1 467 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 467
Décisions totales
383 581
Ordonnances
287 864
Avec résumé IA
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Avocat : DELSOL AVOCATS LYON
Avocat : GUYON
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de l’association Cercle aéronautique du ministère de l’intérieur contestant l’amende de 2 000 euros infligée par l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) pour violation des restrictions d’usage de l’aérodrome de Toussus-le-Noble. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation, de défaut de notification du procès-verbal, de prescription de l’action et de vice de procédure, jugeant que la décision est fondée sur les articles L. 6361-12, L. 6361-13 et L. 6361-14 du code des transports. Il estime que la sanction n’est pas disproportionnée et que l’association, en tant que personne exerçant une activité aérienne, est responsable des manquements commis par son adhérent et commandant de bord.
Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait rejeté le recours de M. B... contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour son fils aîné D... au titre de la réunification familiale. Le tribunal estime que les documents produits par le demandeur sont suffisamment probants pour établir l’identité de D... et son lien de filiation avec le réunifiant, réfugié reconnu. Il en conclut que la commission a commis une erreur d’appréciation au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 561-5. En conséquence, il enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de deux mois.
Avocat : GOYON
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2015, pour un montant total de 1 825 898 euros. Le litige portait sur la qualification de distribution occulte de bénéfices au sens de l'article 111 c) du code général des impôts, en raison d'une cession de titres à un prix délibérément minoré. Le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve d'un écart significatif entre le prix convenu et la valeur vénale des parts, ainsi que d'une intention libérale entre parties en relation d'intérêts, et que la majoration de 40 % pour manquement délibéré était fondée. La décision s'appuie sur les articles 109, 111 c) et 158 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 1729 du même code.
Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON
Avocat : FLAMANT;SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Avocat : YON
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension de la publication des résultats du concours ECOS. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car dirigée contre une décision inexistante de l'Université de Bourgogne, les examens ECOS étant organisés par le Centre national de gestion (CNG). Par conséquent, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinées au fond. La requête a été rejetée sans qu'il soit fait droit aux demandes de communication de documents ou de frais de justice.
Avocat : GUYON DAVID
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions du 26 mai 2025 par lesquelles le préfet de la Loire refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante péruvienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la requérante justifiait d'une entrée régulière et d'une vie commune et effective de plus de six mois avec son conjoint français. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer à Mme A... une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale ».
Avocat : ROYON
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’avis du jury académique et de l’arrêté de licenciement pour insuffisance professionnelle d’un professeur des écoles stagiaire. La condition d’urgence n’a pas été retenue, le requérant n’établissant pas de difficultés financières ou psychologiques graves et immédiates, la période de stage étant par nature probatoire. Par ailleurs, aucun doute sérieux n’a été relevé quant à la légalité des décisions, la composition du jury et la procédure étant conformes à l’arrêté du 22 août 2014, et l’appréciation de l’insuffisance professionnelle n’étant pas entachée d’erreur manifeste. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 423-7 du CESEDA (parent d'enfant français) et de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur de droit, car la demande de titre de séjour initiale était fondée sur l'article L. 423-23 et non sur l'article L. 423-7. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas fondé, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : GAYON
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de la société Ryanair Designated Activity Company, qui contestait six amendes infligées par l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) pour un montant total de 94 000 euros. Ces sanctions sanctionnaient des décollages entre 0 heure et 6 heures sur l’aérodrome de Nantes-Atlantique, en méconnaissance de l’arrêté du 28 septembre 2021. Le tribunal a jugé que la dérogation prévue pour les vols retardés pour des raisons indépendantes de la volonté du transporteur était d’interprétation stricte et ne pouvait couvrir des retards imputables à un manque de mesures raisonnables face à des événements prévisibles. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 6361-12 du code des transports et l’arrêté du 28 septembre 2021.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d'un certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour était inopérant, car la procédure prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers n'est pas applicable aux ressortissants algériens relevant de l'accord franco-algérien. La solution retenue est fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.