Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601579
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, donne acte du désistement de la requête de la demanderesse, Mme A..., qui sollicitait une injonction de délivrance de titre de séjour contre le préfet. Le juge constate que la requérante s'est désistée après avoir obtenu un certificat de résidence lui permettant d'effectuer son stage à l'étranger. La procédure est close sans examen au fond, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601841
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension d'un permis de construire présentée par l'association Renaissance du Lille Ancien. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal du 19 décembre 2025 n'est caractérisé, notamment au regard des prescriptions du plan de sauvegarde et de mise en valeur. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'urbanisme.
Avocat : OLEJNICZAK
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2309229
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande d'opposition à une contrainte émise par Pôle emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d'un indu d'Allocation de Solidarité Spécifique (ASS). Le tribunal a jugé que la procédure de recouvrement, notamment la mise en demeure préalable, était régulière et que les moyens soulevés par la requérante (sur la cumulabilité des revenus, l'absence de signature, etc.) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la procédure de contrainte (articles L. 5426-8-2 et R. 5426-20).
Avocat : SELARL LE TEMPS DES DROITS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515983
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à éclaircir l'existence d'éventuelles irrégularités dans des travaux de voirie réalisés par la communauté de communes et leurs conséquences sur l'accès à une propriété privée. Le juge a estimé que l'expertise présentait un caractère utile pour la résolution du litige potentiel.
Avocat : CARRERAS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312233
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de la société Docteur A..., de la société Make Me Smile et de Mme E... C... et M. F... D... visant à engager la responsabilité de la commune d'Alfortville pour carence fautive dans l'exercice de ses pouvoirs de police des édifices menaçant ruine. Le tribunal a estimé que la commune n'avait pas commis de faute caractérisée, son inaction entre 2012 et 2022 ne constituant pas une abstention fautive au regard des diligences attendues. Par conséquent, les demandes d'indemnisation ont été rejetées, et les sociétés requérantes ont été condamnées à verser à la commune la somme de 3 000 euros chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BCCL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312236
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de la société Docteur A..., de la société Make Me Smile et de Mme E... C... et M. F... D... visant à engager la responsabilité de la commune d'Alfortville pour carence fautive dans l'exercice de ses pouvoirs de police des édifices menaçant ruine. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas commis de faute caractérisée, notamment en constatant qu'elle avait diligenté des contrôles et que les propriétaires étaient les premiers responsables de la sécurité de l'immeuble. La demande de condamnation de la commune au paiement de dommages-intérêts a donc été rejetée.
Avocat : BCCL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524067
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale de classement sans suite d'une demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que le requérant, un ressortissant béninois, ne démontre pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ni l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, laquelle était fondée sur l'absence d'autorisation de travail. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée.
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524114
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a admis un ressortissant ivoirien au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a suspendu l'exécution du rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la situation irrégulière exposant l'intéressé à un risque d'éloignement et compromettant son contrat d'apprentissage, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524152
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de titre de séjour pour un jeune majeur étranger pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge examine la demande de suspension. Pour l'accorder, il devra vérifier si le requérant justifie à la fois de l'urgence et d'un doute sérieux sur la légalité du refus préfectoral, en particulier au regard de son intégration et de sa situation personnelle. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délivrance d'un titre de séjour aux jeunes majeurs pris en charge par l'ASE).
Avocat : BULAJIC
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524180
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant ivoirien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la situation irrégulière et le risque d'éloignement, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du rejet au regard des critères de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-22 du CESEDA.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401125
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme O... C... visant à annuler des décisions notifiant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et à obtenir une remise gracieuse de sa dette. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant l'incompétence de l'autorité signataire, les vices de procédure et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives au contrôle et au recouvrement des prestations sociales.
Avocat : FONKOUE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404707
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... qui contestait la mise à sa charge d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 416 euros. Le juge a estimé que la donation reçue par le requérant, bien que non productrice d'intérêts, constituait une ressource devant être prise en compte dans le calcul de ses droits au RSA, conformément aux articles L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles. La décision administrative de récupération de l'indu a donc été jugée régulière et fondée.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405318
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur un recours visant à contester la radiation du bénéfice de plusieurs prestations sociales (RSA, prime d'activité, aide exceptionnelle) et la notification d'indu. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la radiation du RSA était légale car la requérante, en tant qu'élève-avocate, n'était plus éligible, et que les procédures de recouvrement des indus étaient régulières. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives aux conditions d'attribution du RSA.
Avocat : FUSTER GRÉGORY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405585
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les requêtes de Mme D... visant à contester une amende administrative de 500 euros et un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a jugé que le titre de recettes contesté était régulier et que l'indu de RSA était légalement fondé, notamment au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles. La demande de remise de dette a été déclarée irrecevable pour défaut de recours administratif préalable.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601987
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a fait droit à la demande du préfet des Bouches-du-Rhône d'expulser un couple de demandeurs d'asile déboutés de leur logement d'urgence. Le juge a considéré que l'expulsion ne rencontrait pas de contestation sérieuse et présentait un caractère d'urgence et d'utilité, au regard du rejet définitif de leur demande d'asile et des besoins d'hébergement dans le département. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602289
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande du préfet des Bouches-du-Rhône d'expulser un réfugié d'un centre d'hébergement. Le juge a considéré que l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le préfet, n'était pas applicable en l'espèce, car cette disposition exclut expressément les personnes ayant obtenu le statut de réfugié, sauf en cas de comportement violent ou de manquement grave. Aucun tel comportement n'étant allégué, la condition légale d'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602313
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête du préfet des Bouches-du-Rhône visant à l'expulsion d'un couple du centre d'accueil et d'évaluation de la situation administrative. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, notamment sur le respect de la procédure prévue à l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a également considéré que la condition d'urgence, requise sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas établie.
Avocat : SELARL PREVOST
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603204
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à un ressortissant algérien ayant déposé une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et a ordonné la remise du document sous dix jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603315
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à un ressortissant étranger. Le juge a estimé que le silence de l'administration, privant le requérant de son droit de séjour et de travail, créait une situation d'urgence justifiant une mesure utile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603891
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'injonction au préfet de délivrer un titre de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, la mesure d'injonction sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne pouvait faire obstacle à cette décision de rejet.