Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602607

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Loire-Atlantique visant à modifier une précédente ordonnance pour ordonner l'expulsion d'un débouté du droit d'asile d'un centre d'accueil (CADA). Le juge estime que le préfet n'apporte pas la preuve d'un élément nouveau, tel que requis par l'article L. 521-4 du code de justice administrative, justifiant une modification de la décision antérieure. La requête est donc jugée irrecevable.

Avocat : RENAUD

9 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602635

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Vendée d'expulser une famille du centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, compte tenu de la présence d'enfants mineurs scolarisés et de la vulnérabilité de la famille. La décision s'appuie également sur les articles L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BEARNAIS

9 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602855

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un couple de demandeurs d'asile d'un logement dédié à l'hébergement. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse étaient remplies, compte tenu du rejet définitif de leur demande d'asile et de la saturation du dispositif d'accueil. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

9 mars 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600031

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a été saisi par un prestataire demandant le paiement d'une facture et d'intérêts moratoires par la commune de Papeete. Le juge a constaté qu'un mandat de paiement avait déjà été émis et exécuté avant l'ordonnance, rendant la demande de provision sans objet. Il a également rejeté la demande d'intérêts moratoires, au motif que l'article LP 411-23 du code polynésien des marchés publics les exclut pour les communes de Polynésie française.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

9 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602132

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en référé d'une étudiante tunisienne demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande d'autorisation provisoire de séjour pour recherche d'emploi. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le délai de quatre-vingt-dix jours pour une décision implicite de rejet, prévu par l'article R. 422-12 du CESEDA, n'était pas encore expiré au moment de la requête. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux délais de décision.

9 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600643

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... C... visant à enjoindre l'AP-HM de débloquer ses accès à une plateforme de candidature. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas établi le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prononcer une mesure utile. La demande a donc été jugée irrecevable sur ce point sans examen du bien-fondé de la situation au principal.

Avocat : NOÛS AVOCATS

9 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602597

Le Tribunal Administratif de Marseille donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. C..., qui retirait sa demande d'injonction contre le préfet des Bouches-du-Rhône visant à obtenir un document provisoire de séjour autorisant le travail. La procédure de référé-liberté engagée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative est ainsi close. L'ordonnance met fin à l'instance sans examen du fond.

9 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602695

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé à une ressortissante sénégalaise ayant sollicité une carte de séjour temporaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante ayant déposé un dossier complet et son précédent titre étant expiré, et que la mesure était utile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : VINCENSINI

9 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602715

**Sujet principal** : Demande d'injonction pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction suite à une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la requête. Il enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de mettre à disposition de la requérante une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de dix jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard en cas d'inexécution, et condamne l'État à payer 1 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et les articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (procédure de demande dématérialisée et obligation de délivrer une attestation de prolongation).

Avocat : ABDOULAYE YOUNSA

9 mars 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400875

Sujet principal : Demande de remboursement d'un crédit d'impôt pour investissement en Corse (article 244 quater E du CGI) au titre d'un appartement acquis pour une activité de para-hôtellerie. Juridiction : Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la demande de remboursement. Il considère que l'investissement, situé dans une résidence de vacances proposant des logements meublés en location saisonnière avec services, relève de l'activité de "gestion et location de meublés de tourisme" expressément exclue du bénéfice du crédit d'impôt par l'article 244 quater E du code général des impôts. Textes appliqués : Article 244 quater E du code général des impôts et article L. 324-1-1 du code du tourisme pour la qualification de meublé de tourisme.

Avocat : LEBLIC MAXIMILIEN

9 mars 2026• 2ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303658

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société GA 21, qui contestait des rappels de TVA et des pénalités pour avoir appliqué le régime de la marge bénéficiaire à des achats de véhicules d'occasion. La juridiction a estimé que la société ne pouvait ignorer les irrégularités de ses fournisseurs, notamment l'existence d'un système de double facturation, ce qui l'empêchait de bénéficier de ce régime fiscal. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et de la directive 2006/112/CE relative au système commun de TVA.

