Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307132
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté l'opposition formée par une requérante contre une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que le moyen tiré de la précarité financière de la requérante était inopérant pour contester une contrainte, car il ne remettait pas en cause le principe, le montant ou l'exigibilité de la dette. La décision s'appuie sur les règles de procédure applicables à l'opposition à contrainte et relève que la requérante n'avait pas préalablement sollicité de remise gracieuse auprès de l'administration.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306601
**Sujet principal** : La commune de Saint-Nazaire demande l'indemnisation par son assureur, la société Balcia Insurance SE, des dommages causés à une œuvre d'art par la tempête Miguel. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la commune. Il estime que l'action en indemnisation est prescrite, car la lettre du 12 mai 2021 adressée au courtier de l'assureur n'a pas interrompu le délai de prescription de deux ans prévu par le code des assurances. **Textes appliqués** : Les dispositions du code des assurances relatives à la prescription des actions nées d'un contrat d'assurance (article L. 114-1) et les articles L. 761-1 du code de justice administrative sur les frais irrépétibles.
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309064
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la commune d'Angrie pour rechercher la responsabilité personnelle du dirigeant d'une société de maîtrise d'œuvre suite à des travaux d'assainissement. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'incompétence, considérant que l'action en responsabilité personnelle contre le gérant d'une société relève de la juridiction judiciaire. En conséquence, il s'est déclaré incompétent pour statuer sur le fond de la demande d'indemnisation de la commune, sans examiner le bien-fondé des autres moyens soulevés par les parties.
Avocat : CABINET JEAN-RENE KERLOC'H- SYLVIE POTIER-KERLOC'H
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309134
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme C... visant à annuler un titre exécutoire de 2 500 euros émis par la communauté d'agglomération pour une participation au financement de l'assainissement collectif. Le tribunal estime que les coûts des travaux de raccordement supportés par la requérante relèvent de sa charge exclusive en vertu de l'article L. 1331-4 du code de la santé publique et ne l'exonèrent pas de cette participation. Il considère également que le délai de deux ans avant l'envoi de l'avis de paiement n'affecte pas la créance, celle-ci n'étant pas prescrite et son montant, fixé par délibération, étant resté inchangé.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604789
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé par la commune de Saint-Hilaire-Des-Loges, a ordonné la désignation d'un expert pour évaluer un danger imminent lié à l'effondrement de la toiture d'un bâtiment privé. Cette décision, prise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à permettre la constatation des faits et la proposition de mesures urgentes pour garantir la sécurité publique. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de vingt-quatre heures, conformément à la procédure de référé prévue par le code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600529
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi en référé précontractuel par la société Signaux Girod, a rejeté sa demande d'annulation de l'attribution d'un marché public à la société Kelias. Le juge a estimé que le département de Meurthe-et-Moselle avait correctement mis en œuvre la procédure de détection des offres anormalement basses prévue par le code de la commande publique, en obtenant et en examinant les justifications de l'attributaire. La décision s'appuie sur le code de la commande publique et le code de justice administrative, considérant que la seule différence de prix ne suffit pas à caractériser une offre anormalement basse en l'absence d'éléments prouvant l'impossibilité d'exécution au prix proposé.
Avocat : SCP SARTORIO LONQUEUE SAGALOVITSCH & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601471
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. C... visant à suspendre un permis de construire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incomplétude du dossier, méconnaissance du PLU et du code de l'urbanisme) ne créait un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le requérant a été condamné à verser 800 euros à la commune et aux bénéficiaires du permis.
Avocat : SELARL ADEKWA AVOCATS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402549
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... visant à faire rétroagir la date d'ouverture des droits à l'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) de son épouse au jour de son admission en EHPAD. Le juge a jugé que la date légale d'ouverture des droits, fixée par les articles L. 232-14 et R. 232-23 du code de l'action sociale et des familles, est celle du dépôt d'un dossier de demande complet, et non la date d'entrée dans l'établissement. Le retard pris par l'EHPAD dans la transmission du dossier, bien que regrettable, ne constitue pas un motif légal pour modifier cette date.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405516
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de Mme A... D... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un indu de RSA et l'octroi de cette remise. Le tribunal a jugé que les conditions cumulatives de bonne foi et de précarité exigées par les textes n'étaient pas remplies pour justifier une remise. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui encadrent la récupération des indus et les conditions de leur remise.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405829
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'un recours en plein contentieux contre le refus du CCAS de Beausoleil d'accorder une aide sociale (secours exceptionnel et accès à l'épicerie sociale). Le juge, statuant en tant que juge de plein contentieux, a examiné directement les droits de la requérante au regard des circonstances de fait et des règlements applicables, notamment le code de l'action sociale et des familles et le règlement intérieur du CCAS. Il a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée et a procédé à l'examen au fond de la demande d'aide.
Avocat : VOISIN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406412
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). Le juge a considéré que le recours devait être dirigé contre la décision de rejet du recours administratif préalable obligatoire du 10 octobre 2024, et non contre la décision initiale du 7 août 2024. En plein contentieux, le tribunal a examiné les droits de la requérante au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 262-2, et a estimé que les moyens invoqués, dont celui tiré de l'incompétence du signataire, étaient inopérants.
