Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514665
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande d'expertise d'une aide-soignante concernant les conséquences d'un accident de service. Le juge estime que la mesure n'est pas utile, car la date de consolidation de l'état de santé (fixée au 30 septembre 2024) et les préjudices sont déjà suffisamment établis par les avis médicaux produits, notamment celui du médecin agréé. La décision est fondée sur les conditions d'application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui subordonne l'ordonnance d'une mesure d'instruction à son caractère utile.
Avocat : MESSAOUDI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600879
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Seine-Maritime visant à expulser immédiatement une famille d'un Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge estime que l'urgence et l'utilité de la mesure ne sont pas établies, notamment au regard des besoins d'accueil des demandeurs d'asile et des places disponibles. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405473
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours en plein contentieux concernant le refus de communication par la commune de Jouars-Pontchartrain de pages complètes d'un registre des mariages de 1937. Le tribunal a jugé la requête recevable, rejetant la fin de non-recevoir soulevée par la commune, et a annulé la décision implicite de refus. Il a enjoint à la commune de communiquer les documents demandés, en appliquant les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à l'accès aux documents administratifs.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523512
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Eiffage Génie Civil en ordonnant une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. L'objet est de constater l'état des immeubles avant des travaux de creusement de tunnel pour la ligne 15 du métro à Bobigny, et d'évaluer les dommages potentiels. L'expert désigné devra établir un constat préalable contradictoire et sa mission pourra se poursuivre pour rechercher les causes de tout dommage survenant pendant les travaux.
Avocat : CABINET MOLAS-RIQUELME ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603075
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de premier titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui sollicite un certificat de résidence en tant que père d'un enfant français, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en raison de la durée de son séjour irrégulier. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien de 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : RUDLOFF
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600896
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé à une étrangère dont la demande de titre de séjour complète était restée sans réponse. Le juge a estimé que l'absence de document provisoire exposait la requérante à un risque urgent de perte d'emploi, justifiant une injonction en vertu de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, qui consacrent le droit à un récépissé pour tout dossier complet.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600365
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande de référé-suspension et d'injonction par la société SAS Prestige Air, contestant la décision du CHU de Guyane de déclarer sans suite une consultation pour un marché public de transport aérien. La requérante invoquait notamment l'article R. 2144-7 du code de la commande publique, estimant qu'en cas de défaillance du candidat pressenti, elle devait être appelée à se voir attribuer le marché. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision du CHU n'était caractérisé.
Avocat : SELARL PAREYDT-GOHON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601209
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un requérant visant à enjoindre à la commune de faire respecter l'interdiction de circulation sur le Boulevard de la Gaye. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une situation d'urgence, condition essentielle pour obtenir une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. En l'absence d'urgence caractérisée, la requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601876
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande initiale portant sur l'obtention d'une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail. La requérante s'est ultérieurement désistée de ces conclusions principales. La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et a condamné l'État à verser à son avocat une somme de 1 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive à l'aide.
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602510
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant sénégalais visant à enjoindre au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur la demande initiale a fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle il ne peut faire obstacle en référé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602512
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : GHERIB
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602709
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre effectivement une carte de résident à une requérante. Le juge a estimé que le délai anormalement long entre la décision favorable et la remise matérielle du titre créait une situation d'urgence justifiant une injonction. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les articles R. 431-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600448
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un permis de construire et d'un permis modificatif délivrés à la commune de Vriange pour la construction d'une mairie. Le juge a estimé que les requérants, bien que justifiant de l'urgence au sens de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, n'avaient pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, notamment au regard des dispositions du plan local d'urbanisme. La demande a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306872
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SARL Société Nouvelle des Laboratoires E. V. Roig visant à annuler les rejets de sa demande de restitution du crédit d'impôt innovation (CII) pour les exercices 2021 et 2022. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions demandant l'annulation, considérant que la décision de rejet de remboursement est un acte non détachable de la procédure d'imposition. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du code de justice administrative.
Avocat : SCHMITT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307347
La décision concerne le rejet partiel d'une demande de remboursement complémentaire du Crédit Impôt Recherche (CIR) par la SAS Quantum Surgical pour l'exercice 2022. Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Le tribunal a considéré que l'entreprise n'apportait pas la preuve suffisante que les salariés concernés étaient bien affectés de manière directe et exclusive aux travaux de recherche éligibles, comme l'exigent les articles 244 quater B du Code général des impôts et 49 septies G de l'Annexe III.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400567
**Sujet principal** : La SARL Néo Corporation conteste devant le tribunal administratif des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA et retenues à la source) notifiés à l'issue d'une vérification de comptabilité. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'administration a suffisamment motivé ses décisions de redressement et que les arguments de la société (notamment concernant les ajustements de facturation inter-sociétés pendant la crise du Covid) ne sont pas de nature à remettre en cause la régularité des impositions contestées. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : MICHALLON
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401754
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 et 2018, ainsi que des pénalités associées. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée par l'administration le 9 juin 2021 était régulière et avait valablement interrompu la prescription, en application des articles L. 57, L. 169 et L. 189 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que l'administration avait établi le caractère délibéré des omissions, justifiant l'application de la majoration de 40% prévue à l'article L. 1729 du code général des impôts.
Avocat : SAID IBRAHIM - RENAUT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406445
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SARL Société Nouvelle des Laboratoires E. V. Roig visant à obtenir la restitution de crédits d'impôt innovation (CII) pour les exercices 2021 et 2022. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions demandant l'annulation des décisions de rejet de l'administration fiscale, considérant ces actes comme non détachables de la procédure d'imposition. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du code de justice administrative, notamment l'article R. 611-7 relatif aux moyens relevés d'office.
Avocat : SCHMITT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602599
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Sarthe visant à expulser une famille du logement d'accueil pour demandeurs d'asile qu'elle occupait. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, notamment au regard de la vulnérabilité de la famille et de l'intérêt supérieur des enfants mineurs. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CESSE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602605
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Sarthe visant à expulser M. A... d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité publique requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas caractérisées, malgré la fin du droit au séjour de l'intéressé. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : THULLIER