340 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
340
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 368
Avec résumé IA
Avocat : YAHIA AVOCATS
Avocat : SCP ROBIQUET DELEVACQUE VERAGUE YAHIAOUI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A B, ressortissant albanais, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 juillet 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. En défense, le préfet du Bas-Rhin a produit un arrêté de retrait du 15 juillet 2025, annulant rétroactivement les mesures contestées. Constatant que l’acte attaqué avait disparu de l’ordonnancement juridique avant qu’il ne statue, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur l’ensemble des conclusions, y compris celles à fin d’injonction. Cette solution est fondée sur le principe général du recours pour excès de pouvoir et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : YAHI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui demandait d'enjoindre au préfet du Bas-Rhin de lui délivrer une attestation de dépôt de demande de regroupement familial et de statuer sur sa demande. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières et s'est lui-même placé dans la situation d'urgence en ne produisant pas les pièces complémentaires sollicitées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'exception de non-lieu soulevée par le préfet. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 21 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de son séjour (deux ans) et de ses attaches familiales persistantes en Turquie. Par conséquent, la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire, présentée par voie de conséquence, a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de M. A, exploitant agricole, contestant une amende administrative de 17 600 euros pour absence d'installations sanitaires pour ses salariés. Le tribunal a jugé que la décision du 9 septembre 2022 était suffisamment motivée et que la matérialité du manquement aux articles R. 717-92 et R. 717-93 du code rural et de la pêche maritime était établie, le requérant n'ayant pas démontré la mise à disposition effective de sanitaires conformes. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'amende et rejette également la contestation du titre de perception émis pour son recouvrement.
Avocat : SCP ROBIQUET DELEVACQUE VERAGUE YAHIAOUI PASSE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête du GAEC de Coeurlu et d'autres demandeurs, qui contestaient un arrêté préfectoral du 20 mai 2021 refusant l'autorisation d'exploiter des parcelles agricoles. Les requérants invoquaient l'incompétence du signataire, une erreur d'appréciation du rang de priorité de l'exploitation concurrente (EARL Deneuville) et une erreur dans la détermination de l'exploitant prioritaire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Les autres moyens, fondés sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime et le schéma directeur régional des exploitations agricoles, ont été jugés non fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de refus.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu’il soit enjoint au préfet d’Ille-et-Vilaine d’examiner sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal a constaté que la demande de titre de séjour de M. A avait fait l’objet d’un refus d’enregistrement pour incomplétude, dont il avait été informé, et qu’une décision implicite de rejet était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse et ne pouvait être ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 21 mars 2022 par laquelle le maire de Carvin a préempté un ensemble immobilier. La requérante, la SCI du Grand Chemin, soutenait notamment que la commune ne justifiait pas d’un projet réel et suffisamment précis à la date de la préemption. Le tribunal retient que la motivation de la décision et les éléments produits en défense ne démontrent pas l’existence d’un projet d’aménagement répondant aux objectifs de l’article L. 300-1 du code de l’urbanisme. En conséquence, la décision de préemption est annulée pour méconnaissance des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 21 mars 2022 par laquelle le maire de Carvin a exercé son droit de préemption sur une parcelle. La motivation de la décision, qui se bornait à évoquer la desserte d’un immeuble, ne faisait pas apparaître la nature d’un projet d’aménagement au sens des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l’urbanisme. Cette insuffisance de motivation constitue un vice justifiant l’annulation de l’arrêté de préemption. La commune de Carvin est condamnée à verser 900 euros à la SCI requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. B contestant deux indus d’allocation de logement sociale (ALS) notifiés par la CAF du Pas-de-Calais pour des périodes de 2020-2021. Le tribunal a écarté les moyens de prescription, d’irrégularité de la procédure de recouvrement et d’absence de preuve de l’indu, en application des articles L. 553-1 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale. Il a également jugé irrecevables les conclusions indemnitaires subsidiaires, faute de demande préalable liant le contentieux, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SCEA du Mont de la Rigole et de M. et Mme H... qui demandaient l’annulation de l’arrêté préfectoral du 8 octobre 2021 leur refusant l’autorisation d’exploiter 14 hectares supplémentaires sur la commune de Boiry-Becquerelle. Le tribunal a d’abord écarté le moyen tiré de l’incompétence de la signataire, en jugeant que la délégation de signature était régulière et publiée. Il a ensuite examiné les moyens relatifs à l’erreur de fait et à l’erreur d’appréciation concernant le rang de priorité de l’EARL E... au regard de l’article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime et du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 22 janvier 2025 lui refusant l'admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était régulièrement signée, suffisamment motivée et exempte de défaut d'examen. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, compte tenu de son entrée récente en France, de sa situation familiale et de son maintien irrégulier. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : SELARL YAHIA AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, agent communal, qui demandait l'annulation du refus de la maire d'Houdain de lui accorder la protection fonctionnelle suite à un entretien professionnel qu'il estimait constitutif de harcèlement moral. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision, la jugeant suffisamment circonstanciée. Sur le fond, il a considéré que les conditions légales de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 n'étaient pas remplies, car les faits invoqués par l'agent ne présentaient pas le caractère d'atteintes volontaires ou de harcèlement justifiant l'octroi de la protection. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.