628 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
628
Décisions totales
383 581
Ordonnances
241 572
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET;SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A..., praticien attaché associé, contestant la décision de l'AP-HP de mettre fin à ses fonctions. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée était fondée sur l'article 83 de la loi du 21 décembre 2006, qui prévoit la fin de l'attestation d'exercice temporaire au plus tard le 30 avril 2023. Les moyens soulevés par M. A..., notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le vice de procédure, ont été écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : CABINET THOUVENIN, COUDRAY ET GREVY (SCP)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., assistante sociale des administrations de l'État, qui demandait l'annulation du refus implicite du ministre de l'économie de lui verser la prime de revalorisation prévue par le décret du 28 avril 2022. Le tribunal a jugé que la décision n'avait pas à être précédée de l'avis de la commission administrative paritaire. Surtout, il a estimé que Mme C..., bien qu'appartenant au corps éligible, n'exerçait pas ses fonctions au sein d'un établissement ou service mentionné à l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, mais dans un service d'action sociale des ministères économiques et financiers. Par conséquent, elle ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de cette prime.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par l'Union syndicale CGT de la RATP d'un recours en excès de pouvoir contre le plan de prévisibilité du service établi unilatéralement par la RATP le 15 février 2023. Le syndicat soutenait que ce plan était entaché d'irrégularités procédurales et qu'il méconnaissait l'article L. 1222-7 du code des transports, notamment en ne précisant pas les moyens matériels indispensables et en portant une atteinte disproportionnée au droit de grève. Le tribunal a examiné la légalité du plan au regard des exigences de cet article. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure indique que le tribunal a envisagé une annulation à effet différé, sollicitant les parties sur le délai nécessaire pour remédier aux vices constatés.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., salarié protégé, d'une demande de suspension de la décision du 15 septembre 2025 par laquelle l'inspection du travail a autorisé son licenciement disciplinaire par Paris Habitat. Le juge des référés a constaté que la décision de licenciement avait été notifiée à M. B... par courrier du 29 septembre 2025, rendant ainsi la décision administrative d'autorisation déjà exécutée. En conséquence, la demande de suspension, qui ne peut porter que sur une décision encore susceptible d'exécution, a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B C, a examiné une demande d’annulation d’un courriel de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) du 16 janvier 2023, intégrant les congés de la semaine d’hiver dans les jours d’aménagement et de réduction du temps de travail (ARTT) pour l’ensemble des agents. Le tribunal a estimé que cette décision, relative à l’organisation d’un service à compétence nationale, présentait un caractère réglementaire. En application des articles R. 311-1 et R. 351-2 du code de justice administrative, il a constaté son incompétence et ordonné la transmission du dossier au Conseil d’État, seul compétent pour en connaître en premier et dernier ressort.