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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 634 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 634

Décisions totales

383 581

Ordonnances

288 864

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : YEEffacer tout
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504433

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante brésilienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. La requête a été jugée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les moyens manifestement infondés. Les moyens soulevés (incompétence de l’auteur de l’acte, insuffisance de motivation, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) ont été écartés comme manifestement infondés ou non assortis de précisions suffisantes. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

Avocat : LE SAYEC

6 juin 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2407974

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour en qualité de conjointe de réfugié. La requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le président de la formation de jugement, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc constaté un désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige.

CHAYE

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
6 juin 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503998

Le Tribunal Administratif de Toulouse annule l'arrêté du 2 juin 2025 par lequel le préfet de l'Aude obligeait M. B, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a jugé que la décision d'éloignement était entachée d'une erreur de droit, car le préfet s'est fondé sur le 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour menace à l'ordre public, sans que cette menace soit caractérisée au vu de l'ancienneté et de la nature des condamnations pénales de l'intéressé. En conséquence, l'illégalité de la mesure d'éloignement prive de base légale les décisions subséquentes de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de retour.

Avocat : GUEYE

6 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501224

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un refus de réintégration sur un poste à la ville de Mâcon. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas l’exposé de conclusions, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser sa demande.

Avocat : N DIAYE CATHERINE

6 juin 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505581

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de délivrer à Mme B une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'autorisant à travailler. La requérante avait déposé une demande complète de renouvellement, mais l'administration n'avait pas délivré l'attestation prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et que la mesure était utile, ordonnant la délivrance sous cinq jours sans astreinte, et condamné l'État à verser 600 euros au titre des frais de justice.

Avocat : DIEYE

6 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207251

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D E, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 23 novembre 2021 confirmant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle s'était substituée à la décision préfectorale initiale, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. Il a également estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision ministérielle manquait en fait, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le comportement du requérant, notamment la falsification d'un chèque, pour ajourner la demande sur le fondement de l'article 21-4 du code civil.

Avocat : HOYE

5 juin 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410306

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 23 décembre 2024 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Les moyens dirigés contre une prétendue assignation à résidence ont été jugés inopérants, cette mesure ne figurant pas dans l'arrêté attaqué. Le tribunal a également écarté le grief de défaut d'examen, estimant que la décision était fondée sur le rejet de la demande d'asile et qu'il appartenait à l'intéressé de solliciter une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : DIEYE

5 juin 2025• 2ème Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501470

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé suspension, a été saisi par M. A, ressortissant sénégalais, d’une demande visant à suspendre la décision implicite de rejet du préfet du Calvados concernant le renouvellement de son titre de séjour et sa demande de carte de résident. Le juge a reconnu l’urgence, présumée en matière de refus de renouvellement de titre, compte tenu des conséquences sur la situation professionnelle du requérant (suspensions de contrat de travail). Il a également estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision, en l’absence de réponse à la demande de communication des motifs, était de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité, en application de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai d’un mois, tout en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.

Avocat : CABINET NDIAYE

5 juin 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500391

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par M. E. Ce dernier sollicitait une mesure d’instruction pour établir l’impact fonctionnel de son handicap sur sa mobilité, dans le cadre d’un litige l’opposant au conseil départemental de la Haute-Vienne et à la maison départementale des personnes handicapées, suite au refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion stationnement. Le tribunal a considéré que la mesure n’était pas utile, faute pour le requérant de démontrer que sa situation remplissait les conditions posées par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, notamment en l’absence de preuve d’un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou du caractère durable de l’altération de sa mobilité. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE - BOUCHERLE - MAGNE- MONS-BARIAUD

4 juin 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509013

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa de long séjour à Mme A, ressortissante congolaise, en qualité d’ascendante de Français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le souhait d’assister à la naissance de son petit-enfant en France ne constituant pas une urgence particulière justifiant une intervention avant l’examen du recours administratif préalable obligatoire. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : MOUYECKET

4 juin 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207814

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille concerne le refus du CROUS d'Aix-Marseille de renouveler l'attribution d'un logement à M. E pour l'année 2022-2023. Le requérant invoquait une rupture d'égalité de traitement et des difficultés de paiement des aides au logement. Le tribunal a rejeté la requête n° 2206106, estimant que le moyen tiré de la rupture d'égalité était inopérant, car la situation de l'étudiant étranger cité en comparaison (retard de loyer de 299,97 €) n'était pas identique à celle de M. E (retard de 669,82 €). La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.

