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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

288 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

288

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 768

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : TRAOREEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215114

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant mexicain, qui contestait la décision du ministre de l’intérieur d’ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur l’absence de ressources suffisantes et stables, le parcours professionnel du requérant étant jugé insuffisamment établi. La décision ministérielle du 31 octobre 2022, qui s’est substituée à la décision implicite initiale, a été considérée comme suffisamment motivée. Cette solution s’appuie sur l’article 21-15 du code civil et l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l’administration un large pouvoir d’appréciation en matière de naturalisation.

Avocat : TRAORE

16 octobre 2025• 4ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516652

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., réfugiée, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, ce qui méconnaît la condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TRAORE

7 octobre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2513642

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. F, agissant pour sa fille mineure, contestant le refus implicite de la Commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge a constaté que la décision implicite de rejet était née le 7 avril 2025, mais que la requête n’avait été enregistrée que le 5 août 2025, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Cette irrecevabilité, fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles D. 312-3, D. 312-4 et D. 312-8-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’a pu être régularisée.

Avocat : TRAORE

29 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506730

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 22 janvier 2025 par lequel le préfet de police a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A... établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants français. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais d'instance.

Avocat : TRAORE

29 septembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515910

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 3 septembre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le juge a relevé que le préfet avait commis des erreurs de fait en indiquant que l'intéressé était entré en France en 2019 et n'avait pas demandé le renouvellement de son titre de séjour, alors qu'il y résidait depuis 1990 et avait déposé une demande de renouvellement. Ces erreurs ont été jugées déterminantes sur le sens de la décision, sans que la menace pour l'ordre public invoquée ne suffise à la justifier. La décision a été prise en application des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TRAORE

24 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516176

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa d'étudiant à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, car le requérant avait saisi la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) sans attendre sa décision, et que les circonstances invoquées (proximité de la rentrée, frais engagés) ne caractérisaient pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. L'ordonnance rappelle que l'octroi d'un visa de long séjour pour études ne constitue pas un droit et que le requérant peut poursuivre ses études dans son pays d'origine ou demander un report d'inscription. La solution est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TRAORE

23 septembre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2315037

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet du Val-de-Marne classant sans suite une demande de naturalisation, se déclare incompétent territorialement. Il estime que cette décision, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, n’entre pas dans le champ des recours prévus à l’article R. 312-18 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal de Nantes pour les décisions du ministre. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal administratif de Melun, dans le ressort duquel se situe le préfet du Val-de-Marne. Par ordonnance, le tribunal transmet donc le dossier à cette juridiction.

Avocat : TRAORE

26 août 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502661

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 6 août 2024 par lequel le préfet de l’Essonne avait obligé M. B à quitter le territoire français. Le juge a estimé qu’il n’était pas compétent pour suspendre une mesure d’éloignement dans l’attente de la décision de la cour administrative d’appel de Paris, déjà saisie d’un appel contre le jugement de rejet du tribunal de Montreuil. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : TRAORE

22 août 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502620

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A C, qui demandait l’annulation d’une décision du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités portugaises. Le requérant n’avait pas indiqué son domicile dans sa requête, et n’a pas régularisé cette omission malgré une demande du tribunal, en application des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : TRAORE

12 août 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509313

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a constaté le désistement d’office de la requête de M. B. Ce dernier avait introduit un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français. En application de l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le requérant n’ayant pas produit son mémoire complémentaire dans le délai de quinze jours suivant l’enregistrement de sa requête sommaire, il est réputé s’être désisté. Il est donné acte de ce désistement.

Avocat : TRAORE

12 août 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511927

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité manifeste, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le juge a constaté que l'arrêté, notifié le 23 décembre 2024 par pli recommandé non réclamé, n'avait été contesté que le 9 juillet 2025, soit au-delà du délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été jugée tardive.

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28 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212977

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A D C, ressortissant gabonais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre avait fondé cet ajournement sur l'absence de ressources suffisantes et stables, estimant que son insertion professionnelle n'était pas pleinement réalisée. Le tribunal a jugé que, malgré les efforts d'insertion de M. C et l'amélioration de sa situation professionnelle après la décision, le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son large pouvoir d'opportunité. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

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25 juillet 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404467

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C A, agissant pour son fils D F A, demandant l'annulation du refus de délivrance d'un visa de court séjour. La juridiction a estimé que la décision du sous-directeur des visas, fondée sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 32 du règlement (CE) n° 810/2009. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 3 et 16 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme le refus de visa en raison des doutes raisonnables sur la volonté de l'enfant de quitter le territoire Schengen avant l'expiration du visa.

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25 juillet 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404470

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour. La décision attaquée, fondée sur l'article 32 du règlement (CE) n° 810/2009, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation, le tribunal estimant que le risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires était établi. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme a également été écarté. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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25 juillet 2025• 10ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512074

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. A..., formée par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, car la requête au fond serait examinée par une formation collégiale en septembre ou octobre 2025. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, incluant la méconnaissance des articles L. 423-1, L. 423-2 et L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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15 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209453

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B D, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement se fonder sur l'aide au séjour irrégulier de son conjoint, même si cette aide n'est pas pénalement répréhensible, car elle constitue une méconnaissance des lois de la République relevant de son large pouvoir d'appréciation. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'ajournement n'affectant pas la vie privée et familiale. La solution s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

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2 juillet 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302167

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de naturalisation opposé par le ministre de l'intérieur. La décision explicite du ministre du 15 mars 2023 s'est substituée à la décision implicite initiale. Le tribunal a jugé que cette décision était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur une interdiction de gérer prononcée par le tribunal de commerce. Il a également précisé que le ministre avait fait application de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, et non de l'article 21-27 du code civil.

Avocat : TRAORE

27 juin 2025• 12eme chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205877

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, la décision ayant été ultérieurement motivée par une insuffisance de connaissances sur l'histoire, les règles de vie en société et les droits et devoirs du citoyen français. Il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 21-24 du code civil et de l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, compte tenu des lacunes constatées lors de l'entretien d'assimilation. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : TRAORE

24 juin 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308496

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 20 avril 2023 confirmant l'ajournement à deux ans de la demande de naturalisation de Mme B. Le ministre s'était fondé sur le seul emploi de l'intéressée au sein d'une banque qatarie pour estimer qu'elle conservait des liens forts avec l'étranger. Le tribunal juge que ce motif, en l'absence d'éléments sur la nature des fonctions exercées et alors que Mme B n'est pas ressortissante du Qatar, ne suffit pas à établir un lien d'allégeance avec une puissance étrangère, constituant une erreur manifeste d'appréciation. La décision est annulée sur le fondement des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : TRAORE

24 juin 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318248

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. M'bouillet A, ressortissant malien, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité d'enfant d'un ressortissant français. La juridiction a estimé que la décision de la commission de recours, qui s'était substituée à la décision consulaire, était suffisamment motivée et fondée sur une base légale appropriée. Le tribunal a également jugé que les documents d'état civil produits ne permettaient pas d'établir le lien de filiation avec un ressortissant français, écartant ainsi les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 311-1, L. 312-2 et L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TRAORE

23 juin 2025• 9ème chambre