Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403704
**Sujet principal** : Contestation d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés, fondée sur la requalification par l'administration fiscale d'une somme inscrite en comptes courants d'associés en un passif injustifié (revenu distribué imposable). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SAS Piano 76 et confirme le redressement. Il estime que la société n'a pas rapporté la preuve que la somme litigieuse correspondait à une charge déductible (avance pour frais de formation) plutôt qu'à un passif injustifié assimilable à un revenu distribué. **Textes appliqués** : Articles 38 et 39 du code général des impôts (CGI), définissant le bénéfice imposable et les charges déductibles, ainsi que les règles de preuve devant le juge administratif.
Avocat : CABINET "JURISTES-CONSEILS-SABLIERE"
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404950
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de M. A... contestant des rappels de TVA et des rehaussements d'impôt sur le revenu. Le juge a estimé que la procédure de contrôle fiscal n'était pas irrégulière, notamment en ce qui concerne les demandes de renseignements formulées par l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales, en particulier ses articles L. 10 et L. 11.
Avocat : YONAN-MERCADIER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310955
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à réviser sa pension civile de retraite pour la porter à un taux de 82,63 %. Le tribunal a jugé que le calcul de sa pension devait se fonder uniquement sur les services publics admis en liquidation (135 trimestres), conformément aux articles L. 11 et L. 13 du code des pensions civiles et militaires de retraite, et non sur sa durée totale d'assurance incluant des périodes dans le secteur privé. Par conséquent, le taux de pension initial de 60,629 % a été maintenu comme légal.
Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314219
**Sujet principal** : Demande de révision d'une pension de retraite d'une professeure certifiée hors classe pour une liquidation sur la base du septième échelon de son grade. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de 3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. La liquidation sur la base du septième échelon est refusée car la requérante ne justifiait pas de six mois d'ancienneté dans cet échelon à la date de sa radiation des cadres, condition exigée par l'article L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite. **Textes appliqués** : L'article L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite, ainsi que les décrets relatifs au statut et à l'échelonnement indiciaire des professeurs certifiés.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402441
**Sujet principal** : Recours contre le rejet par une commission de médiation d'une demande de reconnaissance comme prioritaire et devant être logée d'urgence, au titre du droit au logement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme C... et ne prononce pas d'injonction à l'encontre du préfet. Il considère que la commission de médiation n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la requérante ne remplissait pas les conditions pour être désignée comme prioritaire et devant être logée d'urgence, notamment au regard de ses refus répétés de propositions de logement adapté. **Textes appliqués** : Les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement et aux compétences des commissions de médiation.
Avocat : GERVAIS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402256
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi d'une demande d'expertise en référé (article R. 532-1 CJA) par un agent victime d'un accident de service. Le juge a rejeté la demande, estimant que l'utilité de cette mesure d'instruction n'était pas établie, notamment au regard d'un recours au fond déjà introduit parallèlement. La décision rappelle le cadre juridique de la réparation des préjudices des fonctionnaires, incluant les possibilités d'indemnisation complémentaire au-delà des rentes forfaitaires.
Avocat : WOERLEN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308060
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SARL Atelier 2A+ visant à annuler une pénalité de retard de 8 500 euros et la mise en demeure associée, émises par la commune d'Escaudain dans le cadre d'un marché de maîtrise d'œuvre. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation de la mise en demeure, relevant que le juge de l'exécution est seul compétent pour connaître des litiges relatifs au recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales, conformément à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, il a estimé que le retard dans la remise du rapport d'analyse des offres était imputable à l'architecte et justifiait la pénalité contractuelle.
Avocat : REMPART AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309524
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'annulation et de remise gracieuse d'un trop-perçu d'allocation de logement sociale de 380,68 euros. Le juge a estimé que les requérants, dont la bonne foi n'était pas contestée, n'avaient pas démontré une situation de précarité justifiant la remise de la dette, malgré leurs allégations sur leur capacité financière. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui encadrent la récupération des indus et la possibilité de remise en cas de précarité.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400018
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le département du Nord pour annuler un avis de sommes à payer émis par la région Hauts-de-France. Le tribunal a rejeté la requête du département, considérant que la créance n'était pas prescrite et que le titre exécutoire était régulier. La décision s'appuie sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances publiques et le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.
Avocat : CABINET D'AVOCATS BCCL
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406567
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du président du conseil départemental du Nord refusant l'attribution d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement" à la requérante. Le tribunal a constaté que le département, faute d'avoir produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, était réputé avoir acquiescé aux faits allégués, lesquels n'étaient pas contredits par le dossier. La juridiction a ainsi fait droit à la demande d'annulation et a ordonné la délivrance de la carte, en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.
