Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310361
La décision concerne un litige fiscal portant sur des rappels de TVA assignés à une SCI pour les exercices 2016 à 2020. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale était fondée à procéder à une régularisation annuelle de la TVA déduite, en application des articles 271 et 207 de l'annexe II du code général des impôts, et a considéré que le délai de reprise n'était pas prescrit.
Avocat : SCP TEN FRANCE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2413436
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale judiciaire à la demande d'une patiente estimant avoir subi un préjudice suite à des opérations dans deux centres hospitaliers. Le juge a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction pour éclairer le litige, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consistera à déterminer si les soins étaient conformes aux règles de l'art et à évaluer les préjudices allégués.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CADRAJURIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602808
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par un Office Public de l’Habitat d’une demande d’expertise préventive en référé, concernant des travaux de démolition et de construction. La juridiction a fait droit à cette demande en désignant un expert, estimant que la mesure était utile pour constater l'état d'un immeuble voisin avant des travaux susceptibles de lui causer des dommages. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permet ce type d'expertise en cas de travaux publics.
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602809
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande d'expertise préventive formulée par un Office Public de l'Habitat. Le juge a ordonné une mesure d'expertise destinée à constater l'état d'un immeuble voisin avant, pendant et après des travaux publics de démolition, afin d'établir d'éventuels dommages. Cette décision s'appuie sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permet ce type de constatation préventive lors de l'exécution de travaux publics.
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602982
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par un ancien agent demandant le versement urgent d'une indemnité compensatrice de congés payés par son ex-employeur, le centre communal d'action sociale. Le juge a constaté que la somme due avait été versée après l'introduction de la requête, rendant la demande principale sans objet (article L. 521-3 du code de justice administrative). Il a en conséquence déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions indemnitaires, estimant qu'elles excédaient la compétence provisoire du juge des référés.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603042
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête du préfet de la Sarthe visant à expulser une famille du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (PRAHDA). Le juge estime que l'administration n'a pas démontré l'urgence, notamment en ne justifiant pas de manière probante la saturation du dispositif d'accueil départemental. Il considère également que le préfet n'a pas procédé à un examen suffisant de la situation particulière et vulnérable de la famille, qui comprend trois enfants mineurs dont l'un présente des problèmes de santé.
Avocat : GUERIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603055
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Sarthe visant à expulser Mme B... d'un hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, malgré l'application des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision souligne que l'occupation des lieux après le rejet définitif de la demande d'asile ne constituait pas, en l'espèce, une situation d'urgence justifiant une mesure de référé.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603113
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d'un requérant sollicitant l'injonction au préfet de rouvrir son dossier de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate que l'administration a déjà délivré une attestation de prolongation valide et que les deux demandes de titre de séjour du requérant sont en cours d'instruction, privant ainsi la demande de son objet. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, relatif au référé-mesures.
Avocat : BRETON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603609
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a donné acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonction de délivrer un récépissé (article L. 521-3 du CJA). Il a constaté l'absence d'objet de sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, celle-ci lui ayant été accordée. Le juge a condamné l'État à verser 550 € à l'avocat du requérant au titre des frais d'instance (articles L. 761-1 du CJA et 37 de la loi du 10 juillet 1991).
Avocat : GONULTAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603743
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant d'une aire d'accueil des gens du voyage pour manquement grave au règlement intérieur et trouble à l'ordre public. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, en raison de menaces et d'agressions répétées de l'occupant envers des agents de la collectivité. La demande de condamnation aux dépens de l'occupant a été rejetée.
Avocat : LEX PUBLICA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603776
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de personnes de la communauté des gens du voyage occupant sans titre le parc de stationnement d'un domaine public communal à Ecouflant. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure au regard des troubles à l'ordre public et de la nécessité d'utiliser le parking pour des manifestations prévues, malgré l'absence de solution alternative d'accueil pour les occupants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les règles relatives à la protection du domaine public.
Avocat : LEX PUBLICA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204573
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a examiné une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier de Bourges suite à la naissance d'un enfant présentant une infirmité motrice cérébrale. Les requérants alléguaient des fautes dans la surveillance du rythme cardiaque fœtal et un retard à l'extraction. La juridiction a ordonné une expertise médicale avant de statuer sur le fond, afin notamment de déterminer le lien de causalité entre les manquements reprochés et les préjudices subis. Les textes applicables relèvent du droit commun de la responsabilité administrative et de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : RICOUARD
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301662
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 9 mars 2023 par laquelle le centre hospitalier de Vierzon a rompu le contrat de travail d'un praticien associé. La juridiction a retenu que cette décision, qui retire un droit, était illégale car elle n'était pas motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a jugé que ce défaut de motivation constituait une faute engageant la responsabilité de l'hôpital, renvoyant l'examen des demandes d'indemnisation à une phase ultérieure de la procédure.
Avocat : SCP DUMOULIN-CHARTRELLE-ABIVEN
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302012
**Sujet principal** : La SARL Ecole internationale Henri Farman conteste devant le tribunal administratif des cotisations supplémentaires de taxe sur les salaires et les pénalités correspondantes pour les années 2018 à 2020. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (formation de première chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la procédure de contrôle fiscal (contrôle sur pièces et examen de comptabilité) a été régulièrement menée et que l'assujettissement à la taxe sur les salaires est conforme à la loi, notamment aux articles L. 54 C du Livre des Procédures Fiscales et 231 du Code Général des Impôts. Les arguments de la société sur une violation des garanties procédurales et sur une rupture du principe d'égalité (par rapport aux établissements sous contrat exonérés) sont écartés.
Avocat : PONCET
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601576
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre son exclusion temporaire de fonctions. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la privation de rémunération, au regard des circonstances particulières de l'espèce. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELLIER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601738
**Sujet principal** : Demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de carte de résident et de mesures provisoires. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge ordonne la suspension de l'exécution de la décision de refus et enjoint au préfet de réexaminer la demande de la requérante dans un délai d'un mois, en lui délivrant dans l'intervalle un document provisoire autorisant le travail. Il accorde également l'aide juridictionnelle provisoire. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), ainsi que les articles L. 424-1 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (doute sérieux sur la légalité).
Avocat : PERINAUD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601739
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus d'enregistrement et du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour à un étranger. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment en raison d'une erreur de droit, l'administration ayant considéré le dossier incomplet alors qu'il était complet, ce qui a fait naître une décision implicite de rejet. La suspension a été ordonnée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'urgence étant caractérisée par l'impossibilité pour le requérant de travailler.
Avocat : GUILLAUD
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301179
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la commune de Pau pour obtenir réparation des désordres (température excessive et désaffleurement) affectant le dallage du stade nautique. La juridiction a examiné les demandes de responsabilité contractuelle et décennale dirigées contre les différents intervenants (maître d'œuvre, entreprises, contrôleur technique et assureur). La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, qui expose principalement les conclusions des parties. Les textes applicables relèvent du droit commun des contrats et de la responsabilité décennale (articles 1792 et suivants du code civil).
Avocat : HEYMANS
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302793
Le Tribunal Administratif de Pau a statué sur une demande d'indemnisation de propriétaires contre la commune de Narrosse pour des dommages causés par des arbres du domaine public. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de la commune au titre des dommages de travaux publics, conformément aux principes de la jurisprudence, et a fixé l'indemnisation pour préjudice matériel à 4 108,50 euros après application d'un coefficient de vétusté. Il a rejeté les demandes d'indexation de la somme et d'indemnisation pour préjudice de jouissance, ainsi que les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MARBOT
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401146
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté une demande d'expertise (article R. 532-1 CJA) visant à établir un lien entre des travaux communaux et des inondations récurrentes. La juridiction a estimé que les rapports d'expertise amiable déjà produits démontraient suffisamment l'existence et les causes potentielles du préjudice, rendant une nouvelle mesure inutile. La demande de condamnation de la commune aux frais (article L. 761-1 CJA) a également été écartée.
Avocat : MOUTIER