201 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
201
Décisions totales
383 581
Ordonnances
302 007
Avec résumé IA
Avocat : ARBOR TOURNOUD PIGNIER WOLF
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de Nîmes Métropole ayant remplacé la plaque d'une chambre de tirage de télécommunications. Le juge a estimé que la société Orange n'apportait pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant une mesure de suspension, ni n'établissait l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.
Avocat : SELARL LATOURNERIE WOLFROM AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. et Mme B... d'une demande de remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements en Corse (article 244 quater E du CGI) au titre de l'année 2020, à hauteur de 213 150 euros. Les requérants contestaient le refus de l'administration fiscale, soutenant que l'activité de la SAS Investicasa, dont M. B... est associé, relevait de la para-hôtellerie (activité commerciale éligible) et non de la location de meublés de tourisme (activité exclue). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'activité de location des villas meublées, à l'usage exclusif des locataires et pour des séjours de courte durée, entrait dans la catégorie des meublés de tourisme définie par l'article L. 324-1-1 du code du tourisme, et était donc exclue du bénéfice du crédit d'impôt. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du code du tourisme.
Avocat : CABINET D'AVOCATS DEWOLF
Avocat : CABINET HERTSLET WOLFER & HEINTZ
Avocat : LATOURNERIE WOLFROM AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS D&P Finance, qui demandait la décharge du prélèvement sur les revenus de capitaux mobiliers au titre de 2022. La société contestait la régularité de l'avis de mise en recouvrement, notamment en raison de la qualité de la signataire, de l'imprécision des mentions et du montant des intérêts et pénalités. Le tribunal a jugé que la signataire, intégrée dans le corps des administrateurs de l'État, pouvait légalement exercer les fonctions de comptable public, et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 256 et R. 256-8 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur le décret n° 2021-1550.
Avocat : DEWOLF
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de Mme B... visant à engager la responsabilité des Hôpitaux civils de Colmar (HCC) pour une faute chirurgicale lors d'une exostosectomie du pied gauche en 2020. Le tribunal a estimé que l'état du dossier, incluant une expertise amiable contradictoire, permettait de statuer sans ordonner une nouvelle expertise judiciaire. Il a également rejeté les conclusions accessoires relatives à l'exécution provisoire et aux dépens, jugées irrecevables. La décision s'appuie sur les articles R. 621-1 du code de justice administrative et L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : WOLFANGEL
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société civile immobilière Entrepôts de Champigny d’une demande d’indemnisation fondée sur la responsabilité sans faute de la Société des grands projets, en raison des préjudices qu’elle estime avoir subis du fait de la construction du tunnel de débranchement de la ligne 15 du métro dans le tréfonds de sa parcelle. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société requérante n’établissait pas l’existence d’un lien de causalité direct entre l’ouvrage public et les préjudices allégués, ni le caractère anormal et spécial de ceux-ci, notamment faute de démontrer que son projet de construction était suffisamment avancé et certain avant la déclaration d’utilité publique. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité du fait des travaux publics à l’égard des tiers, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la prescription quadriennale soulevée à titre subsidiaire.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A... d’une demande de condamnation de la Société des grands projets (ex-Société du Grand Paris) à l’indemniser pour l’exécution incomplète d’un protocole transactionnel relatif aux nuisances sonores du chantier de la ligne 15 du métro, ou, à titre subsidiaire, pour la nullité de ce protocole et l’engagement de la responsabilité sans faute de l’établissement public. La requérante sollicitait notamment le remplacement de fenêtres et la réparation de divers préjudices (perte de jouissance, préjudice moral, déficit fonctionnel, perte de valeur vénale). Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de Mme A..., considérant que le protocole transactionnel était valide et que les conditions de la responsabilité sans faute pour nuisances anormales n’étaient pas réunies, faute de démonstration d’un lien de causalité direct et certain ou d’un caractère anormal et spécial des préjudices allégués. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle et de la responsabilité sans faute de l’administration pour dommages de travaux publics, ainsi que sur
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de la société National Grid Interconnectors Limited (NGIL) contestant une amende administrative de 1 500 euros infligée par le préfet du Pas-de-Calais pour défaut d’inscription au guichet unique en tant qu’exploitant de l’interconnexion électrique IFA 2000. Le tribunal a annulé l’arrêté du 28 janvier 2022, considérant que la société NGIL n’était pas l’exploitant du réseau au sens des articles L. 111-40 et L. 321-6 du code de l’énergie, cette qualité revenant au gestionnaire du réseau public de transport (RTE). La solution retenue repose sur une erreur de droit dans l’application des articles R. 554-4 et R. 554-35 du code de l’environnement, le préfet ayant méconnu la répartition des responsabilités prévue par le code de l’énergie.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 4 avril 2023 par laquelle l'OFII avait refusé d'accorder les conditions matérielles d'accueil à la fille mineure de Mme A..., au motif que cette décision était fondée sur l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif aux demandeurs en procédure accélérée, alors que l'enfant bénéficiait d'une attestation de demande d'asile en procédure normale. Le tribunal a jugé que cette erreur de droit entachait la décision d'illégalité, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Il a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil et de verser l'allocation de demandeur d'asile à titre rétroactif à compter du 21 décembre 2022, dans un délai de huit jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La décision se fonde sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du même code, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
Avocat : CABINET LATOURNERIE, WOLFROM