Avocat : LAHORGUE JEAN-PHILIPPE

9 mars 2026• 2ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506537

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour déterminer la date de consolidation et évaluer les préjudices de Mme B..., victime d'un accident de service. Cette mesure, sollicitée en vue d'une action indemnitaire contre son employeur, a été jugée utile par le juge sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision précise que l'expertise ne préjuge pas de la responsabilité de l'administration.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

9 mars 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600811

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de M. A... visant à obtenir un appartement social autonome. Le juge rappelle que sa compétence, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, se limite à ordonner l'exécution de la décision de la commission de médiation, qui avait reconnu le requérant prioritaire pour un accueil en structure d'hébergement et non pour un logement social. La contestation de cette décision de la commission est jugée tardive, et le requérant est invité à présenter une nouvelle demande à cette instance s'il estime que sa situation justifie désormais une priorité pour un logement.

9 mars 2026• Juge social
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302387

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 2,5 millions d'euros pour un prétendu manquement dans l'organisation du service public de la santé, lié à un retard de diagnostic de son autisme et à des effets secondaires médicamenteux. La juridiction a d'abord mis hors de cause l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), estimant que le préjudice invoqué ne relevait pas d'un accident médical, d'une affection iatrogène ou d'une infection nosocomiale au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Concernant la responsabilité de l'État, le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une carence caractérisée dans l'organisation du service public de la santé qui serait à l'origine directe de son préjudice.

Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

9 mars 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306875

La SARL G.E.A.S. contestait devant le Tribunal Administratif de Montpellier des rehaussements d'impôt sur les sociétés et de taxe sur les véhicules pour les années 2019 à 2021. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que la société n'avait pas apporté la preuve que les charges litigieuses (paiements pour le compte d'une filiale, indemnités kilométriques et factures d'une société liée) étaient déductibles de son résultat imposable. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 39, qui régissent la déductibilité des charges.

Avocat : VACQUIE

9 mars 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306932

**Sujet principal** : La SARL Néo Corporation conteste devant le Tribunal Administratif de Montpellier des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA et retenues à la source) notifiés à l'issue d'une vérification de comptabilité. **Juridiction et solution** : Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la société. Il estime que les arguments de la société (notamment sur l'insuffisance de motivation des redressements, la justification des facturations inter-sociétés et des abandons de créance pendant la crise Covid) ne sont pas fondés pour remettre en cause les rectifications opérées par l'administration. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, ainsi que sur le code de justice administrative.

Avocat : MICHALLON

9 mars 2026• 2ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602222

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de voyage d'un réfugié. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'empêchement d'un voyage familial imminent et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard du défaut de motivation et de l'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 561-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FOURDAN

9 mars 2026
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600822

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a été saisi par le maire de Gan pour désigner un expert en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a accédé à la demande, considérant que l'immeuble litigieux présentait, sur la base d'un rapport administratif, des désordres structurels constituant un danger pour la sécurité publique. Il a en conséquence ordonné une expertise urgente pour constater l'état des lieux et proposer des mesures provisoires.

9 mars 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600802

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de M. B... A... d'un centre provisoire d'hébergement (CPH) au Havre. Le juge a estimé que le maintien de l'intéressé, après le refus de prolongation de son hébergement par l'OFII, faisait obstacle à l'accueil d'autres bénéficiaires de protection internationale dans un contexte de tension élevée sur les capacités d'hébergement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative (mesure d'urgence) et L. 349-1 du code de l'action sociale et des familles (régime des CPH), considérant que la mesure était utile, urgente et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse.

9 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603048

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de la société DME Construction visant à faire désigner un expert pour mesurer la surface de travaux réalisés dans le cadre d'un marché public. Le juge a estimé que la simple constatation d'une surface, évaluée par la requérante elle-même, ne nécessitait pas une expertise au sens de l'article R. 531-1 du code de justice administratif, mais pouvait relever d'un commissaire de justice. La demande a donc été jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure de référé.

Avocat : HOFFMANN

8 mars 2026