22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 018
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., une étudiante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son certificat de résidence et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait correctement appliqué le titre III du protocole de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non le code général des étrangers, pour statuer sur la demande de renouvellement d'une ressortissante algérienne. Les moyens tirés de la méconnaissance du droit au respect de la vie privée (article 8 de la CEDH) et des conditions de séjour étudiant ont également été écartés.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral lui interdisant le retour sur le territoire français pour 36 mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris par une autorité délégataire compétente, était légal et suffisamment motivé. Il a estimé que le préfet de police avait correctement appliqué les critères de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tenant compte de la situation individuelle de l'intéressé et de l'absence de circonstances humanitaires justifiant de ne pas prononcer cette interdiction.
Avocat : RULA-TOURNADRE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction estime que le préfet de police était compétent pour prendre ces décisions, que leur motivation est suffisante et qu'elles sont légalement fondées sur l'article L. 611-1 du CESEDA, au motif que l'intéressé s'est vu définitivement refuser le statut de réfugié. Les moyens tirés de la méconnaissance des droits procéduraux et de la violation de l'article 3 de la CEDH sont écartés.
Avocat : RULA-TOURNADRE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge constate que le dossier du requérant était incomplet (absence d'autorisation de travail) lors de sa demande, ce qui fait que le silence de la préfecture ne vaut pas décision de rejet mais simple refus d'enregistrement, insusceptible de recours. La requête est donc rejetée en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et de l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus d'octroi d'une allocation temporaire d'invalidité à une infirmière hospitalière. **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Amiens (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la décision de refus du 29 avril 2024 n'a pas pour base légale une précédente décision rejetant l'imputabilité au service (annulée par ailleurs), et que la requérante ne remplit pas les conditions légales pour bénéficier de l'allocation, sa maladie n'étant pas reconnue comme professionnelle. **Textes appliqués** : Loi n°86-33 du 9 janvier 1986 (article 80) et décret n°2005-442 du 2 mai 2005, relatifs aux conditions d'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité dans la fonction publique hospitalière.
Avocat : DONNETTE CHRISTOPHE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que les moyens soulevés (incompétence du signataire, défaut de motivation, défaut d'examen de la situation personnelle) étaient infondés. Elle a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 572-1) pour constater la légalité de la procédure d'éloignement.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer un ressortissant sénégalais pour la remise de son titre de séjour dans un délai de sept jours. Le juge a considéré que la situation était urgente, l'intéressé étant sans titre valide et ayant perdu son emploi, et que la mesure était utile et ne faisait obstacle à aucune décision. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et l'État a été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais engagés.
Avocat : TOUJAS
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre l'État à délivrer un visa de retour pour un enfant mineur. Le juge constate que le visa a été délivré le jour même du dépôt de la requête, rendant la demande d'injonction sans objet. Il ordonne néanmoins à l'État de verser à la requérante la somme de 550 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour ses frais non compris dans les dépens.
Avocat : TOUERE ELENGA
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral de retrait d'armes et d'inscription au fichier des interdits. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif aux désistements.
Avocat : TOURNIER
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E... D... et de Mme F... H... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de certificat de résidence et d'éloignement. Le juge a estimé que le préfet du Nord était compétent et que les décisions contestées n'étaient entachées d'aucune illégalité, notamment au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les demandes d'injonction et de condamnation de l'État ont également été rejetées.
Avocat : AARPI PANTONE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante, Mme B..., de sa demande d'annulation d'un titre exécutoire. Ce désistement est la conséquence de l'absence de réponse de l'intéressée à une invitation du tribunal à confirmer le maintien de ses conclusions, dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La juridiction applique également l'article R. 222-1 du même code pour constater ce désistement.
Avocat : LAJUGIE VICTOIRE
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a renvoyé le dossier au Tribunal administratif de Clermont-Ferrand pour incompétence territoriale. Le sujet principal est la contestation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a appliqué les articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 351-3 du code de justice administrative, considérant que l'assignation à résidence de l'étranger dans le Puy-de-Dôme rendait le tribunal de Clermont-Ferrand compétent.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de l'Essonne de lui permettre de déposer un dossier de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas caractérisé l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en raison d'un délai important entre l'expiration de son dernier récépissé et sa saisine du tribunal. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d’une étudiante étrangère visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction pour son titre de séjour. Le juge a estimé que les difficultés académiques, professionnelles et personnelles invoquées ne caractérisaient pas l’urgence particulière requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative. La requérante peut contester la décision implicite de rejet née du silence de l’administration via un recours pour excès de pouvoir, sur le fondement des articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Avocat : ARBOR TOURNOUD PIGNIER WOLF
Avocat : TOKPO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise qui avait classé sans suite la demande de titre de séjour de M. E... et annulé sa convocation en préfecture. Le juge a retenu que le préfet, en refusant d'enregistrer la demande au motif d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) antérieure, avait commis une erreur de droit. En effet, l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permet de refuser la délivrance d'un titre, mais pas d'en refuser l'enregistrement et l'instruction. Le tribunal a donc enjoint au préfet de convoquer M. E... pour enregistrer sa demande.
Avocat : TOUJAS
Avocat : TOKPO
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête d'un fonctionnaire des finances publiques, également élu municipal, qui contestait le refus de l'administration de prendre en charge ses frais de défense au titre de la protection fonctionnelle. Le tribunal a jugé que la demande de l'agent, relative à une plainte pénale déposée contre le maire de sa commune, ne relevait pas du champ de la protection fonctionnelle prévue par l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 (code général de la fonction publique). Il a considéré que les faits litigieux, un courrier du maire, n'étaient pas imputables à l'exercice de ses fonctions de contrôleur des finances publiques mais à son mandat d'élu local.
Avocat : CATTOIR
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante, bien que déposant une première demande au titre de sa vie familiale, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour obtenir une mesure provisoire. La requête a donc été rejetée sans examen au fond, conformément à la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN