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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 893 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 893

Décisions totales

383 581

Ordonnances

295 217

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : VIEEffacer tout
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508681

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre d'une aire de grand passage située à Bordeaux, propriété de Bordeaux Métropole. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure en raison des risques pour la sécurité publique causés par des raccordements électriques sauvages et de l'entrave au fonctionnement du service public, notamment l'empêchement de travaux et l'accueil de forains. L'occupation illicite du domaine public, en l'absence de toute autorisation, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision ordonne l'évacuation avec le concours de la force publique si nécessaire.

Avocat : SELEURL XAVIER HEYMANS AVOCAT

31 décembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300611

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A... Bachare, agent territorial, contestant le refus de la région des Hauts-de-France de le réintégrer après une disponibilité pour convenances personnelles. Le tribunal a rappelé que, selon l'article L. 514-6 du code général de la fonction publique et l'article 26 du décret du 13 janvier 1986, un fonctionnaire en disponibilité a droit à sa réintégration sous réserve de la vacance d'un emploi correspondant à son grade, et que l'administration doit procéder à cette réintégration dans un délai raisonnable ou saisir le centre de gestion compétent. La décision de refus, motivée par l'intérêt du service en raison de l'appartenance de l'agent à une association, a été jugée illégale, car elle ne reposait pas sur une absence d'emploi vacant. En conséquence, le tribunal a annulé la décision du 7 novembre 2022 et a enjoint à la région de réintégrer M. Bachare, tout en rejetant ses demandes indemnitaires faute de lien direct entre l'illégalité et les préjudices allégués.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VIEGAS

30 décembre 2025• 1ère Chambre
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502385

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant haïtien se voyant imposer un délai de 205 jours pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a constaté que ce délai manifestement excessif créait une situation d'urgence et portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. En application des articles L. 521-4 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, transposant la directive 2013/32/UE, il a enjoint au préfet de la Guyane d'enregistrer la demande d'asile et de délivrer l'attestation correspondante dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte.

Avocat : RIVIERE

29 décembre 2025
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502386

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante haïtienne, qui se voyait imposer un délai de 205 jours pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a constaté que ce délai manifestement excessif portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, et à ses corollaires, en violation des articles L. 521-4 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer la requérante dans un délai de trois jours ouvrés pour enregistrer sa demande et de lui délivrer l'attestation de demande d'asile, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : RIVIERE

29 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211450

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme N... et autres demandant l’annulation du permis de construire initial du 28 septembre 2022 et du permis modificatif du 16 avril 2025 délivrés par le préfet de Seine-et-Marne à la SAS VGB Biogaz pour une unité de méthanisation à Aufferville. Le tribunal a d’abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par le préfet et la société, jugeant que les requérants justifiaient d’un intérêt à agir. Sur le fond, il a estimé que le signataire de l’arrêté était compétent, que les avis requis avaient été régulièrement recueillis, et que le projet ne méconnaissait pas les dispositions des articles R. 111-2 du code de l’urbanisme ni les règles du plan local d’urbanisme. En ce qui concerne le permis modificatif, le tribunal a considéré qu’il ne changeait pas la nature du projet et qu’il n’était pas entaché d’incohérence ou d’incomplétude. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : RIVIERE & ASSOCIES

26 décembre 2025• 4ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503959

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. B... contre un arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 3 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA

24 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503960

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. B... contre deux arrêtés du préfet de Meurthe-et-Moselle du 3 décembre 2025, l'un lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour de deux ans, et l'autre l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et contestait la légalité de la décision fixant le pays de destination en raison de son apatridie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA

24 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503980

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. E... et de Mme C... contre des arrêtés préfectoraux du 3 décembre 2025. Pour M. E..., le tribunal a rejeté sa demande d’annulation de l’obligation de quitter le territoire français, du refus de délai de départ volontaire, de la fixation du pays de renvoi et de l’interdiction de retour de 24 mois, jugeant ces décisions fondées sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a également rejeté le recours contre l’assignation à résidence, estimant la mesure proportionnée et conforme aux dispositions des articles L. 731-1 et suivants du CESEDA. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés préfectoraux, en considérant que les moyens soulevés, notamment la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés.

Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA

24 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503981

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi de trois requêtes par M. E... et Mme C..., visant à contester un arrêté préfectoral du 3 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de 24 mois, et assignation à résidence. Les requérants invoquent notamment la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que des vices de procédure et d’erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, proportionnées et conformes aux dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité des mesures d’éloignement et d’assignation à résidence, en l’absence d’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale des intéressés.

Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA

24 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2504112

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait la suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était certes remplie en raison du placement en rétention du requérant, mais qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée. Il a notamment considéré que le mariage contracté par M. B... postérieurement à l'arrêté contesté ne constituait pas un changement de circonstances de nature à remettre en cause la légalité de la mesure d'éloignement, et que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur des enfants n'étaient pas fondés.

Avocat : GRAVIER

24 décembre 2025
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502334

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui n'arrivait pas à obtenir un titre de séjour ou un récépissé en raison d'un dysfonctionnement de la plateforme ANEF. La juge des référés a considéré que l'urgence était caractérisée, car la requérante se trouvait dans une situation de blocage administratif total, sans accès aux soins ni possibilité de travailler, ce qui portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de mener une vie privée et familiale normale (article 8 de la CEDH). En conséquence, il a été enjoint au préfet de la Guyane de délivrer à Mme A... un récépissé l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux bénéficiaires de la protection subsidiaire.

Avocat : RIVIERE

24 décembre 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503979

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. E... et de Mme C... contre des arrêtés préfectoraux du 3 décembre 2025. Pour M. E..., le tribunal a rejeté sa demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français sans délai, de la fixation du pays de renvoi et de l'interdiction de retour de 24 mois, estimant que les moyens soulevés (notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et le défaut de motivation) n'étaient pas fondés. Le tribunal a également rejeté la requête de M. E... contre son assignation à résidence, jugeant la décision suffisamment motivée et proportionnée. Enfin, la requête de Mme C... a été rejetée, le tribunal considérant que la décision contestée était légale. Les décisions se fondent sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA

24 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503982

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. E... de deux recours en excès de pouvoir dirigés contre un arrêté préfectoral du 3 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de 24 mois, et contre un arrêté d'assignation à résidence. Le requérant contestait notamment la motivation des décisions, la violation de son droit à une vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), l'absence de délai de départ volontaire et la durée de l'interdiction de retour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que le préfet avait suffisamment motivé ses décisions en application des articles L. 613-1, L. 612-3 et L. 613-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA

24 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506511

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du 24 novembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. La décision a été jugée légale, la délégation de signature étant suffisamment précise et la motivation de l'arrêté conforme à l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen sérieux et d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : VIEILLEMARINGE

23 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512619

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante russe. Le juge a retenu l'urgence, compte tenu de la durée anormalement longue de l'instruction et de la situation personnelle de la requérante, présente en France depuis l'âge de douze ans et enceinte. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate de Mme A... au titre des frais de justice.

Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER

23 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513061

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour formée par une ressortissante iranienne. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 426-17 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé qu'aucun moyen soulevé n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute pour la requérante de démontrer avoir saisi la préfecture d'une demande fondée sur l'article L. 426-17. La condition de l'urgence n'ayant pas été examinée, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER

23 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2515326

**Sujet principal :** Demande d'injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour pour un bénéficiaire de la protection subsidiaire. **Juridiction :** Tribunal administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue :** Rejet de la requête. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet pendant quatre mois, sans que soit caractérisé un péril grave justifiant une dérogation. **Textes appliqués :** Articles L. 521-3 du code de justice administrative ; R. 431-15-4, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GOMES XAVIER

22 décembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409580

Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. C..., qui contestait la clôture de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses demandes, conformément à l’article R. 222-1 du même code. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.

Avocat : ANGLIVIEL

22 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534990

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur refusant la réintégration de Mme A..., agente contractuelle, à l'issue de son congé mobilité. Le juge a reconnu l'urgence, caractérisée par la privation de rémunération et la précarité de la requérante, mère d'un enfant handicapé. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 32 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, l'administration ne démontrant pas l'impossibilité de reclasser l'agente dans un emploi équivalent.

Avocat : FONVIEILLE

22 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408438

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale à l’enfant D... H... F..., fille alléguée d’une réfugiée. La commission s’était appropriée le motif de la décision consulaire, fondé sur une tentative frauduleuse. Le tribunal a annulé cette décision, jugeant que le motif de fraude n’était pas établi, et a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa. Cette solution s’appuie sur les articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : LOUVIER

22 décembre 2025• 10ème chambre