Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402421
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'une fonctionnaire victime d'un accident de service reconnu imputable au service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet, considérant que le recours a pris le caractère d'un plein contentieux. Il est saisi pour statuer sur le fond de la demande d'indemnisation, l'accident étant reconnu imputable au service. **Textes appliqués** : Le jugement se réfère au cadre juridique de la réparation des accidents de service des fonctionnaires (allocation temporaire d'invalidité, rente viagère) et à l'article L. 761-1 du code de justice administrative concernant les frais irrépétibles.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406072
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur deux requêtes d'un militaire concernant le refus d'agréer la résiliation de son contrat d'engagement. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation, celle-ci ayant été satisfaite par une décision ultérieure du ministre, et a rejeté la demande d'indemnisation pour défaut de recours administratif préalable obligatoire. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la défense et du code de justice administrative, notamment concernant la procédure de recours préalable.
Avocat : RAYNAL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2411571
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... contestant un forfait d'arrosage. La juridiction a jugé la demande irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions précises soumises au juge, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La requête a été qualifiée de recours gracieux, qui doit être adressé à l'ASA des digues et conquêtes de Tallard, et non d'un recours contentieux valable.
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600922
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait la récupération d'un indu de rémunération, mais le document produit n'était qu'un acte préparatoire et non une décision faisant grief susceptible de recours. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604921
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral retirant son permis de conduire pour usage de stupéfiants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, en relevant que la mesure de suspension répondait à des exigences impératives de sécurité routière. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 224-2 du code de la route.
Avocat : BENMAAD
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600339
**Sujet principal** : Demande de réduction d'impôt sur le revenu au titre des années 2023 et 2024, fondée sur la majoration du quotient familial pour parent isolé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le tribunal estime que la demanderesse, en se bornant à affirmer avoir élevé seule son fils mineur pendant plus de cinq ans, ne conteste pas utilement le refus de l'administration, qui était motivé par le fait qu'elle ne vivait pas seule durant les années d'imposition concernées. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative (rejet des requêtes pour moyens manifestement inopérants). Le fond du droit est examiné au regard de l'article 195 du code général des impôts relatif à la majoration du quotient familial.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600701
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction faite au préfet du Doubs de statuer sur une demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu’en raison du silence gardé par l’administration au-delà du délai de quatre mois, une décision implicite de rejet était intervenue, rendant la demande d’injonction inutile. La solution s’appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503628
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus d'une remise gracieuse d'une dette d'aide personnelle au logement. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable, car la dette contestée avait déjà été intégralement soldée avant l'introduction du recours, privant celui-ci de tout objet. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601016
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation du refus de la CAF de lui accorder le RSA et l'injonction au département de réexaminer sa situation. La juridiction a constaté que le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, n'avait été introduit qu'après la saisine du tribunal. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le défaut de ce recours préalable rend la requête irrecevable.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304944
La décision concerne un litige contractuel entre la société Segonzac et l'ESPASS de Podensac portant sur le solde d'un marché public de travaux. Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en premier ressort, a rejeté la requête de l'entreprise, considérant notamment que le décompte de résiliation notifié était devenu définitif. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du Code de la commande publique et du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux de 2009.
Avocat : BONNAN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507829
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la demande d'expertise relative à des hospitalisations sans consentement. Il estime que le juge judiciaire (juge des libertés et de la détention) est seul compétent pour contrôler la régularité de telles mesures de soins psychiatriques, en application des articles L. 3211-12 et L. 3216-1 du code de la santé publique. Par conséquent, la requête est jugée irrecevable devant la juridiction administrative.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603168
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de rectification des résultats des élections municipales de Saint-Pierre-en-Faucigny. Le juge estime la requête irrecevable, car le requérant n'a pas précisé le fondement juridique de sa demande (article L. 521-3 du code de justice administrative) et n'a pas justifié du caractère d'urgence requis, notamment au regard de l'existence d'un recours au fond déjà engagé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé (articles L. 521-1, L. 521-3 et L. 522-3).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605138
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa opposé à la mère d'un requérant. Le juge a estimé que les circonstances invoquées (naissance imminente d'un enfant et besoin de soutien familial) ne caractérisaient pas l'urgence particulière requise pour une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602703
Le Tribunal administratif de Lille rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral ordonnant des travaux et le relogement des occupants d'un logement insalubre. Le juge des référés estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas établie, la requérante n'ayant pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
Avocat : CABINET D'AVOCATS BELKEBIR
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602483
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'expulsion. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, un ressortissant marocain, ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, prise au motif d'une menace grave pour l'ordre public. Seule la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est accordée, le rejet des autres conclusions s'effectuant selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : PEREZ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513831
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de la requérante avant le 1er mai 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, est prononcée car la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'a reçu aucune offre de logement adapté après l'expiration du délai légal de six mois. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513832
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône d'assurer l'hébergement de la requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation. La juridiction a constaté l'absence de proposition d'hébergement malgré l'expiration du délai légal de six semaines prévu à l'article R. 441-18. Elle a assorti cette injonction d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 10 avril 2026.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513879
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. C... avant le 1er mai 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation DALO reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de sa situation. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que le délai légal de six mois pour une offre était expiré.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513981
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger la famille du requérant avant le 1er mai 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, est prononcée car, malgré une décision de la commission de médiation DALO reconnaissant un droit au logement urgent, aucune offre n'a été faite dans le délai légal de six mois. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513986
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète de la Loire d'assurer l'hébergement d'un demandeur reconnu prioritaire par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence de proposition d'hébergement malgré l'expiration du délai légal de six semaines prévu à l'article R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. En application de l'article L. 441-2-3-1 du même code, l'injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 10 avril 2026.