Avocat : ABDOULAYE YOUNSA

3 juin 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502655

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre un refus de séjour, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Sur le fond, il a estimé que la mesure d'éloignement était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du refus définitif de sa demande d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an.

Avocat : YESILBAS

3 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401060

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B et Mme A contestant le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour motif familial. La juridiction a jugé que la décision du sous-directeur des visas était suffisamment motivée en droit et en fait, notamment au regard du règlement (CE) n° 810/2009 et du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Elle a également estimé que le refus n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, compte tenu du risque de détournement de l’objet du visa à des fins migratoires, et qu’il ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni la directive 2004/38/CE.

Avocat : YEMENE TCHOUATA

3 juin 2025• 8ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407265

Le Tribunal administratif de Montpellier annule l'arrêté du 22 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Aude a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant camerounais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet a méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. C justifiait de plus de dix ans de résidence habituelle en France. Cette irrégularité de procédure entraîne l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et condamne l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : COMPIN NYEMB

3 juin 2025• 5ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303102

Le Tribunal administratif de Rouen a examiné la requête de Mme A, étudiante en soins infirmiers, contestant son exclusion définitive de l'IFSI du CHU de Rouen, l'invalidation de son attestation d'aide-soignante et la notification de ces décisions. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant notamment que la procédure disciplinaire avait respecté les garanties prévues par l'arrêté du 21 avril 2007, que la sanction d'exclusion était proportionnée aux manquements commis et que l'attestation d'aide-soignante, délivrée sous conditions, n'était pas créatrice de droits. Les conclusions relatives à l'attestation d'aide-soignante ont été jugées irrecevables, cet acte n'étant pas décisoire.

Avocat : LAHAYE

3 juin 2025• 1 ère Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2502115

Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'arrêté du 19 mai 2025 par lequel la préfète de l'Aisne avait obligé M. B, ressortissant centrafricain, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction retient que l'arrêté est entaché d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé, la préfète ayant confondu son dossier avec celui d'un autre détenu. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois. La décision est fondée sur les articles L. 922-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NDIAYE

2 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505933

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement de titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé que le courriel du 28 février 2025 de la préfète du Rhône ne constituait pas une décision faisant grief, mais un simple rappel du refus d'enregistrement de la demande de 2022 pour dossier incomplet. En conséquence, la requête en excès de pouvoir était irrecevable, et la condition d'urgence n'a pas été examinée. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : YAO NDOYE AVOCAT, (Y.N.A)

2 juin 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300223

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, médecin lieutenant-colonel de sapeurs-pompiers volontaires, qui contestait l'arrêté du 22 novembre 2022 du président du SDIS de l'Hérault résiliant son engagement. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la sanction était fondée sur des manquements graves aux obligations des sapeurs-pompiers volontaires, notamment une condamnation pénale pour abus de confiance. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 723-40 et R. 723-6 du code de la sécurité intérieure, ainsi que sur le règlement intérieur du SDIS et la charte nationale du sapeur-pompier volontaire.

Avocat : NGUYEN PHUNG

30 mai 2025• 3ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500513

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la récence du mariage et de la présence des attaches familiales de l'intéressé en Algérie. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : ABDOU-SALEYE

28 mai 2025• 2ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501959

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. E F B, ressortissant portugais, contestant l'arrêté préfectoral du 7 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : NDIAYE

28 mai 2025• Reconduite à la frontière