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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 196 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 196

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 318

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : YONEffacer tout
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2302939

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme A... contestant la décision du 26 janvier 2023 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a infligé une contribution spéciale de 30 000 euros pour emploi de deux travailleurs étrangers sans titre. Le tribunal a rejeté les moyens de la requérante, notamment celui tiré d'un vice de procédure, estimant que la nouvelle décision, prise après retrait de la première pour défaut de garantie, avait respecté le contradictoire. La solution retenue confirme la légalité de la sanction fondée sur les articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail.

Avocat : TAGUELMINT YONES

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303899

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de la décision du 5 avril 2023 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision avait été signée par une autorité compétente et qu'elle était suffisamment motivée. Il a également estimé que l'administration n'avait pas à examiner les éventuelles fautes de gestion de l'employeur pour apprécier le motif économique, et que l'illégalité de la décision d'homologation du plan de sauvegarde de l'emploi n'était pas établie. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 2421-3 et R. 2421-12 du code du travail.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SVMH AVOCATS LYON

9 décembre 2025• 5ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502300

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021, fixé à 1 400 euros par l'Agence de l'eau Seine-Normandie. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa manière de servir, estimant avoir droit à un taux de 151% selon la note de gestion du RIFSEEP. Le tribunal a rappelé que l'administration dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour moduler le CIA et que l'agent n'a aucun droit à un taux ou montant déterminé, même en cas d'évaluation professionnelle excellente. La solution retenue est fondée sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP.

Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ

9 décembre 2025• 1 ère Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502796

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 13 février 2025 par lequel le préfet de la Loire refusait le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'insertion professionnelle et personnelle du requérant, arrivé mineur en France en 2019, confié à l'aide sociale à l'enfance, et ayant obtenu un CAP en 2024 ainsi qu'un contrat de travail à durée indéterminée en février 2025. La solution retenue se fonde sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 421-1.

Avocat : ROYON

9 décembre 2025• 5ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500462

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 2 octobre 2024 suspendant son permis de conduire pour douze mois suite à un contrôle positif au cannabis. Le tribunal a d'abord jugé la requête irrecevable car tardive, la notification de l'arrêté datant du 10 octobre 2024 et le recours ayant été enregistré le 10 février 2025, soit au-delà du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été retenue sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.

Avocat : GUYON

8 décembre 2025• 3ème chambre magistrat statuant seul
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503957

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en ne se croyant pas lié par l'avis du collège des médecins de l'OFII. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, en application des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : ROYON

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508732

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Lozère du 13 novembre 2025 suspendant le permis de conduire de Mme A... pour six mois. La requérante invoquait l'urgence en raison de son handicap (80%) et de sa dépendance au véhicule pour ses déplacements professionnels et personnels. Le juge des référés, appliquant les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment caractérisée au regard des circonstances de l'espèce.

Avocat : GUYON

5 décembre 2025
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501450

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision 48 SI du 6 septembre 2021 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que le délai de recours de deux mois court à compter de la notification de la décision, et que l’administration est réputée avoir régulièrement notifié la décision lorsque le pli recommandé a été présenté à l’adresse de l’intéressé, même en cas de retour pour non-réclamation. Les textes appliqués sont les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que l’article R. 223-3 du code de la route.

Avocat : SCP BADRE HYONNE SENS-SALIS SANIAL ROGER

4 décembre 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511276

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs associations afin d'enjoindre à la communauté urbaine de Dunkerque, au préfet du Nord, au centre hospitalier de Dunkerque et au département du Nord de prendre des mesures pour remédier aux conditions de vie dégradées des personnes présentes dans les campements. Le juge des référés a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les atteintes graves et manifestement illégales aux libertés fondamentales n'étaient pas caractérisées en l'état de l'instruction. Il a notamment considéré que les autorités compétentes n'avaient pas commis de carence caractérisée dans la mise en œuvre de leurs obligations, au regard des actions déjà engagées. La solution retenue s'appuie sur les conditions strictes de mise en œuvre de la procédure d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

Avocat : SCP LYON-CAEN & THIRIEZ

4 décembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2204757

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de Mme A..., agent du centre hospitalier de Castres-Mazamet, contestant plusieurs décisions de suspension de ses fonctions sans rémunération et de refus de prise en compte de ses arrêts maladie, liées à son statut vaccinal. La requérante invoquait notamment l'illégalité de ces décisions au regard des règles de compétence, de la non-rétroactivité, de la méconnaissance des droits créés par son certificat de rétablissement, et de l'atteinte aux principes de continuité du service public et d'égalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A..., jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales. Aucune indemnisation n'a été accordée, et les frais de justice ont été laissés à la charge de la requérante.

