Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403728
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par un établissement de santé contestant le montant de sa dotation relative à la file active (DFA) pour 2023, fixé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est. La juridiction a rejeté la requête, considérant que le calcul de la dotation par l'ARS respectait le cadre légal, notamment les dispositions de l'article L. 162-22-18 du code de la sécurité sociale relatives à l'objectif national de dépenses. Le tribunal a estimé que la méthode de répartition, fondée sur une enveloppe régionale et les pondérations d'activité des établissements, était légale et que le principe de sécurisation des ressources avait été respecté.
Avocat : SCP MUSSET ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403729
**Sujet principal** : Recours d'un établissement de santé contre la fixation par l'ARS Grand Est de sa dotation relative à la file active (DFA) pour 2023, qu'il estime insuffisante. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (saisi par transfert de compétence du tribunal de la tarification sanitaire et sociale). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de l'établissement. Il a jugé que la méthode de calcul de la DFA par l'ARS, s'inscrivant dans le cadre d'une enveloppe financière nationale fermée et utilisant une grille de pondération réglementaire, était légale. **Textes appliqués** : Le cadre légal est principalement défini par les articles L. 162-22-18 et L. 162-22-19 du code de la sécurité sociale, ainsi que par les arrêtés d'application du 31 décembre 2022 et du 30 mars 2023 fixant les modalités de calcul et de répartition.
Avocat : SCP MUSSET ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403734
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SAS Clinéa d'un recours en plein contentieux visant à réformer des arrêtés de l'ARS Grand Est fixant les dotations de financement pour 2023 et 2024 de sa clinique. La requérante soutenait que les montants alloués, notamment la dotation à la file active (DFA), étaient insuffisants pour couvrir ses charges, constituant une erreur manifeste d'appréciation. L'ARS défendait la régularité de son calcul, fondé sur les dispositions du décret du 29 septembre 2021.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER-BADIN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602376
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant et ordonnant l'éloignement. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence caractérisée, malgré l'allégation de précarité, et que les moyens soulevés contre la légalité de la décision ne créaient pas un doute sérieux. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602625
**Sujet principal** : Demande d'expulsion d'une occupante sans droit ni titre d'un logement de fonction appartenant au domaine public, formée par le CROUS de Lille. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge ordonne l'expulsion de l'occupante et la remise des clés, estimant que son maintien fait obstacle au bon fonctionnement du service public (gardiennage d'une résidence universitaire). La demande présente un caractère d'urgence et ne se heurte à aucune contestation sérieuse, l'occupante n'ayant plus aucun titre depuis la fin de sa concession et son licenciement. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et l'article R. 216-18 du code de l'éducation (conditions de fin de concession d'un logement de fonction).
Avocat : DEREGNAUCOURT
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600637
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé une décision d'assignation à résidence prise par la préfète du Puy-de-Dôme à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le tribunal a jugé que l'assignation était illégale car l'intéressé avait déjà exécuté l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) antérieure qui en constituait le fondement légal. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administratif, ce dernier justifiant l'allocation de 800 euros à la charge de l'État pour frais de procédure.
Avocat : ANDUJAR CAMACHO
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600840
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et prononçant son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet de l'Allier n'avait pas commis d'erreur de droit en prenant sa décision, notamment en tenant compte d'une précédente mesure d'éloignement. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 423-7, et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Avocat : SALAS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600990
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en référé-suspension de Mme C... visant la décision ministérielle autorisant son licenciement pour inaptitude médicale. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, considérant que la décision attaquée avait été entièrement exécutée par la notification du licenciement, ce qui la privait d'objet. La juridiction a ainsi appliqué les principes du référé-suspension prévus à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BARGOIN CHLOÉ
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601077
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car le mémoire complémentaire exposant les moyens a été déposé après l'expiration du délai de recours, en méconnaissance des articles R. 411-1 du code de justice administrative et L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Seule la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600809
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête d'un demandeur d'asile visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'OFII avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en examinant la situation et la vulnérabilité du requérant avant de prendre sa décision, fondée sur le fait qu'il présentait une demande de réexamen. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GRÜN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601922
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment quant à l'examen de la situation personnelle de l'intéressé et à l'appréciation de l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SULTAN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602192
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant un titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était soulevé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : L'ILL LEGAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602757
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les demandes de suspension en référé de l'arrêté préfectoral autorisant l'ouverture des commerces le Vendredi Saint en Moselle. Le juge a estimé que les syndicats et la requérante individuelle n'avaient pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard des dispositions du code du travail relatives aux dérogations pour ce jour férié local. La condition d'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était donc pas remplie pour justifier la suspension.
Avocat : SELARL HAYA AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408776
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... qui contestait le calcul de son aide personnalisée au logement (APL) pour la période juillet-septembre 2023. La juridiction a estimé que le calcul, effectué par la caisse d'allocations familiales du Rhône, était conforme aux règles légales, notamment l'article R. 822-17 du code de la construction et de l'habitation concernant la neutralisation des ressources et l'article R. 823-6 relatif à la base de calcul du loyer. Elle a ainsi écarté les griefs du requérant portant sur la prise en compte des ressources de son épouse et le refus d'intégrer une augmentation de loyer intervenant en cours d'année.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408979
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA et la remise totale de cette dette. Le juge a estimé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que l'allocataire, dont l'indu provenait d'absences prolongées à l'étranger non déclarées, ne pouvait être regardé comme étant de bonne foi. La situation de précarité invoquée n'a pas été jugée suffisante pour justifier la remise de la créance.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409615
**Sujet principal** : Annulation d'un refus préfectoral de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de refus, considérant que l'administration ne pouvait légalement refuser un rendez-vous sans caractériser un caractère abusif de la demande. Il enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours. **Textes appliqués** : Articles L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410784
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus opposée à la demande de carte de résident d'une ressortissante marocaine, ascendant à charge d'un Français. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision en raison de l'absence de communication des motifs de rejet par la préfecture, malgré une demande régulière de l'intéressée, méconnaissant ainsi l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande et de statuer dans un délai de deux mois, tout en rejetant la demande d'astreinte et la prise en charge des frais d'instance.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410892
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler sa radiation d'un mois de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de ses allocations par France Travail. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en constatant l'absence d'actes positifs et répétés de recherche d'emploi, malgré le projet de création d'entreprise du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 5412-1, L. 5421-3 et R. 5426-3 du code du travail, qui conditionnent le maintien des allocations à une recherche active d'emploi.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411700
**Sujet principal** : Recours contre une décision de suspension du versement du Revenu de Solidarité Active (RSA) pour défaut de participation à l'élaboration du contrat d'engagement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation sociale). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'allocataire. Il estime que la métropole de Lyon était fondée à procéder à la suspension, l'allocataire n'ayant pas répondu aux convocations malgré leur bonne réception, et ses difficultés personnelles (handicap, maîtrise limitée du français) ne constituant pas un motif légitime au regard des circonstances. **Textes appliqués** : L'article L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui encadre la suspension du RSA pour défaut d'établissement du contrat d'engagement, et les dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412243
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler la notification d'indus et les rejets de ses demandes de remise gracieuse. Le tribunal a jugé irrecevable le recours concernant les indus de Revenu de Solidarité Active (RSA) et d'Aide Personnalisée au Logement (APL) en raison de l'absence du recours administratif préalable obligatoire, exigé par les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, le juge n'a pas examiné le fond de l'affaire, à savoir la situation de précarité et la bonne foi invoquées par le requérant.
Avocat : SCP CARNOT AVOCATS