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Jurisprudence administrative

369 367 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

369 367

Décisions totales

384 344

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203793

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé le refus préfectoral d'autoriser un requérant à acquérir et détenir des armes de catégorie B pour le tir sportif. Le juge a estimé que le préfet de l'Isère avait commis une erreur d'appréciation en fondant sa décision uniquement sur des mentions au fichier des antécédents judiciaires, sans en détailler la consistance matérielle, notamment pour des faits présumés de harcèlement. La décision est annulée pour inexacte application des articles L. 312-4 et R. 312-21 du code de la sécurité intérieure.

31 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207065

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'annulation du classement de deux parcelles en zone agricole dans le Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi) de Chautagne. Les requérants contestaient ce classement au motif d'une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a estimé que l'autorité compétente n'avait pas commis d'erreur dans l'appréciation du potentiel agricole des terrains, conformément aux articles L. 151-11, L. 151-12 et R. 151-22 du code de l'urbanisme. La fin de non-recevoir opposée par la communauté d'agglomération Grand Lac, fondée sur le caractère tardif du recours, a également été écartée, la preuve de la publicité régulière de la délibération n'étant pas rapportée.

Avocat : ADAMO-ROSSI

31 mars 2026• 5ème Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600930

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le maintien de la suspension de fonctions d'un officier de l'armée de terre. La juridiction a décliné sa compétence au profit du Conseil d'État, statuant que ce litige relève de la discipline des agents nommés par décret du Président de la République. Cette solution s'appuie sur l'article R. 311-1 3° du code de justice administrative et l'article 13 de la Constitution.

31 mars 2026
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600943

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en annulation d'un ressortissant tunisien visant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la légalité de l'OQTF, fondée sur l'absence de titre de séjour et l'exercice d'une activité non autorisée, n'était pas affectée par les conditions du contrôle d'identité préalable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : EL MOUKHTARI

31 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400313

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la société Domaine du Rey, qui contestait le refus de permis d'aménager pour l'extension d'un camping. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision implicite de rejet du préfet, considérant que cet acte n'était pas susceptible de recours contentieux. La juridiction a également estimé que le maire était fondé à refuser le permis au regard des dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du site patrimonial remarquable.

Avocat : CABINET FERRANT

31 mars 2026• CHAMBRE 3
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507726

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus était légal, notamment en écartant les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a considéré que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) en découlait légalement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : AIRIAU

31 mars 2026• 5e chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603348

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant la remise d'un ressortissant albanais aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a jugé infondés les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen particulier de sa situation et les erreurs alléguées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DEME

31 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607124

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé du licenciement d'un pharmacien inspecteur de santé publique stagiaire pour insuffisance professionnelle. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant la suspension et n'établissait pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant au respect de ses droits à la défense et de la procédure de titularisation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).

Avocat : CABINET ARVIS & BOURGEOIS AVOCATS (SELARL)

31 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607126

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'une décision de licenciement pour insuffisance professionnelle d'une pharmacienne inspectrice stagiaire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, considérant que le préjudice financier allégué n'est pas irréversible. Aucun doute sérieux sur la légalité de la décision, prise après un avis défavorable de la commission de titularisation, n'est retenu au stade de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ARVIS & BOURGEOIS AVOCATS (SELARL)

31 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607238

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant libanais visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui n'avait pas fourni l'autorisation de travail requise malgré plusieurs mises en demeure, ne justifiait pas de l'urgence de sa situation. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, en relevant l'absence d'utilité de la mesure sollicitée.

Avocat : MOHAMED

31 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608393

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant ivoirien visant à enjoindre au préfet de police de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré qu'un rejet implicite était né du silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois prévu par les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a estimé qu'il ne pouvait ordonner la mesure demandée, l'absence de péril grave ne permettant pas de faire obstacle à cette décision implicite.

31 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601494

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les recours en excès de pouvoir formés par un ressortissant égyptien contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime était compétent pour prendre ces mesures et que les conditions légales, prévues notamment par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), étaient remplies. Elle a également estimé que les mesures n'étaient pas disproportionnées au regard de la situation de l'intéressé et ne portaient pas une atteinte excessive à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT

31 mars 2026• POLE URGENCES
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601762

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., qui demandait une injonction à la préfète de l'Essonne pour obtenir un logement adapté. Le tribunal a jugé que l'administration avait satisfait à son obligation en proposant un logement T4 en juin 2025, et que l'échec de cette proposition était dû au dossier incomplet fourni par le requérant, malgré sa reconnaissance comme prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui prévoit qu'un comportement du demandeur faisant obstacle à l'exécution de la décision de médiation délie l'administration de son obligation de résultat.

31 mars 2026• Présidente Rollet-Perraud
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601995

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C... B... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers Chypre au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a estimé que les conditions procédurales du transfert étaient respectées et que l'application de la clause discrétionnaire n'était pas justifiée, malgré les allégations de défaillances systémiques dans la procédure d'asile chypriote. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CROIZILLE

31 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501083

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête en annulation de l'arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant haïtien. Le juge estime que la mesure, prise en application de l'article L. 731-1 du CESEDA, ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, ni l'article 4 de la DDHC. Les autres moyens tirés du CESEDA et de l'article 3 de la CEDH sont également écartés.

Avocat : LEVEQUE

31 mars 2026• 1ère Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501111

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler un refus implicite de titre de séjour. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions en annulation, considérant que sa demande, présentée par simple courrier sans comparution personnelle, était irrégulière et n'avait pas pu faire naître une décision implicite de rejet faisant grief. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent les modalités de dépôt des demandes.

Avocat : NAVIN

31 mars 2026• 1ère Chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601044

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande d'un réfugié visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence, condition nécessaire au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, malgré les dysfonctionnements allégués de la préfecture. La juridiction a rappelé l'obligation pour l'administration de délivrer la carte de résident dans un délai de trois mois, conformément aux articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais a estimé que la situation du requérant ne justifiait pas une intervention en urgence.

Avocat : EKEU

31 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2500358

Le Tribunal Administratif de Marseille annule le licenciement d'une assistante d'éducation contractuelle, estimant qu'il méconnaît l'article 49 du décret du 17 janvier 1986. La juridiction juge que la rupture du contrat, intervenue alors que l'agent était en état de grossesse médicalement constaté, n'était pas justifiée par une impossibilité de la réemployer pour un motif étranger à sa grossesse. Les décisions du chef d'établissement et du recteur sont donc annulées, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens soulevés par la requérante.

Avocat : SEMERIVA

31 mars 2026• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502579

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision accordant une remise partielle d'une dette de RSA. Le juge, s'appuyant sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, a estimé que la situation de précarité et la bonne foi de la requérante justifiaient une remise totale. En conséquence, il a annulé la décision attaquée et accordé une remise gracieuse intégrale de la dette restante.

31 mars 2026• 9è ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502693

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise de dette d'un indu de RSA. Le juge a estimé que la requérante, bien qu'alléguant une situation précaire, n'avait pas fourni d'éléments suffisants pour justifier une remise gracieuse au titre de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Par ailleurs, la demande d'échéancier de paiement a été jugée irrecevable, cette compétence relevant de l'autorité administrative à titre gracieux.

31 mars 2026• 9è ch Magistrat statuant seul