Avocat : VANDUYNSLAEGER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601942
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de cette décision, notamment au regard de l'examen de sa situation personnelle et de ses conditions de séjour. La demande d'injonction de délivrer un récépissé est également rejetée, le juge des référés n'ayant pas le pouvoir d'enjoindre une telle mesure.
Avocat : DALIL ESSAKALI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305772
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la commune de Haguenau pour obtenir le paiement de travaux de réparation sur un parc de stationnement, en engageant principalement la garantie dommages-ouvrage de son assureur, Generali IARD, et subsidiairement la responsabilité décennale des entreprises de construction. Le tribunal a rejeté la requête principale contre l'assureur, considérant que les désordres allégués (corrosion et dysfonctionnements électriques) ne présentaient pas le caractère de vice décennal ouvrant droit à la garantie dommages-ouvrage, au sens des articles L. 242-1 du code des assurances et 1792 et suivants du code civil. En conséquence, les demandes subsidiaires à l'encontre des constructeurs et du contrôleur technique ont également été écartées.
Avocat : CABINET MONHEIT-ANDRE-MAI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307508
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de la société Est Ravalement visant à obtenir le paiement de travaux supplémentaires (une variante) réalisés sur une maison de retraite communale. Le tribunal a jugé que ces travaux, présentés comme une option non retenue dans l'offre de base, n'avaient pas été formellement ordonnés par la commune de Geispolsheim et n'étaient pas indispensables à la bonne exécution du marché. La décision s'appuie sur les principes du droit des marchés publics, notamment les règles relatives à la rémunération des travaux supplémentaires.
Avocat : AARPI PMDB
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308242
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la MAIF et la région Grand-Est pour engager la responsabilité contractuelle de la société Engie à la suite d'un sinistre (fuite d'eau) survenu dans un lycée. Le tribunal a jugé que la société Engie avait manqué à son obligation contractuelle d'entretien et de maintenance, ce qui a causé le dommage, et l'a condamnée à indemniser les requérantes. La décision s'appuie sur les stipulations du marché public et les principes de la responsabilité contractuelle.
Avocat : SELARL CDM (CONSEIL DÉFENSE MÉDIATION)
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507837
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante colombienne visant à enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée n'était pas utile, la requérante n'ayant pas justifié du dépôt d'une demande en son nom propre. De plus, le délai de quatre mois pour une réponse étant écoulé, une décision implicite de rejet était née, et l'injonction demandée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500714
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a condamné la collectivité territoriale de Martinique à verser une provision à la société SAS Embase pour une facture impayée relative à un marché public de services. Le juge a retenu que la créance, correspondant à une facture de 20 126,75 euros majorée d'intérêts et d'une indemnité forfaitaire (soit 21 451,75 euros), n'était pas sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Il a également alloué à la société requérante une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL MPPB AVOCATS
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400585
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande d'indemnisation de la société EURO PIECES « l'Univers du vélo ». La société sollicitait environ 319 000 euros pour un préjudice économique lié à des travaux de voirie, invoquant un trouble anormal de voisinage. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas établi le caractère anormal et spécial de son préjudice, ni démontré que les travaux avaient rendu ses accès impraticables, au-delà des sujétions normales imposables aux riverains. La décision s'appuie sur les principes jurisprudentiels de la responsabilité sans faute pour travaux publics.
Avocat : SEBAN ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601417
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par un étudiant étranger demandant l'injonction au préfet de convoquer son renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate que la demande est devenue sans objet, l'intéressé ayant entre-temps déposé son dossier et obtenu un récépissé. Elle admet le requérant à l'aide juridictionnelle à titre provisoire et condamne l'État à verser une somme à son avocat, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ATGER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600558
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté urbaine Caen La Mer et de la société Transamo en désignant un expert. Cette demande, fondée sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, visait à constater l'état d'un immeuble riverain avant le début des travaux d'extension du tramway. L'expert devra procéder à ce constat sur la propriété concernée, en présence de toutes les parties, afin de prévenir tout futur litige lié à d'éventuels dommages causés par le chantier.
Avocat : SELARL SALMON ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600559
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté urbaine Caen La Mer et de la société Transamo. Il a désigné un expert pour constater l'état d'un immeuble riverain avant le début de travaux d'extension du tramway, afin de prévenir un éventuel futur litige. Cette décision s'appuie sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui permet une telle mesure préventive de constat.
Avocat : SELARL SALMON ET ASSOCIES