Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2408265

mardi 3 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2408265
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBEYER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par M. B, contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation d’accès à une formation en sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a accordé l’autorisation sollicitée, conduisant M. B à se désister de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 août 2024, M. A B, représentée par Me Beyer, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 21 janvier 2023 du directeur du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) portant refus d'autorisation préalable d'accès à une formation professionnelle aux métiers de la sécurité privée ;

2°) d'enjoindre à la commission locale d'agrément et de contrôle du Sud-est de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance ;

3°) de mettre à la charge du Conseil National des Activités Privées de Sécurité la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2024, le Conseil National des Activités Privées de Sécurité conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction dès lors que, par une décision du 26 août 2024, il a décidé de délivrer l'autorisation sollicitée, et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Par un mémoire enregistré le 30 août 2024, M. B se désiste de ses conclusions aux fins de suspension et injonction et maintient ses concluions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en portant à 3 000 euros la somme demandée à ce titre.

Vu les autres pièces du dossier et la requête enregistrée sous le n° 2301954 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision du 21 janvier 2023 en litige.

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Besse, président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire enregistré le 30 août 2024, M. B s'est désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Ce désistement est pur et simple. Il y a lieu d'en donner acte.

2. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions que présente le requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête.

Article 2 : Les conclusions présentées par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au Conseil National des Activités Privées de Sécurité.

Fait à Lyon, le 3 septembre 2024.

Le juge des référés,

T. Besse

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,