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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 257 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 257

Décisions totales

383 581

Ordonnances

295 959

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : VANEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507897

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet de police du 18 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) concernant l'information et l'entretien individuel, et de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert. Les textes appliqués incluent le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : IVANOVIC FAUVEAU

30 avril 2025• 8e Section - MESD
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2000333

Le Tribunal Administratif de La Réunion était saisi par M. B D et Mme A C de demandes de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2014 et 2015, contestant le refus de la réduction d’impôt prévue à l’article 199 undecies A du code général des impôts pour leur résidence principale à La Réunion. Les requérants soutenaient notamment que leur logement, alternativement occupé par eux et loué, devait être considéré comme leur habitation principale et que la procédure de contrôle était irrégulière. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, jugeant que les conditions légales pour bénéficier de la réduction d’impôt n’étaient pas remplies, car l’affectation du logement à titre de résidence principale n’était pas exclusive en raison des locations saisonnières. Il a également écarté les moyens relatifs à l’irrégularité de la procédure et à l’absence de débat contradictoire, et confirmé le bien-fondé des majorations pour manquement délibéré.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VAN DER BEKEN

29 avril 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2205518

Le Tribunal Administratif de Marseille a jugé deux requêtes jointes concernant la société A textiles et son associée unique, Mme A. La société contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, tandis que Mme A contestait des impositions sur le revenu résultant d'un passif injustifié. Le tribunal a rejeté les deux requêtes, considérant que la société avait changé d'activité au sens de l'article 221-5 du code général des impôts, car la sous-location de ses locaux après la cessation de son activité commerciale constituait une activité civile distincte. Il a également confirmé que le passif injustifié de 1 150 513 euros correspondait à une dette non justifiée, justifiant la taxation des sommes comme revenus distribués à Mme A sur le fondement du a de l'article 111 du même code.

Avocat : YVANT

24 avril 2025• 6ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2204930

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de la société A textiles et de Mme A. La société contestait un redressement d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 à 2019, arguant de l'absence de changement d'activité au sens de l'article 221-5 du code général des impôts. Mme A contestait, sur le fondement du a de l'article 111 du même code, la taxation de sommes considérées comme des revenus distribués. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions supplémentaires et les pénalités correspondantes.

Avocat : YVANT

24 avril 2025• 6ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209060

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. C d’une demande d’indemnisation fondée sur la responsabilité du CHRU de Lille pour une infection nosocomiale contractée en septembre 2016. Le tribunal a rejeté la requête de M. C et les conclusions de la CPAM, estimant que l’infection n’était pas nosocomiale car survenue plus de deux semaines après l’ablation des sondes urétérales, alors que le patient était à domicile, et que les germes en cause pouvaient provenir de son environnement extra-hospitalier. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la présomption de responsabilité des établissements de santé pour les infections nosocomiales, dont les conditions n’étaient pas réunies en l’espèce.

Avocat : VANDENBUSSCHE

23 avril 2025• 6ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401284

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A et de M. E, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré le 12 septembre 2023 par le maire de Publier à la société Caseddu pour un bâtiment de sept logements. Les requérants contestaient la légalité de l'arrêté en invoquant la méconnaissance des articles U 3.1, U 7, U 8 et U 9 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Publier, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'article U 3.1, estimant que l'accès au projet ne présentait pas de risque pour la sécurité au vu des éléments du dossier. La solution retenue est le rejet de la requête, sans que les autres moyens soient examinés dans l'extrait fourni.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LEVANTI

22 avril 2025• 2ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2209054

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B, détenu, contestant la sanction de 30 jours de cellule disciplinaire pour violences. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre le compte rendu d'incident (acte préparatoire) et contre la décision de la commission de discipline, cette dernière étant substituée par la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires sur recours préalable obligatoire. Sur le fond, le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de base légale (substitution opérée par le ministre), le délai de rédaction du compte rendu, la composition de la commission et le défaut d'accès aux preuves vidéo. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions au titre des frais de justice.

Avocat : VANNIER

22 avril 2025• 7éme chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510685

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l'admettre sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la confidentialité des éléments de la demande d'asile avait été respectée et que les conditions matérielles de l'entretien n'avaient pas entravé le récit du requérant. Il a jugé que la décision du ministre, fondée sur l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation et ne méconnaissait ni le principe de non-refoulement ni les articles 33 de la convention de Genève et 3 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : VANDECASTEELE

22 avril 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510379

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, ressortissante gambienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 14 avril 2025 lui refusant l'admission sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de la confidentialité, estimant que la simple remise de l'arrêté sous pli non confidentiel n'y portait pas atteinte. Il a également jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur de droit en appréciant la crédibilité des déclarations de la requérante pour conclure au caractère manifestement infondé de sa demande d'asile, conformément aux articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VANDECASTEELE

