Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311117
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que la décision ministérielle était suffisamment motivée et qu'elle ne comportait pas d'erreur manifeste d'appréciation, l'omission de déclarer deux enfants étant constitutive d'une fausse déclaration. La solution s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation pour refuser une naturalisation en cas de renseignements défavorables sur le comportement du postulant.
Avocat : SELARL 333
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409842
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de provision de 20 000 euros formée par une assistante familiale contre le Conseil départemental de la Vendée. Le tribunal estime que l'existence de la créance salariale et du droit à l'indemnité d'attente est sérieusement contestable, car la requérante accueillait des enfants d'un autre département. La décision s'appuie sur les articles L. 423-30 et L. 423-32 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative relatif aux conditions d'octroi d'une provision.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305526
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de riverains visant à annuler l'arrêté municipal n'opposant pas de refus à une déclaration préalable pour l'installation d'une antenne-relais. Le tribunal a jugé que le projet relevait correctement du régime de la déclaration préalable (article R. 421-9 du code de l'urbanisme) et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe de précaution (article 5 de la Charte de l'environnement) n'était pas fondé en l'espèce.
Avocat : SELARL CABINET GENTILHOMME
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601882
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SAS Garage Pasquier comme étant manifestement irrecevable pour incompétence. Le litige, portant sur la contestation de la régularité formelle d'une mise en demeure de payer émise par un comptable public, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, en l'occurrence le juge de l'exécution. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales et de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600816
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de Mme B... visant à contester un indu d'allocation de logement familiale. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la caisse d'allocations familiales, comme l'impose l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600398
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... visant à contester le refus de lui accorder le revenu de solidarité active. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué malgré une mise en demeure de régularisation. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 222-1 relatif au rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600740
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple formé par M. A... de sa protestation contre les élections municipales de Reppe. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la contestation électorale.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601191
**Sujet principal** : Contestation de la régularité des opérations électorales municipales et communautaires à Sens. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (formation de jugement). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable, car les opérations contestées n'ont abouti à la proclamation d'aucun candidat, rendant la protestation sans objet. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601143
**Sujet principal** : Contestation de la régularité des opérations électorales municipales et communautaires dans la commune de Sussey. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable, car les opérations électorales contestées n'ont abouti à la proclamation d'aucun candidat, rendant la protestation sans objet. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503451
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... B... visant à obtenir l'annulation de décisions de remise partielle et la remise totale de plusieurs indus d'allocations de logement et de prime d'activité. Le tribunal a jugé que la caisse d'allocations familiales de la Manche avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en accordant une remise partielle, après avoir constaté que l'indu résultait d'erreurs de déclaration de la requérante et non d'une faute de l'organisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 825-3 et L. 823-9) et du code de la sécurité sociale (articles L. 553-2 et L. 845-3) relatives aux conditions de remise des indus.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503428
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme C... visant à obtenir l'annulation du refus de remise d'un indu de prime d'activité de 973,92 euros. Le juge a estimé que la situation financière du foyer, disposant de ressources mensuelles d'environ 3 400 euros, ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise gracieuse au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La requête a donc été rejetée, laissant à la requérante la possibilité de solliciter un échelonnement du remboursement auprès de la caisse.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604885
Sujet principal : Recours contre les résultats d'une élection municipale pour irrecevabilité due au non-respect d'un délai de recours. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation de jugement non précisée). Solution retenue : Rejet de la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable, car sa protestation a été déposée après l'expiration du délai légal. Textes appliqués : Article R. 119 du code électoral (délai de recours) et 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables par ordonnance).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604876
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale de suspension du permis de conduire. Le juge estime que la requête ne relève pas de sa compétence territoriale, car le requérant résidait dans le Var à la date de la décision attaquée. L'ordonnance applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour décliner compétence au profit du tribunal administratif de Toulon.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603678
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait une provision sur son traitement. Le juge estime la demande **manifestement irrecevable** car le requérant n'a pas justifié avoir préalablement saisi l'administration de sa réclamation, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 541-1 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604623
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'un étudiant étranger demandant l'injonction au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le silence de l'administration pendant plus de quatre mois sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet au terme du délai légal de 90 jours. La requête est donc jugée mal fondée au regard des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et de l'article R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604050
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'injonction urgente d'un agent du ministère de la justice visant la régularisation de sa situation administrative et le versement de son traitement. Le juge a estimé que le requérant, bien que faisant état d'une perte financière, n'avait pas apporté d'éléments concrets (comme des relevés bancaires) démontrant l'urgence caractérisée exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande au titre de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209503
Le sujet principal est une demande d'indemnisation suite à un licenciement illégal d'un assistant d'éducation contractuel. Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a reconnu la responsabilité de l'État pour faute, engageant son obligation de réparer intégralement le préjudice causé par la décision illégale de licenciement pour abandon de poste. La juridiction a rejeté les conclusions à fin d'annulation mais a retenu le principe d'une indemnisation, dont le montant sera liquidé dans une expertise ultérieure, en application des principes généraux du droit de la responsabilité de la puissance publique et des dispositions du code général de la fonction publique.
Avocat : MICHEL
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601141
Sujet principal : Demande de suspension en urgence d'un arrêté d'éloignement (OQTF) et d'interdiction de retour du territoire français. Juridiction : Tribunal Administratif de Mayotte (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête, considérant que la demande est manifestement mal fondée. Il estime que la requérante n'établit pas de manière suffisante l'ancienneté et la continuité de son séjour, ni l'existence de sa vie familiale en France, de sorte qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est caractérisée. Textes appliqués : Article L. 522-3 du code de justice administrative (rejet pour demande manifestement mal fondée), dans le cadre d'une procédure engagée sur le fondement de l'article L. 521-2 du même code (référé-liberté).
Avocat : HESLER
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600378
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe rejette une protestation électorale visant à annuler les élections municipales de Sainte-Rose du 15 mars 2026 et à déclarer inéligible le candidat élu. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été déposée hors délai, au-delà du cinquième jour suivant le scrutin comme l'exige l'article R. 119 du code électoral. L'ordonnance s'appuie également sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de rejeter les requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500439
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'un ayant-droit d'une victime présumée des essais nucléaires en Polynésie française, rejetée par le Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A... et confirme la décision du CIVEN. Il considère que le demandeur ne remplit pas les conditions légales pour bénéficier de la présomption de causalité, car l'administration a établi, sur la base des éléments du dossier, que la dose de rayonnements reçue par la défunte était inférieure au seuil légal de 1 millisievert (mSv). **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision principalement sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée (notamment par la loi n° 2018-1317), qui régit le régime d'indemnisation et la présomption de causalité pour les victimes des essais nucléaires.
Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY