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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 334 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 334

Décisions totales

383 581

Ordonnances

270 167

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : TOMASIEffacer tout
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515418

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 6 décembre 2025 du préfet de l'Isère lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), ni à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), compte tenu de son maintien dans le flou sur son identité et de l'absence de justificatif d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. Le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour ont été jugés légaux, le requérant ne justifiant pas de garanties de représentation suffisantes et ayant déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement.

Avocat : TOMASI

12 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510797

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A., ressortissante ivoirienne, qui demandait l’annulation des arrêtés du préfet de police l’obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l’intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a estimé que, malgré la présence de ses trois enfants nés en France, elle ne justifiait pas d’une intégration sociale ou professionnelle suffisante et conservait des attaches en Côte d’Ivoire. Les moyens tirés de la méconnaissance des conventions internationales et de l’erreur manifeste d’appréciation ont donc été écartés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TOMASI

11 décembre 2025• 8ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521213

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant sénégalais et père d’un enfant reconnu réfugié, d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait, postérieurement à l’introduction de la requête, délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à séjourner et travailler, rendant ainsi sans objet les conclusions à fin de suspension et d’injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a mis à la charge de l’État une somme de 500 euros au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

11 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521267

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant malien. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Seine-Saint-Denis a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 2 mars 2026, maintenant ses droits et permettant la poursuite de l'examen de sa demande. Cette délivrance a fait perdre son intérêt à la requête en référé suspension. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

11 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521303

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant ivoirien et père d’un enfant reconnu réfugié, d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident. Le juge a constaté que le préfet avait délivré au requérant, postérieurement à l’introduction de la requête, une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à séjourner et travailler, rendant ainsi sans objet les conclusions à fin de suspension et d’injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a mis à la charge de l’État une somme de 500 euros au titre des frais d’instance, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

11 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521988

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de police du 10 juillet 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux, jugeant la décision de refus de séjour suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas application de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'obligation de quitter le territoire français ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : TOMASI

11 décembre 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522878

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 7 juillet 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni erreur de droit en n'usant pas de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, la durée de présence et l'activité professionnelle du requérant ne constituant pas un motif exceptionnel. La décision a également été jugée conforme à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. A... étant célibataire, sans enfant et disposant d'attaches familiales en Tunisie. Les textes appliqués sont l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : TOMASI

11 décembre 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512523

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en formation collégiale, a examiné les recours de M. B..., ressortissant marocain, contre le refus de titre de séjour du préfet de police (7 avril 2025) et les décisions d’éloignement du préfet des Hauts-de-Seine (26 août 2025). Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, l’erreur de fait, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions administratives contestées, en application de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : TOMASI

11 décembre 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522752

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 10 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, contrairement à ce que soutenait le requérant, et qu'elle n'était entachée d'aucun défaut d'examen ou vice de procédure. Sur le fond, les juges ont estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que les éléments fournis par M. A... ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français, fondée sur le refus de titre, a également été jugée légale.

Avocat : TOMASI

11 décembre 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503950

Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant égyptien, qui demandait l'annulation d'un arrêté du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé, notamment lors de son audition. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

10 décembre 2025• 8ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503957

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le droit d'être entendu avait été respecté lors d'une audition préalable et que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a également jugé que l'activité professionnelle récente et l'absence de liens familiaux en France ne constituaient pas une erreur manifeste d'appréciation. La décision se fonde notamment sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

10 décembre 2025• 8ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520759

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A..., réfugié. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie, le requérant étant privé de la possibilité de travailler et exposé à une mesure d'éloignement. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ne pouvant légalement refuser la délivrance d'un titre de séjour à un réfugié reconnu. En conséquence, le tribunal a suspendu l'exécution de la décision implicite et enjoint au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

10 décembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515388

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B..., ressortissant albanais, contestant un arrêté préfectoral du 6 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, assorti d'un refus de délai de départ volontaire, d'une fixation du pays de destination et d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a annulé l'arrêté, jugeant que la préfète de l'Isère avait commis une erreur de droit en fondant l'obligation de quitter le territoire sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B..., entré en France en 2021 en tant que mineur isolé pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, ne pouvait être regardé comme s'y étant maintenu sans être muni d'un visa. Par voie de conséquence, les décisions subséquentes de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont également été annulées.

Avocat : TOMASI

10 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510219

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 6 mars 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. E..., un ressortissant étranger résidant en France depuis 2016 avec une insertion professionnelle et familiale établie. La juridiction retient une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle du requérant, au regard de la durée de son séjour régulier, de son activité professionnelle stable et de la présence de sa famille en France. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour autorisant à travailler sous trois mois, sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : TOMASI

10 décembre 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515318

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... (alias B... C...), ressortissant libyen, contestant l'arrêté préfectoral du 5 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a notamment écarté les moyens tirés du défaut de motivation et de l'absence d'examen particulier, et a jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le refus de délai de départ volontaire a été validé sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du risque de soustraction à la mesure. Enfin, l'interdiction de retour d'un an a été jugée proportionnée, compte tenu de la menace à l'ordre public.

Avocat : TOMASI

10 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521457

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire en application de la loi du 10 juillet 1991. Il a également condamné l’État à verser 500 euros à son avocat au titre de l’article 37 de cette même loi.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

9 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521442

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était initialement requis par M. B... pour suspendre la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a fait droit à la demande de l’intéressé en lui délivrant une attestation de décision favorable. Le juge des référés constate qu’il n’y a dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction sous astreinte. Il met à la charge de l’État le versement de 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

9 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520868

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour « étudiant » de Mme A..., ressortissante ivoirienne. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet de la Seine-Saint-Denis, estimant que la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction ne privait pas d’objet la demande de suspension. La solution retenue par le juge des référés n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’analyse porte sur les conditions d’urgence et de doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard des articles L. 422-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

9 décembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513858

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de la préfète de l'Essonne sur la demande de renouvellement de carte de résident de Mme B..., ressortissante ivoirienne. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-1, L. 424-3 et L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de l'intéressée et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Avocat : TOMASI

9 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505665

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par Mme A..., ressortissante ivoirienne, a examiné la légalité de l'arrêté du préfet de police du 9 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de ses attaches familiales et de son insertion en France. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a considéré que les éléments apportés par Mme A... (présence de sa mère et de sa sœur en France, durée de séjour, insertion professionnelle) ne suffisaient pas à établir une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, justifiant ainsi le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire.

Avocat : TOMASI

9 décembre 2025• 2e Section - 1re Chambre