Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206450
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande d'une assistante d'enseignement artistique contractuelle qui réclamait le bénéfice de l'indemnité de suivi et d'orientation des élèves. La juridiction a jugé que les conditions d'attribution de cette indemnité, fixées par le décret du 15 janvier 1993 et reprises par une délibération communale de 1993, n'étaient pas remplies, car l'intéressée n'exerçait pas ses fonctions dans le cadre du second degré ou post-baccalauréat. Par conséquent, la commune de Toulouse n'a pas commis d'erreur en ne lui versant pas cette indemnité, et les conclusions indemnitaires, tant matérielles que morales, ont été écartées.
Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306771
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler la décision de radiation du Revenu de Solidarité Active (RSA) et la notification d'un indu. Le juge a constaté que la radiation, fondée sur le défaut de production des pièces justificatives demandées par la caisse d'allocations familiales, était régulière au regard des articles R. 262-83 et L. 262-38 du code de l'action sociale et des familles. En sa qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné le fond du droit de M. C... au RSA et a estimé que la décision administrative était justifiée.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306775
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du rejet implicite de sa demande de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité. Le juge a estimé que la requérante, bien qu'invoquant une situation de précarité, ne justifiait pas, au regard des éléments produits et de leur absence d'actualisation, que cette situation faisait obstacle au remboursement de sa dette. La décision s'appuie sur les conditions cumulatives de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise gracieuse à la bonne foi et à la précarité du débiteur.
Avocat : VICTOR AVOCAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307053
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté l'opposition formée par un bénéficiaire contre une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. Le juge a rappelé que, dans le cadre d'une telle opposition, le requérant ne peut contester le bien-fondé de la dette que s'il a préalablement exercé un recours administratif devant la commission de recours amiable, conformément à l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En l'absence de justification d'un tel recours préalable, la contestation du bien-fondé de l'indu est irrecevable.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506219
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise médicale. Le juge a estimé cette mesure utile pour évaluer les préjudices et le taux d'incapacité permanente partielle d'une agente publique, dont l'état dépressif serait lié à la dégradation de ses conditions de travail. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure d'expertise utile.
Avocat : CABINET CASSEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306543
Le département de la Sarthe contestait devant le Tribunal Administratif de Nantes la décision du préfet excluant certaines dépenses d'entretien de voirie réalisées en régie du calcul du Fonds de compensation pour la TVA (FCTVA). Le tribunal a annulé la décision préfectorale, jugeant que le préfet avait méconnu l'article L. 1615-1 du code général des collectivités territoriales en écartant par principe l'éligibilité de ces dépenses sans vérifier si elles étaient assujetties à la TVA. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation du département.
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600349
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un certificat de permis de construire tacite. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'urgence de la situation et qu'aucun de ses moyens ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision municipale. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300885
La société Elite Concept contestait devant le Tribunal Administratif de Melun la mise à sa charge par l'OFII d'une contribution spéciale et d'une contribution forfaitaire pour emploi d'étrangers sans titre. Le tribunal a rejeté sa requête, confirmant la compétence de l'OFII et la régularité de la procédure. Les textes appliqués étaient principalement les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : AUBIN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312234
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de la société Docteur A..., de la société Make Me Smile et de Mme E... C... et M. F... D... visant à engager la responsabilité de la commune d'Alfortville pour carence fautive dans l'exercice de ses pouvoirs de police des édifices menaçant ruine. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas commis de faute caractérisée, considérant que les mesures de surveillance et les injonctions adressées au propriétaire de l'immeuble étaient suffisantes, et que l'arrêté de mise en sécurité de 2022 était une mesure de police justifiée par l'état de l'immeuble. Les demandes de dommages-intérêts et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont donc été rejetées.
Avocat : BCCL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521200
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a suspendu la décision du maire refusant de délivrer une attestation d'employeur rectifiée. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante étant privée de revenus, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, notamment au regard des articles R. 1234-9 du code du travail et R. 332-27 du code général de la fonction publique.