Avocat : GUYON

3 décembre 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2208931

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête du conseil départemental de la Ville de Paris de l’ordre des médecins. Celle-ci demandait l’annulation de la décision du Conseil national de l’ordre des médecins du 31 mars 2022, qui avait annulé l’opposition du conseil départemental à la demande d’exercice en sites distincts du Dr A... B.... Le tribunal a jugé que le contrat de travail du Dr B..., incluant une rémunération fixe et une part variable liée à l’activité, ne méconnaissait pas les articles R. 4127-5, R. 4127-85 et R. 4127-95 du code de la santé publique, car il ne portait pas atteinte à son indépendance professionnelle. La décision attaquée a donc été validée comme légale et suffisamment motivée.

Avocat : SCP LYON-CAEN & THIRIEZ

2 décembre 2025• 7ème Chambre
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503796

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Marne suspendant le permis de conduire de M. A... pour conduite en état d'ivresse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré une perte imminente de son emploi et que son comportement routier dangereux, caractérisé par un taux d'alcoolémie élevé, prime sur ses intérêts professionnels au regard des exigences de sécurité routière. La requête a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : GUYON

2 décembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405226

Le Tribunal Administratif de Bordeaux (1ère Chambre) a statué sur le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant vietnamien, contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La formation de jugement a considéré que l'arrêté explicite du préfet de la Gironde du 7 octobre 2024 s'était substitué à la décision implicite initiale. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation, jugeant que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. La solution s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GUYON

2 décembre 2025• 1ère Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518124

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté était manifestement infondé, et que le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas assorti de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis.

Avocat : BEYOND AVOCATS

1 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406187

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a ordonné l'expulsion de M. A... de la voûte n°13 du viaduc d'Estressin, dépendance du domaine public ferroviaire de SNCF Réseau, qu'il occupe sans droit ni titre depuis le 30 avril 2010. La solution retenue se fonde sur l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui prohibe toute occupation sans titre écrit, et écarte les moyens de défense tirés d'une tolérance administrative ou d'une atteinte à la vie privée. Le tribunal a également condamné M. A... à verser à SNCF Réseau une indemnité d'occupation de 2 081,59 euros pour la période du 1er septembre 2024 au 31 août 2025, ainsi qu'une indemnité mensuelle de 202,17 euros jusqu'à libération complète des lieux.

Avocat : LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS LYON

1 décembre 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406600

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne suspendant son permis de conduire pour quatre mois pour conduite sous l'emprise de l'alcool. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'absence de procédure contradictoire, et la violation des articles L. 224-2 et L. 234-1 du code de la route. La solution retenue confirme la légalité de la suspension, fondée sur les dispositions du code de la route et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : GUYON

28 novembre 2025• Cellule juge unique
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507763

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 6 octobre 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les conséquences professionnelles et personnelles invoquées par le requérant, bien que réelles, ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et immédiate justifiant une suspension, au regard des exigences de sécurité routière liées à l'infraction commise. La solution retenue est le rejet de la requête sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : GUYON

28 novembre 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 497212

Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ

27 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:497212.20251127• 5ème chambre jugeant seule
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302322

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SNCF Réseau d’une demande d’expulsion et de condamnation pécuniaire à l’encontre de M. B..., occupant sans droit ni titre d’une voûte du domaine public ferroviaire depuis l’expiration de sa convention en avril 2020. La SNCF Réseau s’est désistée de ses conclusions aux fins d’expulsion, les lieux ayant été libérés en octobre 2025, et le tribunal lui a donné acte de ce désistement. Sur le fondement des articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques, le tribunal a condamné M. B... à verser les redevances impayées et une indemnité d’occupation pour la période postérieure à la convention, assorties des intérêts au taux contractuel majoré de deux points à compter du 26 octobre 2021, avec capitalisation. M. B..., n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits.

Avocat : LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS LYON

27 novembre 2025• 4ème Chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 506327

Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ

26 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:506327.20251126• 4ème chambre jugeant seule