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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 102 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 102

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 568

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : YEEffacer tout
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303102

Le Tribunal administratif de Rouen a examiné la requête de Mme A, étudiante en soins infirmiers, contestant son exclusion définitive de l'IFSI du CHU de Rouen, l'invalidation de son attestation d'aide-soignante et la notification de ces décisions. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant notamment que la procédure disciplinaire avait respecté les garanties prévues par l'arrêté du 21 avril 2007, que la sanction d'exclusion était proportionnée aux manquements commis et que l'attestation d'aide-soignante, délivrée sous conditions, n'était pas créatrice de droits. Les conclusions relatives à l'attestation d'aide-soignante ont été jugées irrecevables, cet acte n'étant pas décisoire.

Avocat : LAHAYE

3 juin 2025• 1 ère Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502655

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre un refus de séjour, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Sur le fond, il a estimé que la mesure d'éloignement était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du refus définitif de sa demande d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : YESILBAS

3 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407265

Le Tribunal administratif de Montpellier annule l'arrêté du 22 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Aude a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant camerounais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet a méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. C justifiait de plus de dix ans de résidence habituelle en France. Cette irrégularité de procédure entraîne l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et condamne l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : COMPIN NYEMB

3 juin 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401060

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B et Mme A contestant le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour motif familial. La juridiction a jugé que la décision du sous-directeur des visas était suffisamment motivée en droit et en fait, notamment au regard du règlement (CE) n° 810/2009 et du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Elle a également estimé que le refus n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, compte tenu du risque de détournement de l’objet du visa à des fins migratoires, et qu’il ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni la directive 2004/38/CE.

Avocat : YEMENE TCHOUATA

3 juin 2025• 8ème chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207814

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille concerne le refus du CROUS d'Aix-Marseille de renouveler l'attribution d'un logement à M. E pour l'année 2022-2023. Le requérant invoquait une rupture d'égalité de traitement et des difficultés de paiement des aides au logement. Le tribunal a rejeté la requête n° 2206106, estimant que le moyen tiré de la rupture d'égalité était inopérant, car la situation de l'étudiant étranger cité en comparaison (retard de loyer de 299,97 €) n'était pas identique à celle de M. E (retard de 669,82 €). La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.

Avocat : ABDOULAYE YOUNSA

3 juin 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504850

Le Tribunal Administratif de Grenoble a liquidé l'astreinte prononcée par un jugement du 4 novembre 2021, qui enjoignait à la préfète de l'Isère de loger Mme A. La préfète a demandé cette liquidation en estimant avoir exécuté l'injonction. Le tribunal a constaté que le logement avait été attribué le 18 juillet 2023, soit après le délai imparti. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a condamné l'État à verser 9 500 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : GAYET

2 juin 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302430

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. D, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence, qui demandait réparation de la carence fautive de l'État pour ne pas lui avoir proposé un logement adapté dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 29 avril 2021. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'administration avait effectué une proposition de logement en octobre 2021, laquelle n'avait pas abouti en raison d'un refus d'attribution par la commission d'attribution, et non d'une carence de l'État. La solution retenue est fondée sur les articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : GAYET

2 juin 2025• Juge unique 8
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2502115

Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'arrêté du 19 mai 2025 par lequel la préfète de l'Aisne avait obligé M. B, ressortissant centrafricain, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction retient que l'arrêté est entaché d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé, la préfète ayant confondu son dossier avec celui d'un autre détenu. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois. La décision est fondée sur les articles L. 922-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NDIAYE

2 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505933

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement de titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé que le courriel du 28 février 2025 de la préfète du Rhône ne constituait pas une décision faisant grief, mais un simple rappel du refus d'enregistrement de la demande de 2022 pour dossier incomplet. En conséquence, la requête en excès de pouvoir était irrecevable, et la condition d'urgence n'a pas été examinée. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : YAO NDOYE AVOCAT, (Y.N.A)

2 juin 2025
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500845

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B A d'une requête contestant le refus du président du conseil départemental de la Corrèze de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a examiné la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement infondées. Après avoir invité le requérant à régulariser sa requête, le tribunal a constaté que les moyens soulevés n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de ces dispositions, la requête a été rejetée par ordonnance.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE

2 juin 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300223

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, médecin lieutenant-colonel de sapeurs-pompiers volontaires, qui contestait l'arrêté du 22 novembre 2022 du président du SDIS de l'Hérault résiliant son engagement. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la sanction était fondée sur des manquements graves aux obligations des sapeurs-pompiers volontaires, notamment une condamnation pénale pour abus de confiance. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 723-40 et R. 723-6 du code de la sécurité intérieure, ainsi que sur le règlement intérieur du SDIS et la charte nationale du sapeur-pompier volontaire.

