4 102 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 102
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 868
Avec résumé IA
Avocat : N'DIAYE
Avocat : LAYET
Avocat : CABINET BOYER
Avocat : SCP TRIAS VERINE VIDAL GARDIER-LEONIL ROYER
Avocat : AJOYEV NADER
Avocat : CABINET TMV - TAYEAU MALGOUYAT VIGNE -
Avocat : BEYER
Avocat : BOYER
Avocat : ABDOULAYE YOUNSA
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SCI Les Rochettes et la SARL Flam d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de l’établissement public d’aménagement de Saint-Etienne (EPASE) à réparer des préjudices et à réaliser des travaux de soutènement, clôtures et accès. Par un mémoire du 19 juillet 2024, les requérantes ont déclaré se désister purement et simplement de leur instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 août 2024. Aucune condamnation aux dépens ou frais d’instance n’a été prononcée.
Avocat : NOYER
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester le refus du CCAS de Nantes d'organiser son entretien d'évaluation pour l'année 2021. En cours d'instance, le CCAS a finalement organisé cet entretien le 18 janvier 2024, dont le compte rendu a été signé par les parties. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.
Avocat : JOYEUX
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 12 août 2024 ordonnant sa remise aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, faute de liens familiaux stables et d'insertion sociale en France. La solution s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III).
Refus d’entretien d’évaluation – Tribunal administratif de Nantes – Non-lieu à statuer – Code de justice administrative. Le tribunal constate que le CCAS de Nantes a organisé l’entretien professionnel de M. A pour 2022 après l’introduction du recours, ce qui a retiré la décision contestée. Les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Aucune somme n’est accordée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme D qui demandait le réexamen de la copie de son fils, candidat à l'épreuve anticipée de français du baccalauréat. Le juge estime que la note attribuée par le jury est indissociable de la délibération proclamant les résultats, et qu'une injonction de révision ferait obstacle à l'exécution de cette délibération. En conséquence, la demande est jugée manifestement mal fondée, et les conclusions accessoires sont également rejetées.
Avocat : LE FOYER DE COSTIL
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui demandait l'annulation du refus de visa de long séjour en qualité de conjointe de Français. La juridiction a estimé que la commission de recours avait légalement pu fonder son refus sur le caractère complaisant du mariage, en raison de l'absence de vie commune et de l'engagement d'une procédure de divorce par l'époux. Le tribunal a jugé que ce refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NDOYE1
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 23 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de communauté de vie établie avec sa compagne française. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire était justifié par un risque de soustraction à l'exécution de la mesure, et que l'interdiction de retour de quatre ans n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 7 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le requérant, entré irrégulièrement en France en 2023 et sans attaches familiales, ne justifiait pas d'une intégration suffisante pour caractériser une erreur manifeste d'appréciation. Enfin, le refus de délai de départ volontaire a été validé sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du risque de soustraction à la mesure d'éloignement.
Avocat : CABINET NDIAYE
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté du préfet de l'Isère l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était légale, car M. B ne justifiait pas d'un droit au maintien sur le territoire, sa demande d'asile ayant été rejetée. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour de deux ans n'étaient pas disproportionnés, en l'absence de menace à l'ordre public et de liens familiaux suffisamment établis en France. La solution s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a examiné la situation de M. B, reconnu prioritaire et devant être logé d’urgence par une décision de la commission de médiation des Alpes-Maritimes du 4 juillet 2023. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée à ses besoins n’avait été proposée dans le délai légal de six mois, le tribunal a fait droit à sa demande sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-1 du code de justice administrative. Il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de M. B sous astreinte de 400 euros par mois de retard, et a mis à la charge de l’État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite du sous-directeur des visas rejetant le recours contre le refus de visa de court séjour opposé à Mme B épouse C, ressortissante camerounaise souhaitant rendre visite à sa fille française. Le tribunal a estimé que l'administration n'apportait pas la preuve du risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, en l'absence de production de mémoire en défense et au vu des justificatifs présentés. La décision a été fondée sur les articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai de deux mois et condamné l'État à verser 1 200 euros aux requérantes au titre des frais de justice.
Avocat : YEMENE TCHOUATA