Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405644
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête du CNRS visant à annuler le refus de versement d'une aide FEDER par la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement signée et que la prorogation de l'accord-cadre dépassant quatre ans n'était pas justifiée par des circonstances imprévues liées à la crise sanitaire. La solution s'appuie sur les dispositions du décret du 25 mars 2016 relatives à la durée des accords-cadres et au règlement (UE) n° 1303/2013 concernant la régularité des dépenses publiques.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407609
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge d'impôts de contribuables contestant des rectifications fiscales. Le juge a estimé que la procédure de contrôle contradictoire, prévue aux articles L. 55 et suivants du Livre des Procédures Fiscales, avait été régulièrement suivie. Il a notamment considéré que le désaccord, qui portait sur une question de droit (l'existence d'un établissement stable à l'étranger), n'entrait pas dans le champ de compétence de la commission départementale des impôts directs, dont la saisine n'était donc pas obligatoire.
Avocat : SELARL REQUET CHABANEL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410449
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société ESCA Lyon, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour les années 2017 à 2019. La juridiction a jugé que l'administration fiscale avait respecté la procédure contradictoire prévue à l'article L.48 du Livre des Procédures Fiscales en informant correctement la société des rectifications. Les moyens soulevés, notamment concernant la déductibilité de charges et l'application d'une amende, ont été écartés.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410951
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir une réduction de son imposition sur les revenus 2023 par la prise en compte d'un déficit foncier lié à des travaux. Le tribunal a jugé que les travaux de transformation d'une maison en trois appartements constituaient des travaux de reconstruction ou d'agrandissement, exclus du champ des charges déductibles selon l'article 31 du code général des impôts. Le requérant n'a pas rapporté la preuve que ces dépenses étaient déductibles en tant que simples dépenses d'amélioration ou d'entretien.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411290
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de contribuables contestant des redressements fiscaux (IR et prélèvements sociaux) pour omissions de recettes dans leur société. Le tribunal a admis la substitution de base légale opérée par l'administration, retenant l'article 109-1° du CGI (revenus distribués non mis en réserve) plutôt que l'article 111-c (rémunérations occultes). Il a également écarté les moyens sur les vices de procédure dans le rejet de la réclamation préalable, jugés inopérants sur le bien-fondé de l'imposition.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502830
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette l'opposition formée par un particulier contre une contrainte émise par une caisse d'allocations familiales pour recouvrer un indu d'allocation de logement familial. Le tribunal estime que le requérant ne peut contester le bien-fondé de la dette car il n'a pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire prévu par l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. De plus, la caisse a produit des éléments établissant le versement litigieux, que le requérant n'a pas réussi à remettre en cause.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503140
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise de dette d'aide personnalisée au logement (APL) et l'octroi d'une remise totale. Le juge a estimé que le requérant, bien que de bonne foi, n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité le mettant dans l'incapacité de rembourser le solde de sa dette, qui s'élevait à 81,19 euros. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui régissent la récupération des indus d'APL et la possibilité de remise en cas de précarité.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504544
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à contester la décision de la CAF du Rhône de récupérer un indu d'allocation de logement sociale de 528 euros et de refuser une remise de dette. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'indu était légalement fondé, car il résultait d'une déclaration de ressources tardive du bénéficiaire pour l'année 2023, effectuée après la période de versement litigieuse. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 821-1, L. 823-1 et L. 851-1 du code de la construction et de l'habitation, qui régissent le calcul et le contrôle des aides personnelles au logement.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505077
La décision concerne une demande d'annulation d'une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement et une demande de remise totale de dette. Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, rejette la requête. Il juge que les arguments de la requérante, notamment son changement de situation financière, ne sont pas des moyens de droit recevables pour contester le bien-fondé de l'indu dans le cadre d'une opposition à contrainte, application étant faite des articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale ainsi que des articles L. 821-1 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505541
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise de dette de 418,50 euros pour un indu d'allocation de logement sociale. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a jugé que la situation financière du requérant, bien que modeste, ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise totale ou partielle au sens des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme donc la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509972
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la ville de Lyon et Eau du Grand Lyon – La Régie d'une demande d'expertise concernant des non-conformités (plomb et nickel) dans l'eau potable d'une crèche. Le juge des référés a ordonné une expertise technique pour déterminer les causes et l'origine de la contamination au sein des réseaux intérieurs de l'immeuble, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision rejette la demande de mise hors de cause du syndicat des copropriétaires et statue sur les interventions des différentes parties (entreprises, assureurs, ancien délégataire du service public).