Avocat : OLLIE BENJAMIN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406460
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le rejet de ses demandes de remise de dette pour indus de prime d'activité. Le tribunal a jugé que le requérant, bien qu'invoquant sa bonne foi et sa précarité, n'a pas apporté d'éléments précis sur sa situation financière permettant d'apprécier son impossibilité de rembourser. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise d'un indu à la bonne foi ou la précarité du débiteur, et au fait que l'indu ne résulte pas d'une fausse déclaration, circonstance retenue en l'espèce.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501965
**Sujet principal** : Demande de provision par une entreprise (SAS Hydrotech) contre une collectivité (Communauté d'agglomération TCO) au titre du solde d'un marché public de travaux. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative). **Solution retenue** : La décision finale n'est pas exposée dans l'extrait fourni. L'analyse juridique en cours porte sur la régularité de la procédure de décompte final et sur la question de savoir si le rejet par le maître d'œuvre du projet de décompte (au motif qu'il incluait une réclamation complémentaire) était fondé, ce qui conditionne l'éventuel droit à provision de l'entreprise. **Textes appliqués** : Le litige est analysé au regard des dispositions du **Code de la commande publique** et du **Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) travaux** (notamment ses articles 12.3.3 et 12.4.4 relatifs à la procédure de décompte).
Avocat : LE PORT - AWEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601729
**Sujet principal** : Demande d'expulsion d'une bénéficiaire de la protection internationale d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du préfet et refuse d'ordonner l'expulsion. Il estime que l'article L. 552-15 du CESEDA, invoqué par le préfet, n'est pas applicable aux personnes, comme Mme B..., qui se sont vu reconnaître la qualité de réfugié, sauf en cas de comportement violent ou de manquement grave au règlement, ce qui n'est pas allégué en l'espèce. **Textes appliqués** : Articles L. 551-12, L. 551-13 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), combinés avec l'article L. 521-3 du code de justice administrative (CJA). Le tribunal interprète ces dispositions comme interdisant le recours à la procédure d'expulsion accélérée contre un réfugié dont le seul fait est le maintien dans les lieux après la fin de la prise en charge.
Avocat : GILBERT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603005
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour permettre le dépôt dématérialisé d'une demande de titre de séjour par une bénéficiaire de la protection subsidiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande d'injonction. Il considère que la requérante, confrontée à un blocage du téléservice ANEF, n'a pas préalablement recouru à la "solution de substitution" prévue par la réglementation (accueil physique) avant de saisir le juge, ce qui est une condition préalable obligatoire. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les arrêtés d'application du 28 septembre 2023 et du 27 avril 2021 relatifs au téléservice ANEF.
Avocat : COLAS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603383
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à une ressortissante marocaine. Le juge a estimé que le silence de l'administration, malgré un dossier complet, créait une situation d'urgence justifiant l'intervention du juge des référés. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : GAGLIARDINI
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401168
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de décharge d'une majoration fiscale de 77 433 euros appliquée à une contribuable pour manquement délibéré. La juridiction a estimé que la procédure de contrôle fiscal, contestée par la requérante, était régulière et que l'administration avait suffisamment motivé sa décision. Le jugement s'appuie principalement sur les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1729 du code général des impôts.
Avocat : IN EXTENSO SOCFI
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401483
Sujet principal : Recours contre des titres exécutoires et une décision de rejet de recours préalable concernant des indus de RSA et une amende administrative, émis par le département de la Haute-Saône. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (juge unique, 2ème chambre). Solution retenue : La décision ne statue pas sur le fond ; il s'agit d'une présentation des requêtes et des conclusions des parties. Le tribunal devra se prononcer sur la légalité des actes contestés (titres exécutoires, décision de rejet, amende) et sur les demandes d'annulation et de décharge. Textes appliqués (invoqués par les requérants) : Articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, L. 553-2 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale, L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, L. 114-10 et L. 114-21 du même code, L. 262-47 et R. 262-90 du code de l'action sociale et des familles, et article 6 de la CEDH.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401544
Sujet principal : Recours contre des titres exécutoires et des décisions de recouvrement d'indus de RSA et d'une amende administrative émis par le département de la Haute-Saône. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (juge unique, 2ème chambre). Solution retenue : La décision finale n'est pas fournie dans l'extrait ; le tribunal examine les moyens soulevés par les requérants (Mme A... et M. Badier) concernant la régularité formelle des titres et la légalité des décisions de recouvrement. Textes appliqués (invoqués par les parties) : Articles L. 1617-5 du CGCT, L. 553-2 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale, L. 212-1 du CRPA, L. 114-10 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale, L. 262-47 et R. 262-90 du CASF, et article 6 de la CEDH.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401545
Sujet principal : Recours contre des titres exécutoires et une décision de rejet de recours préalable concernant des indus de RSA et une amende administrative, émis par le département de la Haute-Saône. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (juge unique, 2ème chambre). Solution retenue : La décision ne figure pas dans l'extrait fourni. Le résumé doit se limiter aux éléments présents : les requêtes demandent l'annulation de ces actes et la décharge des sommes, en invoquant des vices de forme (défaut de signature habilitée, défaut de motivation), des vices de procédure (incompétence, violation des droits de la défense) et des erreurs de droit. Textes appliqués (invoqués par les requérants) : Articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, L. 553-2 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale, L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, L. 114-10 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale, L. 262-47 et R. 262-90 du code de l'action sociale et des familles,
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY