Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600899
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le défaut d'interprète lors de la notification, invoqué au titre de l'article L. 141-3 du CESEDA, était inopérant car il n'affecte pas la légalité de la décision. Il a également estimé que la condition de perspectives raisonnables d'éloignement, prévue à l'article L. 731-1 du CESEDA, était satisfaite au vu des démarches engagées par l'administration.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600904
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une sanction disciplinaire universitaire (exclusion d'un an avec sursis partiel) pour usage de faux certificats médicaux. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, notamment car l'étudiante a pu se présenter à une partie de ses examens et que la sanction, bien que retardant ses études, ne l'empêche pas définitivement de les poursuivre. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article R. 811-40 du code de l'éducation (procédure disciplinaire).
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600920
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande d'un agent hospitalier visant à suspendre sa sanction disciplinaire de deux ans d'exclusion. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de consultation de la commission administrative paritaire, absence de motivation de l'avis disciplinaire, etc.) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP AUBERSON DESINGLY
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600637
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé une décision d'assignation à résidence prise par la préfète du Puy-de-Dôme à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le tribunal a jugé que l'assignation était illégale car l'intéressé avait déjà exécuté l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) antérieure qui en constituait le fondement légal. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administratif, ce dernier justifiant l'allocation de 800 euros à la charge de l'État pour frais de procédure.
Avocat : ANDUJAR CAMACHO
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600840
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et prononçant son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet de l'Allier n'avait pas commis d'erreur de droit en prenant sa décision, notamment en tenant compte d'une précédente mesure d'éloignement. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 423-7, et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Avocat : SALAS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600990
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en référé-suspension de Mme C... visant la décision ministérielle autorisant son licenciement pour inaptitude médicale. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, considérant que la décision attaquée avait été entièrement exécutée par la notification du licenciement, ce qui la privait d'objet. La juridiction a ainsi appliqué les principes du référé-suspension prévus à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BARGOIN CHLOÉ
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601077
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car le mémoire complémentaire exposant les moyens a été déposé après l'expiration du délai de recours, en méconnaissance des articles R. 411-1 du code de justice administrative et L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Seule la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600809
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête d'un demandeur d'asile visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'OFII avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en examinant la situation et la vulnérabilité du requérant avant de prendre sa décision, fondée sur le fait qu'il présentait une demande de réexamen. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GRÜN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602192
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant un titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était soulevé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : L'ILL LEGAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602757
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les demandes de suspension en référé de l'arrêté préfectoral autorisant l'ouverture des commerces le Vendredi Saint en Moselle. Le juge a estimé que les syndicats et la requérante individuelle n'avaient pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard des dispositions du code du travail relatives aux dérogations pour ce jour férié local. La condition d'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était donc pas remplie pour justifier la suspension.
Avocat : SELARL HAYA AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408776
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... qui contestait le calcul de son aide personnalisée au logement (APL) pour la période juillet-septembre 2023. La juridiction a estimé que le calcul, effectué par la caisse d'allocations familiales du Rhône, était conforme aux règles légales, notamment l'article R. 822-17 du code de la construction et de l'habitation concernant la neutralisation des ressources et l'article R. 823-6 relatif à la base de calcul du loyer. Elle a ainsi écarté les griefs du requérant portant sur la prise en compte des ressources de son épouse et le refus d'intégrer une augmentation de loyer intervenant en cours d'année.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409615
**Sujet principal** : Annulation d'un refus préfectoral de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de refus, considérant que l'administration ne pouvait légalement refuser un rendez-vous sans caractériser un caractère abusif de la demande. Il enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours. **Textes appliqués** : Articles L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410784
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus opposée à la demande de carte de résident d'une ressortissante marocaine, ascendant à charge d'un Français. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision en raison de l'absence de communication des motifs de rejet par la préfecture, malgré une demande régulière de l'intéressée, méconnaissant ainsi l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande et de statuer dans un délai de deux mois, tout en rejetant la demande d'astreinte et la prise en charge des frais d'instance.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410892
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler sa radiation d'un mois de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de ses allocations par France Travail. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en constatant l'absence d'actes positifs et répétés de recherche d'emploi, malgré le projet de création d'entreprise du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 5412-1, L. 5421-3 et R. 5426-3 du code du travail, qui conditionnent le maintien des allocations à une recherche active d'emploi.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509055
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté d'éloignement et d'interdiction de circulation pris à l'encontre d'un ressortissant roumain. La juridiction a jugé que les faits de violence domestique invoqués par la préfète du Rhône ne caractérisaient pas, à eux seuls, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'administration n'ayant pas procédé à l'examen individuel de la situation de l'intéressé, notamment au regard de sa situation familiale, la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : SENE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509700
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 est suffisamment motivé et que la mesure d'éloignement, prise après le rejet définitif de sa demande d'asile, ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602418
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant l'accès aux conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que le requérant, entré régulièrement en France avec un visa étudiant et ayant entamé un parcours de transition de genre, justifiait d'un motif légitime pour avoir déposé sa demande d'asile en dehors du délai de 90 jours prévu par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le refus de l'OFII était entaché d'une erreur de droit.
Avocat : STADLER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603303
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous aux requérants pour le dépôt de leur demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée compte tenu du délai anormalement long (près de deux ans) écoulé depuis leur première demande de rendez-vous et des conséquences de cette situation sur leur droit au séjour. La juridiction a appliqué la jurisprudence selon laquelle l'administration doit permettre l'enregistrement d'une demande dans un délai raisonnable.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603409
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous à un couple de ressortissants algériens pour le dépôt de leur demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous depuis plus de deux ans malgré leurs démarches et de leurs attaches familiales en France. L'État a également été condamné à verser 500 euros au couple au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : LANTHEAUME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603538
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant arménien contre son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris par un sous-préfet agissant en vertu d'une délégation de signature régulière, était légal et suffisamment motivé. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent cette mesure d'éloignement.
Avocat : SELARL AD JUSTITIAM