Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505014
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les retraits de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a jugé irrecevable le recours concernant l'infraction du 12 décembre 2023, car la notification par lettre recommandée, bien que non remise en main propre, était régulière et le délai de recours de deux mois était expiré. Les textes appliqués sont l'article R. 421-1 du code de justice administrative et l'article R. 223-3 du code de la route.
Avocat : DE CAUMONT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505012
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours en plein contentieux visant l'annulation du refus implicite de prise en compte d'un stage de sensibilisation à la sécurité routière et de l'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. Le ministre de l'Intérieur ayant retiré les décisions contestées avant le jugement, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, estimant la requête dénuée d'objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
Avocat : FITOUSSI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501255
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'une demande de versement de la prime d'activité et du revenu de solidarité active (RSA) par un requérant. Le tribunal a jugé que la Caisse d'Allocations Familiales du Haut-Rhin devait instruire les droits du requérant à compter du 1er novembre 2022, et non du 1er janvier 2023 comme l'avait fait l'administration, en application des articles L. 842-1 et R. 846-2 du code de la sécurité sociale pour la prime d'activité, et des articles L. 262-2 et R. 262-33 du code de l'action sociale et des familles pour le RSA. Le tribunal a également ordonné le versement d'intérêts moratoires à compter du 31 janvier 2024, capitalisés à partir du 1er février 2025, et a statué sur une demande d'allocation au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BOUKARA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501127
**Sujet principal** : Recours contre une sanction de réduction du revenu de solidarité active (RSA) pour non-respect des obligations. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A... et confirme la légalité de la décision du Département de la Moselle prononçant une réduction de 80% du RSA pour un mois, suivie de quatre mois sans droit. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les articles L. 262-28, L. 262-37 et R. 262-68 du code de l'action sociale et des familles, qui encadrent les obligations des allocataires du RSA et les sanctions en cas de manquement.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501125
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. A... visant à annuler la décision de la Collectivité européenne d'Alsace lui réclamant un trop-perçu de RSA. Le tribunal constate que le recours contentieux, introduit le 10 février 2025, est irrecevable pour tardiveté, la décision attaquée ayant été notifiée le 30 juillet 2024. La solution s'appuie sur le non-respect du délai de deux mois pour saisir le juge administratif, prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500846
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de la Collectivité européenne d'Alsace de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » avec la mention « stationnement pour personne handicapée ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant ne remplissait pas les critères légaux stricts définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement à pied ou la nécessité d'un accompagnement systématique. La décision administrative a donc été jugée légale.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500117
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de son orientation en service de pré-orientation. Le juge a estimé que la Collectivité européenne d'Alsace n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, considérant que l'orientation vers le milieu ordinaire de travail n'était pas impossible au regard de son handicap et de son taux d'incapacité (inférieur à 50%). La décision s'appuie sur les articles L. 5213-2 du code du travail et R. 243-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601586
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... B... visant à suspendre le rejet préfectoral de sa demande de regroupement familial pour son époux. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, malgré les allégations de la requérante concernant son état de santé et la longue séparation familiale. La décision ne justifie donc pas une suspension en urgence de la décision administrative attaquée.
Avocat : GOMMEAUX
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303525
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les demandes d'une ancienne infirmière contre le centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel. La requérante soutenait que sa démission, motivée par des manquements allégués à la réglementation du temps de travail (amplitude, repos, durée hebdomadaire), équivalait à un licenciement et réclamait des dommages-intérêts ainsi que l'annulation de sa radiation et d'une décision de remboursement de frais de formation. Le tribunal a jugé que la démission était volontaire et que les manquements n'étaient pas établis, rejetant également le recours contre la mesure de remboursement, qualifiée d'acte préparatoire. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
Avocat : ANTONIAZZI-SCHOEN
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401222
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l'année 2018. La juridiction a jugé irrecevable sa demande principale, car elle se bornait à se référer à des moyens développés dans une autre instance sans les joindre à sa requête, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également estimé, sur le fond, que l'administration fiscale était fondée à réintégrer dans son revenu imposable la somme de 5 674 euros, considérée comme un revenu distribué par la société dont elle était associée, et à lui appliquer une pénalité pour manquement délibéré.
Avocat : SELARL OCTAV
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401221
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B..., gérant majoritaire d'une société d'ambulances, qui contestait la requalification par l'administration fiscale de certaines charges de la société en revenus distribués imposables à son profit au titre de 2018. Le tribunal a jugé que ces dépenses, portant notamment sur des voyages, réceptions et cadeaux à la clientèle, ne présentaient pas un caractère nécessaire à l'exploitation de l'entreprise et constituaient donc des avantages anormaux ou occultes imposables en application des articles 111 et 112 du code général des impôts. Il a également confirmé le bien-fondé des pénalités pour manquement délibéré.