22 avril 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2412320

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A, ressortissant afghan, d’un recours contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer une carte de résident en qualité de réfugié. En cours d’instance, le préfet a délivré au requérant une carte de résident valable dix ans. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a mis à la charge de l’État le versement de 1 100 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : VI VAN

17 avril 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509991

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police du 27 février 2025 mettant en demeure MM. A, Kouyate et Kourouma de quitter un appartement occupé sans droit ni titre. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant produit aucun élément justifiant de leur situation de précarité ou de l'absence de solution de relogement. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de droit, atteinte à la vie privée et familiale).

Avocat : VANNIER

16 avril 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503535

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 26 février 2025 interdisant la présentation au public d'animaux non domestiques par son établissement "Le Parc des Perroquets". Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de compétence du signataire, le défaut de motivation ou le détournement de pouvoir, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de médiation a été rejetée en raison de l'opposition du préfet. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 213-7 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'environnement.

Avocat : SCHOLAERT & IVANOVITCH AVOCATS AARPI

15 avril 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503049

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D C, ressortissant gambien, qui contestait la décision du préfet de l'Oise fixant le pays de destination de son éloignement, exécutant une peine d'interdiction du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que la méconnaissance du droit d'être entendu. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : VANSTEELANT

14 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201576

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, un agent public, qui demandait la condamnation de la collectivité de Corse pour harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les éléments fournis par le requérant, notamment le refus d'aménagement de poste et l'ordre de reprendre le travail après un accident, ne constituaient pas des présomptions de harcèlement moral au sens des articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris la provision, l'expertise médicale et la communication de documents.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PROVANSAL-D'JOURNO-GUILLET & ASSOCIES

11 avril 2025• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2311225

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A, ressortissant suisse, contestant un arrêté du ministre de l'intérieur du 23 mars 2023 portant interdiction administrative du territoire français. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le ministre, l'arrêté ayant reçu une exécution complète. Il a annulé la décision pour insuffisance de motivation, l'arrêté ne mentionnant aucune circonstance de fait propre à M. A, en méconnaissance des articles L. 321-1 et L. 321-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VANNIER

10 avril 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313880

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du ministre de l'intérieur du 2 juin 2023 portant interdiction administrative du territoire français à l'encontre de Mme A, ressortissante italienne, ainsi que la décision du 6 juin 2023 fixant le pays de renvoi. Le tribunal estime que le ministre n'a pas démontré que le comportement personnel de l'intéressée constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, au sens de l'article L. 222-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'interdiction de territoire est annulée pour inexacte application des textes.

Avocat : VANNIER

10 avril 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313891

Le Tribunal Administratif de Paris annule les arrêtés du ministre de l'intérieur des 2 et 6 juin 2023 interdisant le territoire français à M. B, ressortissant italien, jusqu'au 11 juin 2023 et fixant le pays de destination. Le tribunal juge que le ministre a fait une inexacte application de l'article L. 222-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les éléments généraux invoqués sur les manifestations ne caractérisant pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave dans le comportement personnel de l'intéressé. Par voie de conséquence, la décision refusant un délai de départ volontaire est également annulée.

Avocat : VANNIER

10 avril 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313864

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du ministre de l'intérieur des 2 et 6 juin 2023 portant interdiction administrative du territoire français à l'encontre de Mme B, ressortissante italienne. Le juge estime que les éléments invoqués par le ministre, relatifs à la participation de l'intéressée à une manifestation, ne suffisent pas à caractériser une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, au sens de l'article L. 222-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal fait droit à la demande d'annulation sans examiner les autres moyens.

Avocat : VANNIER

10 avril 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303964

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par M. B pour contester un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) de 5 683,80 euros, réclamé par France Travail pour une activité non déclarée entre mai 2018 et novembre 2019. Le requérant demandait principalement la réduction de cet indu à 1 339,09 euros et un échéancier de paiement. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les règles de cumul entre l'ASS et une activité non salariée, même non rémunérée, ne permettent le maintien de l'allocation que pendant 12 mois maximum, et que l'absence de déclaration de cette activité constituait une fausse déclaration. La décision s'appuie sur les articles R. 5425-2, R. 5425-3, R. 5425-4 et L. 5412-2 du code du travail, ainsi que sur l'article 1302 du code civil.

Avocat : CABINET VANNEAU

10 avril 2025• 10ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508216

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir une injonction de convocation en vue de la remise d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, le préfet de police ayant délivré un rendez-vous à l'intéressé après l'introduction de l'instance. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle.

Avocat : VI VAN

9 avril 2025