Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530751
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de Mme A... B... contestant l'arrêt de son RSA par la CAF de Paris. La juridiction constate que la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance, rendue en application de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, rejette donc la requête comme manifestement irrecevable, la régularisation demandée par le greffe n'ayant pas été effectuée.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607391
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension d'exécution d'un redressement fiscal. La requérante, qui contestait la mise en recouvrement d'impositions sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2010 à 2019, n'a pas justifié de l'urgence de la situation. Le juge des référés a statué sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, considérant que les conditions légales pour ordonner une suspension n'étaient pas réunies.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405319
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait une sanction disciplinaire (interdiction et amende) infligée par la fédération de pétanque, mais n'avait pas respecté le préalable obligatoire de conciliation devant le Comité national olympique et sportif français, comme l'exige l'article R. 141-5 du code du sport. Ses conclusions indemnitaires ont également été jugées irrecevables pour défaut de demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Avocat : KELTEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500188
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Eiffage Génie Civil de sa requête en responsabilité contre le département de la Seine-Maritime. La juridiction rejette les conclusions de toutes les parties sollicitant une condamnation sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du même code, qui permet de statuer par ordonnance lorsqu'il ne reste plus à juger que cette question de procédure.
Avocat : SELARL CABINET DRAGHI-ALONSO
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503814
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant. Le sujet principal est le recours contre une contrainte pour recouvrement d'indu d'allocation de solidarité spécifique. La juridiction constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête par notification électronique régulière, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, ce silence vaut désistement pur et simple, mettant fin à l'instance.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505287
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours principal de l'association Rouen Normandie Rugby. Cette décision fait suite à l'émission par la Métropole Rouen Normandie d'un avoir annulant la créance contestée, ce qui a privé la requête de son objet. Le tribunal a fondé sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et a rejeté les conclusions de l'association concernant les frais d'instance.
Avocat : GOMOND AVOCATS D'AFFAIRES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600813
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., dans le cadre d'un litige portant sur le remboursement d'un repas de cantine scolaire. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administratif, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation et de remboursement.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509335
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester l'arrêt de son RSA. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête n'ayant pas été régularisée malgré une mise en demeure.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605144
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le classement sans suite de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressée ayant déposé sa nouvelle demande de renouvellement avec un retard important après l'expiration de son titre. Il a également considéré que l'absence de dossier complet ne permettait pas de regarder la décision administrative comme faisant grief.
Avocat : GOZLAN
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502071
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le tribunal constate que le recours, visant à contester un refus implicite de la commission de médiation du droit au logement opposable, a été introduit avant l'expiration du délai légal de six semaines imparti à la commission pour statuer, le rendant ainsi prématuré. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406842
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'injonction du requérant visant à obtenir un logement social. Cette demande était devenue sans objet après que le requérant ait signé un bail pour un logement adapté en octobre 2024. La juridiction a également rejeté sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'aucun frais non couvert par l'aide juridictionnelle n'était justifié.
Avocat : CHENU
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600669
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. Pasteur contestant le refus d'une carte mobilité inclusion. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle ne constitue qu'une transmission du recours administratif et ne contient pas de conclusions précises soumises au juge, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal indiquant au requérant la nécessité de former un nouveau recours après une décision expresse ou implicite sur son recours administratif préalable.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600572
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande de logement d'urgence par un requérant prioritaire. Constatant que le préfet n'avait pas proposé de logement adapté dans le délai légal de six mois, le tribunal lui a enjoint d'attribuer un logement de type T2 dans un délai d'un mois. Cette injonction est fondée sur l'obligation de résultat de l'État découlant de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600670
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de loger le requérant. Le juge a constaté que l'État avait manqué à son obligation de résultat, prévue à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, en ne proposant pas de logement adapté dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation reconnaissant la priorité et l'urgence de la situation. Le préfet est donc condamné à attribuer un logement de type T2 au requérant dans un délai d'un mois.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601096
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne d’héberger Mme A... dans une structure adaptée à ses besoins, sous astreinte. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation, n’avait reçu aucune proposition d’hébergement dans le délai légal de six semaines. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation (article L. 441-2-3-1) et prononce également l’admission provisoire de la requérante à l’aide juridictionnelle.
Avocat : GHAZI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404139
Le Tribunal administratif de Montpellier donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui sollicitait initialement une injonction contre la commune de Saint-Georges d'Orques pour réaliser des aménagements contre les inondations. Le désistement intervient après que les travaux ont été effectués par la commune. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et décide que chaque partie supportera ses propres frais d'instance.
Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510852
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné à l'ONIAM de verser une provision de 500 000 euros au patient. Le juge a estimé que la tétraplégie survenue après une intervention chirurgicale constituait un accident médical non fautif indemnisable au titre de la solidarité nationale, car le dommage présentait un caractère d'anormalité au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. La juridiction a également condamné l'ONIAM à payer 1 200 euros au titre des frais d'instance.
Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600042
**Sujet principal** : Désistement d'instance d'une requérante contestant sa cotisation d'impôt sur le revenu. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement d'instance de la requérante, faute d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions après mise en demeure. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative (procédure de désistement et notification électronique).
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601461
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à contester le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a déclaré son incompétence, estimant que ce contentieux relève exclusivement du tribunal judiciaire spécialement désigné, en l'occurrence celui de Chartres. Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, qui attribuent la compétence pour les recours contre les décisions relatives à l'AAH à l'ordre judiciaire.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500918
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui retirait son recours contre une décision de la caisse d'allocations familiales du Nord relative à un indu d'aide personnalisée au logement. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. Il en résulte une fin d'instance sans examen du fond du litige.
Avocat : SOUAL