mercredi 27 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2313466 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET THOUVENIN, COUDRAY ET GREVY (SCP) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 8 juin et 21 août 2023 et 13 juin 2025, M. B C, représenté par la SCP G. Thouvenin, O. Coudray et M. A, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler le courriel du 16 janvier 2023, par lequel la section des ressources humaines de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) a intégré les congés de la semaine d'hiver dans les jours relatifs aux aménagements et réductions du temps de travail (ARTT) pour l'ensemble des agents de l'IGAS, ensemble la décision implicite portant rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mai 2025, la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles conclut au rejet de la requête de M. C.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-2 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'Etat qui poursuit l'instruction de l'affaire () ".
2. Aux termes de l'article R. 311-1 du même code : " Le Conseil d'Etat est compétent pour connaître en premier et dernier ressort : () 2° Des recours dirigés contre les actes réglementaires des ministres et des autres autorités à compétence nationale et contre leurs circulaires et instructions de portée générale () ".
3. En l'espèce, la requête enregistrée par M. C tend à l'annulation du courriel du 16 janvier 2023 par laquelle la section des ressources humaines de l'IGAS a intégré les congés de la semaine d'hiver dans les jours relatifs aux ARTT pour l'ensemble des agents de l'IGAS, ensemble la décision implicite portant rejet de son recours gracieux. La décision révélée par ce courriel étant relative à l'organisation du service de cette inspection à compétence nationale, placée sous l'autorité des ministères sociaux, a ainsi un caractère réglementaire. Donc, en vertu des dispositions de l'article R. 311-1 du code de justice administrative, une telle demande ne ressortit pas à la compétence du tribunal administratif mais à celle du Conseil d'État, statuant en premier et dernier ressort. Il y a lieu, dès lors, de transmettre le dossier de la requête au Conseil d'État.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. C est transmis au Conseil d'État.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la Section du contentieux du Conseil d'État, à M. B C, à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles.
Fait à Paris, le 27 août 2025.
Le président du tribunal,
SIGNE
J.-P. Dussuet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026