106 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
106
Décisions totales
383 581
Ordonnances
308 256
Avec résumé IA
Avocat : ZOUATCHAM
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de la famille de Mme C... et M. A... de l'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'ils occupent sans droit ni titre. La condition d'urgence a été retenue car leur maintien fait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, et leur demande d'asile a été définitivement rejetée. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-1 et L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui réservent ces hébergements aux demandeurs d'asile en cours d'instruction.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. C..., ressortissant malien, a rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 12 septembre 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la prolongation ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’intérêt supérieur de l’enfant prévu par la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 612-6 à L. 612-11.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B... contestant un refus de visa de long séjour. Le visa sollicité avait en réalité été délivré par l'autorité consulaire française à Bruxelles le 21 novembre 2023, soit avant l'introduction de la requête le 1er mai 2024. La décision implicite de rejet de la commission de recours avait donc disparu de l'ordre juridique, rendant les conclusions sans objet. Le tribunal s'est fondé sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de visa de long séjour opposé par l’autorité consulaire française à Tirana. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré le 5 février 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a pas lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins l’État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
Référé suspension – Concours de la force publique pour expulsion – Tribunal administratif de Nice – Ordonnance du 6 octobre 2025. Le juge des référés rejette la demande de suspension de la décision du préfet des Alpes-Maritimes accordant le concours de la force publique pour l’expulsion de Mme B..., faute d’urgence caractérisée. Il estime que la requérante s’est placée elle-même dans une situation d’urgence en saisissant tardivement le juge des référés, moins d’un mois après l’introduction du recours au fond et à la veille de l’expulsion. L’ordonnance est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d’urgence n’étant pas remplie.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté n'était pas entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, et que le moyen tiré de l'absence de prise en compte d'une promesse d'embauche était inopérant car postérieure à la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire pour défaut d'urgence. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du maire de Nice du 5 septembre 2023 abrogeant le permis de stationnement de la société La Grace. La solution retenue est fondée sur l'incompétence du signataire, M. A B, dont la délégation de signature ne l'autorisait pas à prendre une décision d'abrogation d'un permis de stationnement. Les textes appliqués sont les articles L. 2213-6, R. 2241-1 et L. 2122-19 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un refus d’autorisation de travail du préfet du Puy-de-Dôme. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. M. A n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement d’office et lui en a donné acte par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS refusant la délivrance d’une carte professionnelle à M. A. Le juge a estimé qu’aucun moyen invoqué n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment au regard des conditions de titre de séjour prévues à l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Par ailleurs, les conclusions subsidiaires fondées sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative ont été jugées irrecevables en raison de leur présentation conjointe avec une demande sur le fondement de l’article L. 521-2. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée et partiellement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A, qui contestait un refus de visa long séjour pour études. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'avait pas démontré une urgence particulière justifiant de saisir le juge avant l'issue du recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa, prévu par les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à des funérailles familiales et à sa recherche d'emploi, ainsi qu'une atteinte à sa liberté d'aller et venir et de travailler. Le juge a constaté que l'administration avait implicitement rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'absence de délivrance d'un récépissé n'a pas été considérée comme une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, et la condition d'urgence n'était pas remplie.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet de la Gironde le 22 juillet 2025 à l'encontre de M. C, ressortissant camerounais. Le juge constate que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le recours en annulation déposé par l'intéressé contre l'arrêté préfectoral a un effet suspensif en application des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, empêchant toute exécution de la mesure d'éloignement avant que le tribunal n'ait statué au fond. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 6 octobre 2022 qui avait ajourné à deux ans la demande de naturalisation de M. A..., ressortissant guinéen. Le ministre s'était fondé sur l'absence de titre de séjour de l'épouse du requérant. Toutefois, celle-ci s'était vu reconnaître la qualité de réfugiée par la cour nationale du droit d'asile avant la décision attaquée, lui ouvrant droit à une carte de résident. Le tribunal juge que ce motif constitue une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du code civil et du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, qui contestait un arrêté du préfet des Alpes-Maritimes lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle en l'absence d'urgence. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation. Il a jugé que M. A ne justifiait pas d'un droit au séjour de plus de trois mois en application des articles L. 232-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant roumain, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait légalement fondé son arrêté sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de ressources suffisantes et d'inscription dans un établissement de formation. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 251-2, L. 234-1 du même code et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés, faute pour le requérant de démontrer ses attaches familiales en France.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. S'agissant de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. C, dès lors que sa compagne et leur enfant, également de nationalité nigérienne, n'avaient pas vocation à rester en France. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.