Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303799
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 17 avril 2023 par lequel la maire de Châteauneuf-du-Rhône a refusé un permis d'aménager. Le tribunal a jugé que le demandeur avait acquis un permis tacite, l'administration ayant notifié une demande de pièces complémentaires illégale qui n'interrompt pas le délai d'instruction. La solution s'appuie sur les articles L. 424-2 et R. 423-38 et suivants du code de l'urbanisme, qui régissent la naissance des permis tacites et les modalités de demande de pièces manquantes.
Avocat : SELARL RETEX AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405085
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Gières. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment concernant les vices de procédure, la méconnaissance des règles d'urbanisme et les troubles de voisinage, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408678
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... C..., un ressortissant brésilien, qui contestait le refus d'entrée sur le territoire français pris par le directeur de la police aux frontières de Modane le 28 mars 2023. La juridiction a estimé que le refus d'entrée, motivé par le dépassement de la durée de séjour autorisée dans l'espace Schengen, était légal et que les garanties procédurales, notamment celles prévues par le code frontières Schengen (règlement UE 2016/399) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers, avaient été respectées. Le tribunal a également jugé que les moyens soulevés, concernant l'incompétence, le défaut de motivation ou la violation de la liberté d'aller et venir, n'étaient pas fondés.
Avocat : VIGNERON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511595
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiée à un ressortissant tunisien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision explicite de refus et d'OQTF du 25 novembre 2025 se substituait à la décision implicite antérieure et que les moyens soulevés (défaut de motivation, erreur d'appréciation, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : GHELMA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512725
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral du 22 octobre 2025 était régulier, notamment car la procédure contradictoire avait été respectée lors de son audition par la police. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le principe général du droit de l'Union relatif au respect des droits de la défense.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512941
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête d'un ressortissant kosovar visant à annuler une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de destination. La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent par délégation, que le droit d'être entendu n'était pas méconnu dans ce cas de figure, et que le requérant n'apporte pas d'éléments prouvant un risque de traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL LFMA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512955
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcées par la préfète de la Haute-Savoie. La juridiction estime que la décision préfectorale n'est entachée ni d'une erreur manifeste d'appréciation, ni d'un défaut d'examen particulier, et qu'elle ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal fonde sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et rejette également la demande d'injonction de délivrer un titre de séjour ainsi que la demande de condamnation de l'État aux frais d'avocat.
Avocat : DANA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513004
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant l'annulation de l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la décision attaquée, fondée notamment sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la CEDH, est suffisamment motivée et ne révèle pas de défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Les autres moyens, y compris ceux relatifs au droit d'être entendu et à la circulaire Valls, sont également écartés.
Avocat : SONKO
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513037
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. D... et Mme D..., ressortissants algériens, visant l'annulation d'un arrêté préfectoral leur refusant un certificat de résidence et leur enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement apprécié l'absence de preuve d'une vie familiale effective en France et que les atteintes alléguées au droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'étaient pas caractérisées. Les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour, ainsi que le refus de délivrer un titre de séjour, ont donc été maintenus.
Avocat : CANS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600565
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur une demande d'injonction visant à étendre une décision de regroupement familial. Le juge a constaté que la préfète avait déjà accordé l'extension demandée au profit de l'enfant du requérant, ce qui rendait la requête sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602873
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée dans ce type de litige, n'était pas remplie en l'espèce, compte tenu de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction et de l'engagement de l'administration à statuer rapidement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : GHANASSIA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602875
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions, la préfète ayant délivré une carte de séjour permanent avant l'ordonnance. Toutefois, elle condamne l'État à verser 1 200 euros à l'intéressé au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que le recours a été nécessaire pour obtenir la décision.
Avocat : DIEYE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602906
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de délivrer un titre de séjour à un requérant. Suite au désistement du requérant, consécutif à l'obtention d'une carte de résident par la préfète, le juge a donné acte de ce désistement et a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a également condamné l'État à verser une somme au titre des frais de procès, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, considérant que la régularisation n'était intervenue qu'après l'introduction du recours.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602911
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une mise en demeure de démolir des constructions et d'une amende infligées par le maire de Pierrelatte. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision municipale. La demande a été examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PETIT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602925
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'une décision implicite de refus de titre de séjour pour une demandeuse. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment au regard de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la situation familiale de la requérante. Il a également ordonné à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire avec autorisation de travail dans des délais contraints.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602980
Sujet principal : Demande de liquidation d'une astreinte et de condamnation aux dépens suite à l'inexécution d'une injonction préalable du juge des référés concernant la délivrance d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). Solution retenue : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la liquidation de l'astreinte, la préfète ayant finalement délivré la carte de résident. Il condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais exposés pour la procédure. Textes appliqués : Articles L. 911-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL JBV AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2008309
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant la réduction d'une prime Covid-19 versée à un agent hospitalier en détachement syndical. Le tribunal a annulé la décision du centre hospitalier universitaire de Nantes du 30 juin 2020, qui réduisait la prime de 1 500 à 500 euros, au motif que le décret du 14 mai 2020 ne permettait pas une telle distinction. La juridiction a appliqué le décret n° 2020-568 du 14 mai 2020 relatif au versement d'une prime exceptionnelle dans le cadre de l'épidémie de Covid-19.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2009764
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un agent hospitalier en décharge syndicale qui contestait la réduction de sa prime Covid exceptionnelle de 1500€ à 500€. La juridiction a jugé que l'agent, étant en décharge totale d'activité syndicale, n'était pas en position d'activité avec service effectif dans son service de brancardage et n'avait donc pas droit à la majoration de prime. La décision s'appuie sur le décret n° 2020-568 du 14 mai 2020 et les principes régissant l'activité syndicale des agents publics.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2102127
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une agente hospitalière demandant l'annulation du refus du CHU de Nantes de lui verser un complément de 1 000 € au titre de la prime exceptionnelle Covid-19. Le tribunal a jugé que la décision du CHU, qui avait versé la majoration uniquement aux agents des services particulièrement mobilisés, ne méconnaissait pas le principe d'égalité de traitement. La solution s'appuie sur le décret du 14 mai 2020 qui conditionne le bénéfice de la prime majorée à une participation effective à la gestion de la crise sanitaire.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2105402
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un agent hospitalier demandant l'annulation du refus de lui verser un complément de 1 000 euros à la prime exceptionnelle Covid-19. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes n'avait pas méconnu le principe d'égalité, car la majoration de la prime était réservée aux agents ayant été particulièrement mobilisés pendant la crise sanitaire, ce qui n'était pas le cas du requérant en décharge syndicale totale. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-568 du 14 mai 2020 relatif au versement de cette prime.