son agent, notamment au regard du décret du 17 août 1977, cette carence n'a pas suffi à faire échec à la prescription.
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulon a jugé une demande d'indemnisation pour préjudice d'anxiété lié à l'exposition à l'amiante. Il a retenu la responsabilité de l'État, en sa qualité d'employeur, pour manquement à son obligation de sécurité envers l'agent, constatant l'absence de mesures de protection adéquates. Concernant la prescription, le tribunal a appliqué la loi du 31 décembre 1968 et la jurisprudence du Conseil d'État, en estimant que le délai court à compter de la publication de l'arrêté inscrivant l'établissement sur la liste ouvrant droit à l'ASCAA, car cet acte porte à la connaissance de l'agent l'existence de sa créance.
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale de Mme B..., car l'administration a délivré l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée, rendant sa requête sans objet. Le juge applique les articles L. 521-2 et L. 522-1 du code de justice administrative pour ce constat. Il condamne néanmoins l'État à verser à la requérante la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étranger visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et d'instruire son dossier. Le juge a estimé que le requérant, qui disposait encore d'une attestation de prolongation d'instruction valable, ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. La requête a donc été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans instruction ni audience.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E... B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, son assignation à résidence et les mesures associées. Le tribunal a estimé que la préfète de l'Essonne avait légalement fondé sa décision sur des éléments caractérisant un trouble à l'ordre public, notamment des condamnations et interpellations, et que les conditions d'une assignation à résidence étaient remplies. La juridiction a appliqué les dispositions du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a jugé que le respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ne faisait pas obstacle à ces mesures dans le cas d'espèce.
Avocat : TOMASI
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de mesures associées. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil. Il n'examine pas le fond du recours. **Textes appliqués** : L'ordonnance est motivée par les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribuent la compétence au tribunal du lieu de résidence du requérant (ici, la Seine-Saint-Denis).
Avocat : PARTOUCHE-KOHANA STÉPHANIE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, s'est prononcé sur une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a déclaré son incompétence territoriale, car le requérant résidait dans le Val-d'Oise à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Cergy-Pontoise.
Avocat : BENVENUTO
**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement d'une personne reconnue prioritaire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent pour statuer sur la demande de provision, car un jugement au fond intervenu antérieurement a déjà alloué une indemnité, ce qui prive la demande de son objet. Il rejette également la demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles. **Textes appliqués** : Articles R. 541-1 et L. 761-1 du code de justice administrative (procédure de référé et frais irrépétibles).
Avocat : TOMAS
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet de police prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français de deux à quatre ans. La juridiction estime que la décision est suffisamment motivée et que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte, conformément aux articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'absence de régularisation du séjour du requérant, de ses condamnations pénales récentes et de l'absence d'attaches en France, qui caractérisent une menace pour l'ordre public.
Avocat : TOMASI