Avocat : SELARL OCTAV
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2301182
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision de la commission de médiation de la Marne qui avait refusé de la reconnaître comme prioritaire et devant être logée d'urgence. Le tribunal a jugé que la commission avait légalement motivé son refus en relevant que la requérante était à l'origine de sa situation de défaut de paiement et avait refusé sans motif impérieux une proposition de logement antérieure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment ses articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1, relatives aux conditions de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204574
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, rejette la demande principale d'expertise et la demande d'indemnisation de la requérante contre le CHRU de Tours. La juridiction estime, sur le fondement du code de la santé publique, que l'établissement n'a commis ni faute dans la prise en charge médicale et post-opératoire, ni manquement à son obligation d'information. En conséquence, la responsabilité du CHRU n'est pas engagée et la patiente ne peut prétendre à une indemnisation pour les préjudices allégués.
Avocat : SELARL ACTE AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603674
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’un étranger visant à enjoindre au préfet de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a constaté que la préfecture avait, postérieurement à l’introduction de la requête, convoqué l’intéressé à cette fin, rendant sa demande sans objet. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative relatives aux mesures d’urgence.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213012
Sujet principal : Recours d'une fonctionnaire territoriale contre le refus de réviser son compte-rendu d'entretien professionnel (CREP) et le montant du complément indemnitaire annuel lié. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'observation contestée dans le CREP, portant sur la "posture" de l'agent, relève de l'appréciation de l'autorité territoriale sur sa manière de servir et ses qualités relationnelles, et que la procédure de révision a été régulièrement suivie. Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 521-3 et L. 521-5 du code général de la fonction publique, et articles 2, 3, 4 et 7 du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200752
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de rappels de TVA pour les années 2018 et 2019. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale était fondée à appliquer une procédure de taxation et d'évaluation d'office, conformément aux articles L. 66 et L. 73 du livre des procédures fiscales, en raison de l'exercice occulte d'une activité libérale par le requérant. La méthode d'évaluation forfaitaire des bénéfices, contestée par M. C..., a été validée, la charge de la preuve lui incombant pour renverser cette présomption en vertu de l'article L. 193 du même code.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2113494
**Sujet principal** : Contestation par une société mère de la réintégration fiscale d'un abandon de créance consenti à sa filiale et des pénalités associées. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Koï Success. Il estime que l'administration fiscale a correctement réintégré l'abandon de créance dans le résultat imposable de la société mère, conformément à l'article 39-13 du CGI, et que cela ne crée pas une double imposition prohibée. **Textes appliqués** : Articles 8, 38, 39 (13.) et 218 bis du Code Général des Impôts (CGI).
Avocat : JURI OUEST SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2106817
**Sujet principal** : La société Boulanger conteste devant le Tribunal administratif de Nantes la qualification de son entrepôt comme établissement industriel pour le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE) des années 2018 et 2019, et demande une réduction de ses impositions. **Juridiction et solution** : Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Boulanger. Il a jugé irrecevable la demande concernant l'année 2018 pour tardiveté de la réclamation et a estimé que l'entrepôt, compte tenu de son équipement et de son fonctionnement, présentait bien un caractère industriel au sens de l'article 1499 du code général des impôts. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts (notamment l'article 1499) et du livre des procédures fiscales (articles R. 196-2 et R. 197-3) concernant la recevabilité des réclamations et la définition des établissements industriels.
Avocat : CABINET ARSENE TAXAND
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602492
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Vienne de désigner un expert. L'objet était de constater préventivement l'état des immeubles riverains avant des travaux de démolition urgents, afin de prévenir tout litige futur. La juridiction a appliqué l'article R. 531-1 du code de justice administrative, estimant que l'expertise demandée entrait dans son champ et présentait un caractère utile.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304793
**Sujet principal** : Recours en responsabilité décennale d'une société d'assurance, subrogée dans les droits de son assuré, contre des constructeurs et sous-traitants suite à des désordres affectant un EHPAD. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de 3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société d'assurance. Il a jugé que les désordres (affaissement de WC suspendus) ne constituaient pas un vice de nature à engager la responsabilité décennale des constructeurs mis en cause, car ils ne compromettaient ni la solidité de l'ouvrage ni son aptitude à sa destination. **Textes appliqués** : Les principes régissant la garantie décennale des constructeurs, issus des articles 1792 et suivants du code civil.
Avocat : BELOVETSKAYA