Avocat : NGUYEN PHUNG

30 mai 2025• 3ème chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504462

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence par ordonnance, a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 25 juillet 2024 pour un logement de type T5. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée, le tribunal a fait droit à la demande sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint à la préfète de l'Isère d'assurer le logement de M. A avant le 31 juillet 2025, sous astreinte.

Avocat : GAYET

29 mai 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501638

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait à ce qu'il soit enjoint au préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'absence de délivrance du document résultait de la propre négligence du requérant, qui ne s'était pas présenté au guichet muni de son ancien titre de séjour comme cela lui avait été demandé. La solution retenue est le rejet de la demande, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres conditions de l'article L. 521-3.

Avocat : N DIAYE CATHERINE

28 mai 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401122

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête du syndicat mixte des Deux Lacs, qui demandait la condamnation solidaire des sociétés Vert Marine et VM 25160 à lui verser 87 979,39 euros au titre de consommations et de congés payés liés à l'exploitation d'un centre aquatique. Le tribunal a considéré que la demande indemnitaire se heurtait à l'autorité de la chose jugée attachée à son précédent jugement du 16 mars 2023, qui avait déjà annulé le titre de recette émis par le syndicat. La requête a été rejetée, et le syndicat a été condamné à verser 1 500 euros à chacune des deux sociétés défenderesses au titre des frais de justice.

Avocat : BOYER

28 mai 2025• 2ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501927

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la vulnérabilité de la requérante avait été évaluée. Il a également jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme D n'ayant pas déposé sa demande d'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France sans motif légitime.

Avocat : NDIAYE

28 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500513

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la récence du mariage et de la présence des attaches familiales de l'intéressé en Algérie. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : ABDOU-SALEYE

28 mai 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503828

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 22 mai 2025 prononçant la fermeture administrative de l'établissement « Sucré Salé » pour six mois. La société requérante invoquait l'urgence et plusieurs moyens de légalité, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des droits de la défense, l'inexactitude matérielle des faits et le caractère disproportionné de la sanction. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans se prononcer sur la condition d'urgence. Cette décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 1825 du code général des impôts et l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.

Avocat : ROYER

28 mai 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501959

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. E F B, ressortissant portugais, contestant l'arrêté préfectoral du 7 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : NDIAYE

28 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501963

Le Tribunal Administratif d’Amiens rejette la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal écarte le moyen d’incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et juge la décision suffisamment motivée. Il estime que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé, compte tenu de son célibat, de l’absence d’attaches familiales en France, et de son lourd passé pénal (17 condamnations). La solution se fonde sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et les articles L. 613-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : NDIAYE

28 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301433

Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme D, qui demandait la condamnation solidaire du groupe hospitalier de la Haute-Saône et du CHU de Besançon pour des retards de diagnostic et de prise en charge ayant conduit à sa paraplégie. Le tribunal a reconnu la responsabilité du groupe hospitalier de la Haute-Saône pour un retard de diagnostic de compression médullaire le 16 janvier 2017, mais a écarté celle du CHU de Besançon, estimant que sa prise en charge ultérieure n'était pas fautive. Il a fixé la perte de chance d'éviter la paraplégie à 35 % et a condamné le groupe hospitalier de la Haute-Saône à verser à Mme D une somme totale de 140 128,27 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, après application de ce taux. Le tribunal a également condamné le groupe hospitalier à rembourser à la CPAM de la Haute-Saône ses débours, et a rejeté les demandes d’intérêts au double du taux légal et les conclusions dirigées contre le CHU de Besançon.

Avocat : MAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL

27 mai 2025• 1ère chambre