Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524950
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre le rejet implicite du renouvellement de son titre de séjour "visiteur". Le juge estime que le requérant n'a pas justifié de l'urgence, son titre étant toujours valide au moment de sa demande, et qu'aucun moyen ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSADOLLAHI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601219
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à un ressortissant étranger pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies, l'intéressé ayant effectué des démarches infructueuses depuis octobre 2025 et son titre expirant en février 2026. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, et enjoint à l'administration de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de six semaines.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411735
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours contre plusieurs décisions relatives au retrait de points et à l'invalidation du permis de conduire du requérant. Le tribunal constate que le solde de points du requérant est redevenu positif, rendant sans objet les conclusions visant l'annulation de la décision d'invalidation et du refus de créditer des points après un stage. Par conséquent, le tribunal se prononcera uniquement sur la légalité des trois retraits de points contestés, consécutifs aux infractions de 2021, 2022 et 2023, en application des dispositions du code de la route.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411038
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision d'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points associés. Le juge a constaté que plusieurs infractions contestées avaient déjà été supprimées du dossier ou n'avaient pas donné lieu à retrait de points, rendant partiellement la demande sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route relatives au permis à points et sur le code de justice administrative.
Avocat : CABINET DE CAUMONT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601693
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est une demande de sanction contre la présidente d'un bureau de vote pour manquements présumés lors d'élections municipales. La juridiction retient que le juge de l'élection, saisi en plein contentieux, n'a pas pour objet de prononcer des sanctions disciplinaires mais de contester les résultats d'un scrutin, ce que la requérante exclut explicitement. La solution s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, relatif au rejet des requêtes irrecevables, et sur les principes du contentieux électoral.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502101
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le tribunal a jugé que la requérante, qui invoquait l'impossibilité de marcher sur de longues distances, ne rapportait pas la preuve que son état remplissait les critères légaux stricts définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404232
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation de pôle des urgences, a rejeté les requêtes de M. D... visant à annuler plusieurs décisions de la CAF de la Seine-Maritime et du président du conseil départemental constatant des indus de prestations sociales (RSA, primes exceptionnelles, prime d'activité). Le tribunal a jugé que les procédures de contrôle et de recouvrement étaient régulières et que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, en application des articles L. 262-46 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles. Les demandes de condamnation à payer des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404114
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la tutrice contestant le prélèvement de 70% de l'AAH de sa fille pour financer son hébergement en foyer médicalisé. Le tribunal a jugé que cette contribution, fixée par le département de la Seine-Maritime, était conforme aux articles L. 132-3 et L. 344-5 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient que les ressources de la personne accueillie participent aux frais. Il a estimé que le fait de prendre quelques repas à l'extérieur ne caractérisait pas un hébergement incomplet au sens de l'article D. 344-35, justifiant ainsi le taux appliqué.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403323
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une contrainte de paiement émise par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) pour un indu de Prime de Noël. La juridiction a jugé que la contrainte était régulière, ayant été précédée d'une mise en demeure, et que la MSA était fondée à recalculer les droits en considérant l'existence d'une vie maritale stable avec une concubine, ce qui modifiait la composition du foyer et le montant des prestations. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles R. 262-6 et R. 262-37) et du code civil (article 515-8) concernant la définition du foyer et l'obligation de déclaration des ressources.
Avocat : BOULLEN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2101010
La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de fiscalité directe locale (taxe foncière et cotisation foncière des entreprises) introduits par la société Linex Panneaux. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour les impositions ayant fait l'objet de dégrèvements d'office par l'administration et a rejeté le surplus des requêtes, considérant que les autres immobilisations contestées ne relevaient pas du champ de l'exonération pour outillage prévue à l'article 1382 du code général des impôts. Les textes appliqués sont principalement les dispositions du code général des impôts relatives aux bases d'imposition de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la cotisation foncière des entreprises.
Avocat : FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606465
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme B... visant à obtenir l'attribution d'un logement. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car elle a été introduite hors délai, après l'expiration du délai de recours contentieux de quatre mois. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406430
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI 35 Saint Didier, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 à 2023. La juridiction a jugé que l'immeuble, bien que livré à l'état "brut de béton" et faisant l'objet d'aménagements ultérieurs, conservait son caractère de propriété bâtie au 1er janvier de chaque année d'imposition, car les travaux n'ont entraîné ni démolition totale ni atteinte au gros œuvre le rendant impropre à toute utilisation. La décision s'appuie sur les articles 1380 et 1415 du code général des impôts, qui définissent le champ d'application et le fait générateur de la taxe.
Avocat : CABINET PIOTRAUT GINE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309051
La société Michel A... Ingénieur Conseil contestait devant le Tribunal Administratif de Paris la pénalité de 40% et les intérêts de retard appliqués sur des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les intérêts de retard (article 1727 du CGI) sont dus indépendamment de l'intention, et que l'administration avait prouvé le caractère délibéré des manquements justifiant la majoration de 40% (articles 1729 du CGI et L. 195 A du LPFP), au vu de la confusion persistante entre dépenses personnelles et professionnelles du gérant.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515031
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui demandait l'exécution d'une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui habilite le premier vice-président à donner acte d'un tel désistement.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2304523
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation des proches d'un ancien militaire décédé, exposé lors des essais nucléaires en Polynésie française. Les requérants, qui invoquaient la responsabilité pour faute de l'État, n'ont pas rapporté la preuve d'un manquement aux obligations de protection, de formation ou de surveillance radiologique existant à l'époque des faits (1971). Le tribunal a jugé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie, sans qu'il soit besoin d'examiner la question du lien de causalité avec la maladie.
Avocat : SCP TEISSONNIERE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303869
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation des veuve et fille d'un ancien appelé du contingent décédé d'un cancer après son affectation en Polynésie française lors d'essais nucléaires. La juridiction a jugé que leurs créances étaient prescrites au regard de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter du décès en 2005. Elle n'a donc pas eu à se prononcer sur la responsabilité de l'État pour faute alléguée par les requérantes.
Avocat : SCP TEISSONNIERE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602677
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant une décision relative à l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et au refus d'une carte mobilité inclusion. Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige. En application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-3 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, la compétence pour ces contentieux appartient au juge judiciaire.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600266
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple formé par le requérant dans le cadre d'un recours contre une contrainte émise par la CAF pour recouvrement d'un indu d'APL. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602797
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement de la requête de la SAS Goujon Bureau. Le litige portait sur une erreur matérielle dans le prix de l'offre de la requérante lors d'une procédure de passation d'un accord-cadre par un établissement public de santé. L'ordonnance constate que l'acheteur a révisé l'analyse des offres suite à l'erreur signalée, ce qui a conduit au désistement, rendant sans objet le recours fondé sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602518
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion des occupants sans titre du parking d'un complexe sportif communal à Maubeuge. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, considérant que cette occupation illicite empêchait l'utilisation normale du domaine public et la tenue des activités sportives. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, permettant des mesures d'urgence, sans que la procédure spécifique de la loi du 5 juillet 2000 relative aux gens du voyage ne fasse obstacle à cette action.