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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 102 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 102

Décisions totales

383 581

Ordonnances

255 154

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : YEEffacer tout
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2501838

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête en référé liberté de M. C, qui contestait son assignation à résidence dans la commune d'Aurillac. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que les modalités de l'assignation l'empêchaient concrètement de maintenir des liens avec ses enfants résidant à Toulouse. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 11 juin 2025, pris sur le fondement de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MERAL-PORTAL-YERMIA

3 juillet 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300043

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. G, salarié protégé, contestant la décision du ministre du travail du 2 février 2023 autorisant son licenciement disciplinaire par la société VAFC. Le tribunal a constaté que la décision initiale de l'inspectrice du travail du 5 mai 2022 avait été annulée et remplacée par celle du ministre, rendant les conclusions contre la première sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens de M. G, estimant que les faits reprochés (tentative d'organiser une animation sans autorisation, accusations infondées de violences et propos diffamatoires) étaient établis et suffisamment graves pour justifier le licenciement, sans lien avec son mandat représentatif. La requête a été rejetée, appliquant les articles L. 2411-1 et suivants du code du travail relatifs à la protection des salariés mandatés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MOYERSOEN

2 juillet 2025• 6ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203005

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de naturalisation opposé par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle s'était substituée à celle du préfet de Saône-et-Loire, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que Mme A ne justifiait pas d'un niveau de français suffisant, conformément aux articles 21-24 du code civil et 37 du décret du 30 décembre 1993. La demande de frais de justice a également été rejetée.

Avocat : N'DIAYE

2 juillet 2025• 2ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506981

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la préfète de l'Ain, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion d'une famille d'un centre d'hébergement géré par une association. Le juge a retenu que la demande était manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative. En effet, en dehors du cas spécifique prévu à l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à la seule juridiction judiciaire de statuer sur l'expulsion d'un occupant d'un immeuble appartenant à une personne morale de droit privé, même si celle-ci participe au service public de l'hébergement d'urgence.

Avocat : MEYER

2 juillet 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2102456

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Cholet Agglomération d’une demande de condamnation de la société OTV pour des désordres affectant l’usine d’eau potable de Ribou, notamment l’imperméabilité des membranes et des défauts de canalisations, rendant l’ouvrage impropre à sa destination. Le tribunal a reconnu la responsabilité contractuelle de la société OTV sur le fondement des principes applicables aux marchés publics, et l’a condamnée à verser à la collectivité la somme de 519 998,65 euros au titre des travaux de réparation, ainsi que 45 560,44 euros pour les achats d’eau nécessaires à la continuité du service public, avec intérêts au taux légal. Les frais d’expertise ont été mis à la charge de la société OTV, et la demande de cette dernière visant à être garantie par d’autres constructeurs a été rejetée faute de lien de causalité établi. La décision s’appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et les principes de la responsabilité contractuelle des constructeurs.

Avocat : PREEL HECQUET PAYET-GODEL

2 juillet 2025• 2ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502327

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A... B... du logement communal qu'elle occupait sans droit ni titre depuis le 12 avril 2025. La commune de Saint-Raphaël justifiait d'une urgence et d'une utilité à récupérer ce logement pour le mettre à disposition de personnes en situation de détresse sociale, notamment des victimes de violences conjugales. Mme B..., qui avait refusé une proposition de relogement et ne justifiait d'aucune vulnérabilité exceptionnelle, s'est vu enjoindre de libérer les lieux, sans qu'une astreinte ne soit prononcée dans le résumé. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

Avocat : ROBIN LAWYERS

1 juillet 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411971

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. B, ressortissant serbe, contre un arrêté préfectoral du 15 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a estimé que la décision d'interdiction de retour était légalement fondée sur l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après avoir substitué cette base légale à celle initialement retenue. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : BOYER

1 juillet 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407847

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que son séjour récent, justifié par l'examen de sa demande d'asile, et l'absence de preuve suffisante de la nécessité de sa présence auprès de son fils majeur ne caractérisaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : ENYENGUE-ESSOMBE

1 juillet 2025• 6ème Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2402020

Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 30 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant la Tunisie comme pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la cheffe du bureau des migrations bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a rejetés, considérant que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : N DIAYE CATHERINE

30 juin 2025• 2ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504043

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'un titre de séjour "salarié" ou un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande. Le juge a rappelé qu'il ne peut ordonner que des mesures provisoires, et non une mesure définitive comme la délivrance d'un titre de séjour. Par ailleurs, la demande se heurte à l'existence d'une décision administrative de classement sans suite, prise par le préfet du Haut-Rhin en raison de l'incomplétude du dossier de M. B. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : BEN AYED NIZAR

30 juin 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501747

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contre un arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rappelé que, pour les ressortissants marocains, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ne peut être invoqué pour une activité salariée, ce point étant régi par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Toutefois, le préfet conserve un pouvoir discrétionnaire de régularisation. En l'espèce, le tribunal a jugé que la stabilité de l'emploi de Mme B depuis juillet 2021 ne constituait pas un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour, rejetant ainsi sa demande.

Avocat : BEN AYED

30 juin 2025• 2ème Chambre
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401917

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant la décision du préfet du Calvados de clôturer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour fondée sur un dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. En l'espèce, la rupture de la vie commune et l'absence de pièces justificatives ont rendu le dossier incomplet, justifiant la clôture sans examen au fond. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET NDIAYE

30 juin 2025
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506992

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A B. La requérante demandait d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, en raison de difficultés rencontrées sur le téléservice "ANEF". Le juge des référés a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou était manifestement mal fondée, permettant son rejet par ordonnance motivée sans instruction préalable, en application de l'article L. 522-3 du même code. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-2, et l'arrêté du 1er août 2023 fixant les modalités d'accueil et de substitution pour les usagers de l'ANEF.

Avocat : BOYER

30 juin 2025
CAA75Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA01750

Avocat : SETAYESH BAMAS

30 juin 2025• Juge des référés
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408319

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour pour raison médicale et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Concernant le refus de séjour, il a estimé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, dont il ressortait que M. A pouvait bénéficier d'un traitement approprié au Mali, ne nécessitait pas d'être communiqué et que l'appréciation médicale n'était pas erronée. Les moyens tirés de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés, la décision étant fondée sur les articles L. 425-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NGUYEN VAN HO

27 juin 2025• 5ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405673

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du 11 mars 2024 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a également estimé que M. B, bien que présent en France depuis plus de cinq ans, n'établissait pas la réalité de son insertion professionnelle par des pièces suffisantes, ne justifiant ainsi pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : YEBGA HOT

27 juin 2025• 5ème chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301840

Le Tribunal Administratif de Montpellier (3ème chambre) a rejeté la requête de M. C, inspecteur suspendu de ses fonctions par un arrêté du ministre de l'économie du 13 février 2023. Le tribunal a jugé que la suspension, mesure conservatoire et non disciplinaire, n'avait pas à être motivée et que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence d'indication de la durée, aucune disposition légale n'imposant une telle mention, et a estimé que les faits de harcèlement sexuel reprochés présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la suspension. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique.

Avocat : DELAHAYE

27 juin 2025• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2400125

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A contestant la décision "48 SI" de perte de validité de son permis de conduire et plusieurs retraits de points. Le tribunal a constaté que certaines décisions de retrait de points étaient devenues sans objet, soit parce que les points avaient été restitués avant l'introduction de la requête, soit parce que l'administration avait retiré les décisions contestées en cours d'instance. Pour le surplus des conclusions, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, et a rejeté la requête.

Avocat : YAO NDOYE AVOCAT, (Y.N.A)

27 juin 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304219

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. D, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 7 avril 2023 retirant son titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il juge que le préfet a pu légalement retirer le titre sur le fondement de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. D ne justifiait plus de sa résidence habituelle en France. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui n'est pas illégale par voie de conséquence, est également validée.

Avocat : NDIAYE

27 juin 2025• 5ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303452

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A Bellifa, qui contestait le refus de renouvellement de son agrément d'assistante maternelle pris par le président du conseil départemental des Yvelines le 17 février 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature régulière ayant été établie. Il a également jugé la décision suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, sur le fond, le tribunal a considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les conditions d'accueil ne garantissaient pas la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants, conformément aux articles L. 421-3 et R. 421-3 du code de l'action sociale et des familles, ainsi qu'à l'annexe 4-8 de ce code.

Avocat : BOUYER

26 juin 2025• 6ème chambre