Avocat : DELPHINE KRZISCH
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524069
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour et demande d'injonction de délivrance d'un récépissé. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il considère que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante dispose déjà d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 22 mars 2026, ce qui régularise provisoirement sa situation et écarte le risque immédiat et grave invoqué (perte d'emploi et de revenus). **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524129
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée dans ce type de contentieux, n'était pas caractérisée en l'espèce, car la requérante n'a pas démontré que le refus de titre portait une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : KOSZCZANSKI & BERDUGO
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524174
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour et de mesures provisoires. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge examine la demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (CJA), qui exige la réunion d'une condition d'urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il rappelle que l'urgence s'apprécie en fonction de l'atteinte grave et immédiate à la situation concrète du requérant causée par le refus de titre. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ROSIN
Conseil d'État — N° 513459
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306636
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux d'une société (Grenke Location) contre une commune (Roullens) pour le paiement de sommes dues suite à la résiliation anticipée d'un contrat de location de matériel. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal condamne partiellement la commune. Il lui ordonne de payer à la société 1 000,80 € TTC (loyers échus) et 2 959 € HT (indemnité de résiliation et frais de recouvrement), avec intérêts majorés sur la première somme. Il rejette la demande d'intérêts sur les loyers échus (faute de base contractuelle) et sur l'indemnité de résiliation, et ordonne la restitution du matériel. **Textes appliqués** : Les stipulations du contrat (articles 8.1 et 10 des conditions générales) et le code de justice administrative (pour la procédure et l'article L. 761-1 concernant les frais).
Avocat : THIERY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600853
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande d'une communauté de communes d'étendre une expertise en cours. Le juge a ordonné que la mesure d'expertise, visant à déterminer l'origine des désordres d'un bâtiment de crèche, soit étendue au contradictoire de la société Bureau Véritas et de la compagnie d'assurances QBE Europe. Cette décision s'appuie sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, considérant la présence de ces parties utile à la bonne exécution de la mission de l'expert.
Avocat : SCP GDG GASQ DELSOL GUIZARD
Tribunal Administratif de St Barthélemy — N° TA109-2400012
Le Tribunal Administratif de St Barthélemy, statuant en plein contentieux, annule dix titres de recettes émis par le centre hospitalier de Bruyn (CHB) à l'encontre de la société Viamédis. Le CHB, ayant été mis en demeure et n'ayant produit aucun mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. Le tribunal fait ainsi droit aux conclusions de Viamédis en prononçant l'annulation des titres, la décharge du paiement et en condamnant le CHB au remboursement des sommes indûment perçues, en application des articles R. 612-3 et R. 612-6 du code de justice administrative.
Avocat : DERRIENNIC & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506485
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise concernant des malfaçons sur un logement de fonction rénové dans le cadre d'un marché public. La commune de Villenave d'Ornon, attributaire du marché, sollicitait cette mesure pour caractériser les désordres et évaluer les travaux nécessaires après l'échec des démarches amiable auprès de l'entreprise, placée en liquidation judiciaire. Le juge a fondé sa décision sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant l'expertise utile en vue d'un futur litige sur l'exécution du marché ou d'une action indemnitaire.
Avocat : SCP LE BAIL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602508
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé autorisant le travail à un ressortissant étranger, dans le cadre de l'exécution d'un jugement antérieur annulant un refus de titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par le risque de perte d'emploi du requérant et par la nécessité d'assurer l'exécution complète de la décision de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHARTIER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305488
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par un détenu demandant réparation pour la détérioration de ses effets personnels lors d'un transfert entre deux établissements pénitentiaires. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État, considérant que l'administration pénitentiaire avait commis une faute en ne protégeant pas les biens du requérant et en omettant d'établir un inventaire contradictoire de ses objets, comme l'exige l'article D. 340 du code de procédure pénale. En conséquence, l'État a été condamné à indemniser le préjudice subi.
Avocat : TELES