Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503505
Le Tribunal Administratif de Toulon statue par ordonnance sur une requête relative au recouvrement d'un indu de RSA. Il donne acte du désistement de la requérante concernant l'annulation du titre exécutoire et la décharge de paiement, rendant ces demandes sans objet. La juridiction rejette sa demande de condamnation de l'administration aux frais d'avocat (articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L.761-1 du CJA) et constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée définitivement.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501896
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par un couple pour obtenir une injonction de relogement. Le juge constate que le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas proposé de logement adapté dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation reconnaissant leur priorité, en violation de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, il enjoint à l'État de procéder au relogement du couple dans un délai de deux mois, sous astreinte.
Avocat : BESSIS-OSTY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505770
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence en T4. Constatant qu'aucune offre adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative. L'injonction a été assortie d'une astreinte pour en assurer l'exécution.
Avocat : POGGIO-BOUQUIE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505978
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Le juge constate que le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas proposé d'offre de logement adaptée dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation, en violation des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, il enjoint à l'État de procéder au relogement de la requérante dans un délai de deux mois, sous astreinte.
Avocat : BESSIS-OSTY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506274
Le Tribunal Administratif de Nice statue sur une demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. Constatant qu'aucune offre adaptée n'a été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation, le tribunal enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement, sous astreinte. Cette solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Avocat : GIRAUDO OLIVIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506276
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence par ordonnance, a fait droit à la requête de Mme B... en constatant l'absence d'offre d'hébergement adapté de la part du préfet des Alpes-Maritimes, malgré une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. Le juge a en conséquence enjoint au préfet de procéder au relogement de l'intéressée dans un délai de deux mois, sous astreinte. Cette décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable.
Avocat : LEBRUN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506277
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction de relogement au titre du droit au logement opposable (DALO). La requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence, n'avait reçu aucune offre adaptée dans le délai légal de six mois. Le juge a donc enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative.
Avocat : GIRAUDO OLIVIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600816
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d'un parent visant à ordonner le remplacement immédiat d'un professeur absent dans un collège. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative (le choix de ne pas remplacer l'enseignant), ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601365
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à contraindre le préfet des Alpes-Maritimes à délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé. Le juge constate que la demande de renouvellement de titre de séjour, déposée depuis plus de quatre mois, est réputée avoir fait l’objet d’une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision et est rejetée par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601675
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d’injonction faite au maire de Vence de suspendre des travaux autorisés par un permis de construire. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution d’une décision administrative et relèverait plutôt du référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative). La requête est donc jugée manifestement mal fondée sur le fondement de l’article L. 521-3 du même code.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600121
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, saisi par la société Boyer d'un recours en plein contentieux contestant la résiliation d'un marché public de construction et réclamant le paiement de sommes importantes, a rendu une ordonnance. Constatant l'accord des parties pour une médiation, le tribunal a désigné un médiateur pour tenter de régler le litige à bref délai, conformément aux articles L. 213-7 à L. 213-10 et R. 213-1 et suivants du code de justice administrative. La médiation se déroulera sur une durée initiale de trois mois.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500653
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait un titre de perception. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit une copie de l'acte attaqué, malgré une mise en demeure de régulariser. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Avocat : JURISGUYANE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600939
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant justifie bien de l'urgence, mais que l'atteinte alléguée à sa vie privée et familiale n'est pas caractérisée comme grave et manifestement illégale. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée, l'avocat désigné ne s'étant pas présenté à l'audience.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600941
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison des liens stables du requérant en France et de la situation de son enfant handicapé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les conventions internationales invoquées.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504171
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de Mme B... de sa requête initiale concernant une dette de prime d'activité. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600440
**Sujet principal** : Demande de remise gracieuse d'indu de prime d'activité et de RSA. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable, car elle ne comporte pas une argumentation suffisante pour permettre au juge d'apprécier le bien-fondé de la demande de remise gracieuse. **Textes appliqués** : Les articles R. 222-1 et R. 772-6 du Code de justice administrative, qui permettent le rejet par ordonnance des requêtes insuffisamment motivées après mise en demeure de régularisation.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600596
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision acceptant une démission et d'une attestation employeur modifiée, ainsi que d'injonctions, formulée par une salariée d'un centre communal d'action sociale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Besançon (statuant en référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que la requérante ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 8 octobre 2025 acceptant sa démission, ni de l'attestation employeur du 22 décembre 2025. Le juge considère que la démission, sollicitée par écrit par la salariée, était une volonté claire et que l'employeur a ensuite régularisé l'attestation pour refléter le motif réel (inaptitude) suite à un avis médical. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et du doute sérieux pour la suspension).
Avocat : CGBG
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601414
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une saisie administrative visant le recouvrement d'un indu de RSA. Le juge a estimé que le litige, portant sur les modalités de recouvrement forcé d'une créance non fiscale d'une collectivité territoriale, relevait de la compétence exclusive du juge de l'exécution (ordre judiciaire) et non de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire, qui définissent cette répartition des compétences.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502567
Le Tribunal Administratif de Toulon donne acte du désistement d'instance de la SCI Magilu, qui contestait sa cotisation de taxe d'habitation 2022. La procédure prend fin suite au désistement pur et simple de la requérante, intervenu après le dégrèvement de l'imposition. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512655
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la Préfète du Rhône de reloger M. A... avant le 1er avril 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation DALO le reconnaissant comme prioritaire. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que le délai de six mois pour lui proposer un logement adapté était expiré.