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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 093 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 093

Décisions totales

383 581

Ordonnances

299 357

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : VIEEffacer tout
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501162

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C, ressortissant portugais, contestant l'arrêté préfectoral du 7 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a estimé que le comportement de l'intéressé, impliqué dans un accident mortel de la route en état d'alcoolémie, constituait une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant la mesure d'éloignement sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité des faits.

Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA

5 mai 2025• Reconduites à la frontière
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404415

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie du 20 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une présence continue en France depuis 2022, d'une insertion professionnelle stable ou d'une communauté de vie établie avec son concubin. Il a également jugé que les craintes de persécutions en raison de son homosexualité n'étaient pas établies, écartant la méconnaissance de l'article 3 de la même Convention. En conséquence, le tribunal a annulé la décision d'interdiction de retour pour défaut de base légale, mais a rejeté le surplus des conclusions de la requête.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LAVIE KOLIOUSIS

30 avril 2025• 4ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510577

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de Mme A, ressortissante camerounaise, visant à suspendre l'exécution du refus de renouvellement de son titre de séjour pris par le préfet de police de Paris le 17 mars 2025. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a accordé à Mme A le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue sur le fond de la demande de suspension n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les conditions d'urgence et de doute sérieux prévues à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : ANGLIVIEL

30 avril 2025
CAA78Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE00925

Avocat : DUVIVIER & ASSOCIES

29 avril 2025• Juge des référés
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303646

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 3 juillet 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, protégeant le droit à la vie privée et familiale, compte tenu de l'ancienneté de son séjour (depuis 2009), de sa scolarisation, de ses attaches familiales à Mayotte et de l'absence de menace avérée pour l'ordre public. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur manifeste d'appréciation, le préfet ayant acquiescé aux faits en ne produisant pas de mémoire en défense.

Avocat : AKAKPOVIE EKOUE DIDIER

29 avril 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502224

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 6 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions du préfet du Tarn fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien.

Avocat : SELARL LUDOVIC RIVIERE

29 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501447

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant la délégation de signature régulière et la décision suffisamment motivée. Saisi sur le fondement de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé, compte tenu de son absence de liens stables en France et de ses attaches conservées au Maroc. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : MENVIELLE

25 avril 2025• Reconduites à la frontière
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2100832

Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur la contestation par la société Duca 2 SPRL de sa cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2017 concernant un immeuble à Douai. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé un dégrèvement de 3 373 euros en cours d'instance. Sur le fond, il a rejeté le moyen de la société requérante selon lequel l'immeuble, en raison de travaux, ne constituait plus une propriété bâtie imposable, jugeant que les travaux n'avaient pas affecté le gros œuvre au point de rendre l'immeuble impropre à toute utilisation. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête, sur la base des articles 1380 et 1415 du code général des impôts.

Avocat : AARPI RIVIERE AVOCATS

24 avril 2025• 4ème Chambre
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500495

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision du 25 mars 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à Mme C, ressortissante haïtienne demandeuse d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation de vulnérabilité de la requérante et de sa fille, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des objectifs de la directive 2013/33/UE. L'OFII a été enjoint de réexaminer la situation de Mme C dans un délai d'une semaine.

Avocat : RIVIERE

24 avril 2025
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500505

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de délivrer un rendez-vous à Mme A, ressortissante haïtienne, afin qu'elle puisse déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'ancienneté des démarches infructueuses de l'intéressée depuis 2022 et de l'absence de réponse de l'administration. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit à voir sa situation examinée et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RIVIERE

24 avril 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405100

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme D, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2023 refusant son certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : RIVIERE

23 avril 2025• 6ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208934

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A et Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du 3 juin 2022 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a refusé de délivrer une carte nationale d’identité à leur enfant, en raison de soupçons de fraude sur la filiation paternelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, considérant que la demande d’aide juridictionnelle avait interrompu le délai de recours. Sur le fond, il a annulé l’arrêté préfectoral au motif que le préfet avait commis une erreur d’appréciation en estimant que la reconnaissance de paternité était frauduleuse, sans élément suffisant pour l’établir, en application des articles 18 et 310-1 du code civil.

Avocat : RIVIERE

18 avril 2025• 7ème chambre
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01442

Avocat : SELARL OLIVIER BARATELLI

17 avril 2025• 6ème chambre - formation à 3
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304359

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. et Mme B, qui contestaient un redressement fiscal de 242 741 euros consécutif à la remise en cause de l'exonération de plus-value sur la vente de leur maison, l'administration estimant qu'il ne s'agissait pas de leur résidence principale. Le tribunal a jugé que les requérants apportaient des éléments suffisants (factures d'eau et d'électricité, taxe d'habitation, attestations) démontrant qu'ils habitaient effectivement ce bien à la date de la cession. En application de l'article 150 U du code général des impôts, la plus-value réalisée lors de la cession de la résidence principale est exonérée d'impôt. Par conséquent, le tribunal a prononcé la décharge des impositions contestées et condamné l'État à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.

Avocat : RIVIERE AVOCATS ASSOCIÉS

17 avril 2025• 3ème Chambre
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500472

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Guyane du 7 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour pour cinq ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, le requérant ne justifiant pas d'une insertion stable et durable en France.

Avocat : RIVIERE

17 avril 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2200374

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A, ressortissant algérien gravement handicapé, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi entre le 23 septembre 2019 et le 10 septembre 2021 en raison de l’illégalité d’un refus de titre de séjour et du retard d’exécution du jugement l’ayant annulé. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires, jugeant que la demande était irrecevable faute de liaison préalable du contentieux pour l’intégralité des préjudices invoqués. Il a également estimé que le lien de causalité entre la faute et les préjudices allégués n’était pas établi, et que la demande était mal dirigée, le requérant disposant d’un recours parallèle devant les juridictions judiciaires pour obtenir les prestations sociales. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SELARL LUDOVIC RIVIERE

17 avril 2025• 3ème Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501207

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant les décisions du préfet du Gard l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que l'insertion professionnelle et familiale de l'intéressé n'était pas suffisamment établie. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence, fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VIENS

16 avril 2025• Reconduites à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502970

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un premier titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du délai anormalement long d'instruction depuis novembre 2023 et de la situation familiale de l'intéressé, marié à une personne en situation régulière et père d'un enfant né en 2024. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.

Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER

16 avril 2025
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2204327

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A contestant les prescriptions d’un permis de construire délivré par le maire de Liorac-sur-Louyre le 7 juin 2022. La requérante soutenait que ces prescriptions, notamment relatives à l’architecture, à la défense incendie et au risque d’inondation, étaient entachées d’erreur d’appréciation ou inutiles. Le tribunal a rappelé que l’administration ne peut imposer des prescriptions que si elles assurent la conformité du projet aux règles d’urbanisme, sans nécessiter un nouveau projet. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’appuie sur les articles R. 111-27 du code de l’urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RIVIERE AVOCATS ASSOCIÉS

15 avril 2025• 6ème Chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300120

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B D, qui contestait un arrêté du 6 mai 2022 par lequel le maire de Saurat avait délivré un permis de construire modificatif à M. A pour un bâtiment agricole. Le tribunal a d'abord examiné la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, en application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, et a jugé que M. D ne justifiait pas d'un intérêt suffisant pour agir. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens soulevés.

Avocat : SCP DEGIOANNI PONTACQ GUY-FAVIER

10 avril 2025• 3ème Chambre