Avocat : SELARL GOUMOT NEYMON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509973
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la ville de Lyon et Eau du Grand Lyon – La Régie pour ordonner une expertise concernant des non-conformités (plomb et nickel) dans l'eau potable d'une crèche. Sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge a estimé l'expertise utile pour déterminer les causes de la contamination et a donc fait droit à la demande principale. La mission de l'expert consistera à identifier l'origine des pollutions constatées dans les réseaux intérieurs de l'établissement.
Avocat : SELARL LEGA CITE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509975
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la ville de Lyon et Eau du Grand Lyon – La Régie d'une demande d'expertise concernant des non-conformités (plomb et nickel) dans l'eau potable d'un groupe scolaire provisoire. Le juge a ordonné la mesure d'expertise sollicitée, considérant son utilité pour éclairer un litige futur sur la détermination des responsabilités, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il a également admis l'intervention volontaire d'un assureur et rejeté la demande de mise hors de cause de l'ancien délégataire du service public de l'eau.
Avocat : C/M AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509976
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la ville de Lyon et Eau du Grand Lyon – La Régie d'une demande d'expertise concernant des non-conformités (plomb et nickel) dans les réseaux d'eau potable d'établissements scolaires. Le juge a ordonné une mesure d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant cette mesure utile pour éclairer les causes de la contamination en vue d'un futur litige. La demande de mise hors de cause de l'ancien délégataire du service public, Veolia Eau, a été rejetée, l'expertise devant porter sur l'ensemble des acteurs potentiellement impliqués.
Avocat : SCP DE ANGELIS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509977
La Ville de Lyon et l'établissement Eau du Grand Lyon – La Régie ont saisi le Tribunal administratif de Lyon d'une demande d'expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'identifier les causes de non-conformités (plomb et nickel) dans l'eau potable d'un groupe scolaire. Le juge des référés a ordonné cette mesure d'instruction, la jugeant utile pour éclairer le litige opposant les demandeurs aux différents intervenants du projet de construction (maîtres d'œuvre, entreprises de travaux, assureurs). La décision rejette les demandes de mise hors de cause présentées par certaines parties, estimant que l'expertise est nécessaire pour déterminer les responsabilités.
Avocat : SELARL TACOMA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509978
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé, a ordonné une expertise sur les causes de la contamination au plomb et au nickel dans les réseaux d'eau potable d'une école maternelle lyonnaise. La mesure, jugée utile pour éclairer un futur litige sur la responsabilité des différents intervenants (maître d'ouvrage, maîtres d'œuvre, entreprises et ancien délégataire du service public), a été prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a rejeté la demande de mise hors de cause de l'ancien délégataire, Veolia Eau, estimant que sa présence à l'expertise était nécessaire.
Avocat : SELARL ANTELIS COIC ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510139
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expertise, jugée utile, vise à éclairer les conditions de la prise en charge chirurgicale de la requérante à l'hôpital Lyon Sud et l'origine de son état de santé actuel. La demande de l'ONIAM visant à faire acte de ses réserves et à statuer sur les dépens a été rejetée.
Avocat : LANTERO & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510765
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge d'une patiente au CHU de Saint-Étienne, suite à une injection ayant entraîné une hépatite médicamenteuse. Le juge a estimé cette mesure utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour éclairer les conditions de soins. Il a en revanche rejeté comme prématurées les demandes indemnitaires d'une société et les conclusions de la CPAM, relevant que l'expertise est une simple mesure d'instruction ne préjugeant pas des responsabilités.
Avocat : REBAUD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510787
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur la prise en charge d'une patiente suite à une césarienne, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la mesure était utile pour éclaircir les circonstances de l'intervention et l'origine des séquelles alléguées. Par ailleurs, il a mis hors de cause l'ONIAM, considérant que les conditions pour engager la solidarité nationale n'étaient pas établies à ce stade.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512602
Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé une demande d'injonction à la préfète du Rhône d'attribuer un logement suite à une décision DALO. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le rejet du dossier par la commission d'attribution (CALEOL) pour incomplétude, due à l'absence de documents sur l'épouse résidant à l'étranger mais appelée à vivre dans le foyer, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et de l'arrêté du 22 décembre 2020 concernant les pièces justificatives pour une demande de logement social.
Avocat : SCP ROBIN VERNET