412 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
412
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 421
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension du rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par conséquent, la demande de suspension et d'injonction a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : TRAORE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "recherche d'emploi" et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que la requérante, titulaire d'un diplôme de niveau master, ne justifiait pas d'un projet professionnel concret correspondant à sa formation, comme l'exige l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée garanti par l'article 8 de la CEDH.
Avocat : MAGLOIRE TRAORE
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que le ministre de l'intérieur, en vertu de son large pouvoir d'appréciation (article 48 du décret du 30 décembre 1993 et article 21-15 du code civil), a pu légalement fonder sa décision sur des faits de violence datant de 2014, considérés comme ni anciens ni dépourvus de gravité. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 21-27 du code civil, sont écartés comme inopérants ou sans incidence.
Avocat : TRAORE
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'éloignement et d'interdiction de territoire. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas joint la décision attaquée à son recours, malgré une mise en demeure de régulariser, et ne justifie pas d'une impossibilité de la produire. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Avocat : TRAORE
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société MicroPort CRM France visant à annuler la procédure de passation d'un marché public de dispositifs médicaux par le centre hospitalier du Mans. Le juge estime que les griefs, qui portent sur l'appréciation de la valeur technique de l'offre d'un concurrent, relèvent de l'appréciation des mérites des offres et ne constituent pas un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence qu'il lui appartient de contrôler en application des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative. La requête est donc déclarée irrecevable.
Avocat : TRAORE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler le refus de son visa de court séjour pour la France. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision initiale du consulat, celle-ci ayant été remplacée par la décision expresse du sous-directeur des visas du 15 février 2024, qui constitue désormais le seul acte attaquable. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui organise le recours administratif préalable obligatoire.
Avocat : TRAORE
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a constaté que le requérant, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, ne l'avait pas produit dans le délai légal de quinze jours, entraînant un désistement réputé d'office. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TRAORE
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur une requête en excès de pouvoir concernant le rejet d'une demande de naturalisation. Il constate que la requête est un doublon d'une autre procédure déjà enregistrée. Par conséquent, il ordonne la radiation de ce doublon du greffe et son jonction à la procédure principale.
Avocat : TRAORE
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension et en référé-provision concernant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour d'une personne réfugiée. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : La requérante s'étant désistée de ses demandes de suspension et d'injonction, le juge des référés n'a pas à statuer sur le fond de ces dernières. En revanche, il l'admet au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. **Textes appliqués** : Article 20 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : TRAORE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler la décision du ministre de l'intérieur du 20 octobre 2022, qui avait confirmé l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle, prise en réponse au recours administratif préalable obligatoire, se substituait pleinement à la décision préfectorale initiale, rendant les moyens dirigés contre cette dernière inopérants. La juridiction a rappelé que l'octroi de la naturalisation, régi par les articles 21-15 et 27 du code civil ainsi que par le décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, relève du pouvoir discrétionnaire de l'administration, qui peut légalement prononcer un ajournement.
Avocat : TRAORE
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante géorgienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était régulière, suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, après le rejet de sa demande d'asile. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : TRAORE
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé une décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant une demande de naturalisation. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision au motif qu'elle n'était pas motivée, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, l'administration n'ayant pas communiqué ses motifs à l'intéressée dans le délai d'un mois. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et a condamné l'État à verser une somme d'argent à la requérante.
Avocat : TRAORE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision du ministre de l'intérieur ajournant sa demande de naturalisation à deux ans. Le tribunal a jugé que le ministre, dans l'exercice de son large pouvoir d'appréciation prévu par l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, n'avait pas commis d'erreur manifeste en retenant le motif de l'insuffisance et de l'instabilité des ressources de la requérante. Les autres moyens, notamment l'absence d'examen de sa situation personnelle et son degré d'intégration, ont été écartés.
Avocat : TRAORE
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l’intérieur du 17 novembre 2022 ajournant la demande de naturalisation du requérant. La juridiction a retenu que cette décision était insuffisamment motivée, méconnaissant ainsi l’article 49 du décret du 30 décembre 1993 et l’article 27 du code civil. Elle a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros au requérant au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TRAORE
**Sujet principal** : Recours contre l'ajournement d'une demande de naturalisation pour aide au séjour irrégulier d'un partenaire de PACS. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de la décision d'ajournement. Il estime que l'administration a pu, sans erreur manifeste, tenir compte de l'aide au séjour irrégulier pour apprécier le comportement de la requérante, et que les moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance des textes) ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Article 21-15 du code civil, article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 (pouvoir discrétionnaire d'appréciation), article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration (motivation des décisions implicites), et articles 515-4 du code civil et L. 823-9 du CESEDA (dont les dispositions n'empêchent pas une appréciation administrative défavorable).
Avocat : TRAORE
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui s'est substituée à la décision consulaire lui refusant un visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que la commission s'était approprié les motifs initiaux du refus, fondés sur le caractère incomplet ou non fiable des informations fournies pour justifier l'objet et les conditions du séjour. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens soulevés par M. A... n'étaient pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles D. 312-3 et D. 312-8-1, ainsi que sur la directive 2016/801 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étudiants.
Avocat : TRAORE
Avocat : TRAORE
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral. Concernant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), la demande est jugée irrecevable car la contestation de cette mesure relève d'une procédure spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 722-7 et L. 722-8 CESEDA), et non de la procédure de référé-suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Concernant le rejet de la demande de titre de séjour, le juge estime qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : TRAORE
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant à contester le rejet d'une demande de naturalisation. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : TRAORE
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à contester le rejet implicite de son recours hiérarchique contre un refus de naturalisation. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été enregistrée après l'expiration du délai de deux mois pour agir, lequel avait commencé à courir le 4 novembre 2025. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administratif relatives aux délais de recours (articles R. 421-1 et R. 421-5) et au pouvoir de rejet par ordonnance (article R. 222-1).
Avocat : TRAORE